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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 10:12

Valentin était évêque de Terni, dans les monts Sabin (Italie) au IIIe siècle.


Décapité le 14 février 268  en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, saint Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. D’abord il lui dit, d’un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu’il n’y a qu’un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».

Saint Valentin
Saint Valentin
Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu’ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu’ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l’avait interrogé s’écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l’empereur, qui l’écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l’exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu’il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d’accroître son empire et d’obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.

L’empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l’entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s’écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »

Claude, craignant que ces paroles n’excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l’heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d’abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu’il lui plût d’éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.

Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin :
« — J’admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
« — Il n’est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
« — Si cela est ainsi, dit Astérius, j’en ferai bientôt l’épreuve : j’ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu’il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».

A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu’ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu’ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu’ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu’il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.

L’empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d’Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l’an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole (VIe siècle).

Saint Valentin
Saint Valentin

Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l’église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l’église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s’y trouvent plus aujourd’hui.

Saint Valentin est nommé, avec la qualité d’illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l’ont conservé dans le leur.

Saint Valentin a été représenté :

1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ;

2° guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d’une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

 

Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s’appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu’en d’autres pays plus froids ils s’apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés.

C’est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu’il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l’Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.(1)

 

 

Saint Valentin est devenu le patron des amoureux à partir d'un proverbe du Moyen-Age : "A la saint Valentin, les oiseaux commencent à roucouler".(2)

 

Toute la famille de Julia se convertit au christianisme pour honorer la mémoire de Valentin. Il est dit que Julia planta près de la tombe de Valentin un amandier. L'arbre est depuis ce jour, un symbole de l'amour. Des reliques de Saint Valentin sont transférées en 1868 dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Roquemaure.(3)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d6/St-Valentine-Kneeling-In-Supplication.jpgSaint Valentin s'agenouillant en supplication, par David Teniers III (1638-1685)

 

Sources:

 

(1) http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1016

(2) http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=allsaints&type=s&localmonth=02&localday=13&localyear=2011

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Valentin_de_Terni

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:58
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 09:21

Abbé François-Marie Chautard

 

 

Des compromis doctrinaux

20 ans après, le constat est accablant. Comme le notait M. l'abbé de Cacqueray le 22 avril 2007,

« au fur et à mesure que se sont ralliés à la Rome conciliaire différents monastères, instituts ou prêtres isolés, il s'est toujours produit un affadissement, un gauchissement des idées qui s'est d'abord opéré par le remplacement ou le détournement de sens d'un mot puis de quelques-uns. Il suffit d'avoir consenti à l'un d'entre eux - car il existe normalement une cohérence dans une pensée - pour qu'il en amène d'autres à germer, qui vont lui imposer peu à peu une tout autre orientation. Quelques années après, l'on se frotte les yeux en se demandant comment il est possible qu'un tel fossé ait pu se creuser »(1) .

Ouvrons justement les yeux, car doctrinalement, ces instituts ont cédé sur :

1. La messe. Curieusement, ces instituts qui passent pour être les champions de la liturgie ont tous lâché sur ce point en reconnaissant la légitimité de la nouvelle messe et en se taisant logiquement sur la nocivité de celle-ci(2) . Mentionnons Dom Gérard, abbé du Barroux (le 27 avril 1995), Mgr Wach, supérieur du Christ-Roi (le 21 décembre 1991), Mgr Rifan, supérieur de l'Institut saint Jean-Marie Vianney de Campos (le 8 décembre 2004) qui ont tous concélébré dans le nouveau rite(3) . Nous pourrions citer également et abondamment la revue Sedes Sapientiæ qui défendait la parfaite orthodoxie de la nouvelle liturgie(4) ou M. l'abbé Ribeton, supérieur actuel du district de France de la FSSP(5) ou encore messieurs les abbés de Tanouärn et C. Héry (de l'IBP) défendant l'un la légitimité(6) , l'autre la valeur(7) du nouveau rite.

2. La liberté religieuse : c'est le cas du Barroux avec la justification de la liberté religieuse par le père Basile dans sa très longue thèse ; c'est le cas de l'IBP, avec un article de l'abbé C. Héry qui encense le passage du Discours de Benoît XVI de décembre 2005 où il est question de la liberté religieuse(8) ;

3. L'ecclésiologie du subsistit in avec le ralliement enthousiaste de M. l'abbé Ph. Laguérie à l'interprétation désormais classique de Rome(9) ;

4. L'oecuménisme. Voici ce qu'osait déclarer il y a quelques années, l'ancien supérieur et cofondateur de la Fraternité Saint-Pierre, M. l'abbé Bisig :

« Je ne vois rien de mauvais dans le fait que des catholiques se donnent un rendez-vous avec des non-catholiques, qu'ils s'entretiennent avec eux, etc. Assise avait en un certain sens, une grande importance, dans la mesure où, dans le cadre de la prière pour la paix, se rencontraient les fidèles des différentes religions »(10) .

5. Du nouveau code de droit canonique que tous ces instituts ont adopté sans sourciller.

Et la liste pourrait se rallonger encore. Un dernier point à ce sujet. Pas un mot, pas l'ombre d'une critique à l'égard des scandales doctrinaux de Rome. Il n'y aurait que ce silence à mettre à la charge de ces instituts ainsi muselés, cela serait une preuve suffisante que cette attitude de soumission à la Rome moderniste reste vouée à l'échec.

 

A la merci de Rome et des évêques.

Les (relativement) récents déboires de la Fraternité Saint-Pierre en France en 2006 : récupération par les diocèses des centres paroissiaux de Versailles, Lyon et Orléans, manifestent que la soumission aux évêques s'accompagne d'un frein non négligeable à l'apostolat. A ce titre, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X manifeste par les coudées franches dont elle dispose qu'il est bien plus facile d'ouvrer pour la tradition à l'extérieur des structures ordinaires. Combien de refus ne faut-il pas essuyer, combien de démarches ne faut-il pas entreprendre avant d'obtenir quelques bienfaits des évêques(11) .

Du reste, ces difficultés avec les autorités locales ne sont que l'écho des pressions romaines. Rappelons-nous qu'en 1999, lorsque le supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, M. l'abbé Bisig, voulut s'opposer à la frange gauche de sa société, Rome donna raison à celle-ci, attribua à tout prêtre de la FSSP le droit de célébrer selon le nouveau rite(12) et imposa un nouveau supérieur bi-ritualiste en 2000.

 

L'abandon de poste

A la lumière, d'une part, de cette soumission imprudente à des structures ecclésiastiques aux mains de modernistes, et, d'autre part, de tous ces gauchissements, déviances et renoncements sur des questions liées intimement à la foi, on a l'impression de se trouver face à un abandon de poste, une diminution de l'esprit de combat. Comme le disait d'ailleurs E. Hello dans L'Homme :

« quand un homme qui aimait la vérité cesse de l'aimer, il ne commence pas par déclarer sa défection ; il commence par moins détester l'erreur ».

 

Une division profonde et durable

Cette reddition pratique et doctrinale d'une partie du bloc jusqu'alors homogène de la Tradition a inévitablement conduit à une division profonde et durable. On peut en effet remarquer que, dans la quasi-totalité des cas, Rome n'a accordé certaines libertés traditionnelles qu'à des anciens de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

A chaque fois qu'une prétendue ouverture de Rome s'est faite en faveur de la Tradition, elle s'est accompagnée de divisions au sein de la Fraternité Saint-Pie X. Ce fut le cas lors de la fondation de la Fraternité Saint-Pierre, l'Institut saint Philippe Néri, la Fraternité Saint-Jean, le séminaire Mater Ecclesiae et dernièrement l'Institut du Bon Pasteur qui ont tous été fondés par des anciens de la Fraternité Saint-Pie X entraînant des divisions en elle ; de même le Barroux, Chéméré, Campos sont des fondations d'anciens alliés dont les ralliements se sont accompagnés de nouvelles divisions dans le front autrefois uni de la Tradition.

 

Ce n'est donc pas une multiplication par addition mais par division.

Et comme nous venons de le montrer - preuves à l'appui - cet abandon de la Fraternité Saint-Pie X suppose chez ceux qui la quittent l'acceptation progressive et manifeste des erreurs conciliaires et liturgiques. Cette volonté de division était déjà d'ailleurs clairement exprimée par feu Mgr Decourtray le 4 décembre 1988 :

« Si Mgr Lefebvre avait confirmé la signature donnée le 5 mai au protocole d'accord, il aurait fait la preuve qu'il était disposé à accueillir tout le concile Vatican II en même temps que l'autorité du pape actuel et des évêques locaux qui lui sont unis. En réalité, si Mgr Lefebvre n'a pas accepté le protocole qui lui était proposé, c'est précisément qu'il a compris soudain sa signification réelle. « Ils voulaient nous tromper », a-t-il dit équivalemment. Cela signifiait : « Ils voulaient nous faire accepter le concile »(13) .

De même, « Au lendemain de l'accord des prêtres de Campos a paru un entretien (Radio-Vatican) avec le théologien de la maison pontificale, le Père Georges Cottier, O.P., dans lequel celui-ci exprimait qu'il était insuffisant que les prêtres de Campos reconnaissent la validité de la nouvelle messe, mais que l'on devait les amener à la célébrer :

"Nous devons nous attendre peu à peu à d'autres actes de rapprochement : par exemple, la participation à des concélébrations dans le rite réformé. Mais il faut encore faire preuve de patience. Il est essentiel que leurs cours ne s'y refusent pas plus longtemps. L'unité retrouvée au sein de l'Eglise renferme en elle-même une dynamique interne qui portera ses fruits" »(14) .

On pourrait citer encore l'avis autorisé de la revue de La Documentation catholique dans sa traduction française présentant le document de fondation de l'Institut du Bon Pasteur :

« l'Institut du Bon Pasteur qui a pour vocation d'accueillir dans l'Eglise catholique des prêtres issus de la fraternité Saint-Pie X, schismatique. »(15).

.Enfin, il est à noter que pour ces instituts qui se séparent du vaisseau amiral, cela s'accompagne d'un éloignement de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X(16) voire d'une condamnation de celle-ci(17) .

 

D'un glissement doctrinal à la confusion dans les esprits

Cédant sur la doctrine, les instituts Ecclesia Dei se sont cramponnés sur la question liturgique en la vidant de son aspect profondément doctrinal. En avalisant la valeur et la légitimité de la nouvelle messe, en occultant les erreurs du magistère actuel, ces instituts ont changé la perspective du combat de la Tradition. Il ne s'agit plus pour ces derniers ni de soutenir la messe de saint Pie V en condamnant la nouvelle messe, ni de combattre les erreurs modernes prêchées par la Rome actuelle pour prêcher la foi de toujours. Il s'agit uniquement de manifester la plus grande richesse doctrinale et liturgique de la messe tridentine.

Le déplacement d'accent n'est pas petit. Et cela explique sans doute une confusion si présente aujourd'hui dans nos milieux, celle de limiter le combat de la Tradition à celui de la messe comme si l'on devait s'en satisfaire et ne pas exiger la foi de toujours avec la messe de toujours(18) . C'est pourquoi nous pensons que c'est aujourd'hui, peut-être plus qu'avant, que nous payons les fruits amers de cette division de 1988.

« Dès lors qu'ils admettent la fausse liberté religieuse, conclut Mgr Lefebvre, (.) le faux ocuménisme (.) la réforme liturgique (.) ils contribuent officiellement à la révolution dans l'Eglise, et à sa destruction »(19) .

 

La porte ouverte à la mondanité

Parmi ces fruits qu'on est en droit d'attendre, la mondanité ne nous semble pas exempte. Psychologiquement, l'habitude du compromis intellectuel mène naturellement au compromis moral. A force de céder sur des points de doctrine jugés secondaires, l'âme prend l'habitude de céder sur des points de morale jugés secondaires.

 

Des sacrements douteux ?

Curieusement, la validité de certains sacrements donnés par les prêtres desdits instituts est rarement remise en cause. Pourtant, si l'on tient compte que :

1) les sacrements d'extrême-onction et de confirmation sont douteusement valides si l'huile utilisée n'est pas de l'huile d'olive, 
2) cette huile est consacrée par l'évêque, 
3) ces instituts n'ont pas d'évêque(20) traditionnel et qu'ils sont à la merci d'évêques pouvant utiliser de l'huile autre que l'huile d'olive ;

« Qu'en est-il alors de l'extrême-onction qu'ils confèrent avec ces huiles ? » demande l'abbé Célier(21) .

Ces instituts usent-ils avec certitude d'une véritable huile d'olive ? De la réponse à cette question dépend la certitude de la validité de leurs sacrements d'extrême-onction et de confirmation.

 

Le diable porte pierre

Tout ce réquisitoire, pour être fondé, n'en est pas moins sévère. Sans aucun doute y a-t-il de nombreuses âmes de bonne foi, pieuses, mortifiées, surnaturelles dans ces instituts. Peut-être d'ailleurs que des âmes, n'osant franchir le seuil de chapelles affublées du caractère injuste de schismatique, ont ainsi trouvé le chemin d'une vie chrétienne plus fervente, plus riche liturgiquement et doctrinalement dans ces instituts. Nous ne voulons et ne pouvons pas le nier. De même, ces instituts sont parfois l'occasion pour des prêtres et fidèles de découvrir le combat de la Tradition et d'arriver finalement jusqu'à la Fraternité Saint-Pie X mais ceci malgré l'orientation générale de ces instituts qui conduisent à l'assimilation des principes conciliaires.

De plus, comme l'enseigne le principe de morale rappelé par l'Apôtre : « Ne faisons pas le mal pour qu'il advienne du bien ». La fin ne justifie pas les moyens. C'est pourquoi le bien réel qui se fait dans ces instituts ne saurait justifier leur ralliement aux erreurs conciliaires(22) .

Au contraire, nous pensons que si ces prêtres et fidèles de bonne foi étaient (restés) fidèles au vrai combat sans se décourager, leur efficacité apostolique en serait décuplée. Doctrinalement et spirituellement parlant, ils n'auraient pas ce danger pour leur foi. Spirituellement parlant, ils ne baigneraient pas dans ce climat propice à la mondanité. Pratiquement parlant, ils n'auraient pas la difficulté liée à la mauvaise volonté de la plupart des évêques.

 

Du coeur, Rodrigue !

Pour clore ce chapitre douloureux, terminons par une question d'honneur, ou si l'on préfère, de cour. Il y a 20 ans, Mgr Lefebvre, dont la vie ne fut qu'un écho fidèle de la Tradition de l'Eglise, fut condamné pour le motif de n'avoir pas respecté cette même Tradition(23) .

Avec lui, c'est toute la Tradition de l'Eglise qui fut excommuniée, l'enseignement constant de l'Eglise et, au-delà tous ces prêtres et fidèles qui ont si bien mérité de l'Eglise en ces années troublées.

« Il doit être également évident, précise M. l'abbé de Cacqueray, pour tous ceux qui savent quelle est la bataille de Monseigneur Lefebvre, que la justice la plus élémentaire interdit de nouer 'des accords' si la mémoire de celui à qui nous devons tout - autant qu'il est possible de tout devoir à un homme - n'a pas été lavée des injustices et des peines subies. L'existence même de la commission Ecclesia Dei, dressée sur la condamnation de nos évêques, qui regroupe ceux 'qui ont abandonné le mouvement de Monseigneur Lefebvre' (interview du cardinal Castrillón Hoyos, 06.08.2007) se trouve viciée dès l'origine. Accepter d'en être est une gifle à la mémoire d'une personne qui nous est sacrée. Ce n'est point là affaire de susceptibilité. Chacun peut comprendre que nous serions, tout au contraire, des fils bien indignes et bien ingrats, et que nous pècherions gravement contre l'honneur et contre la piété filiale, si nous admettions une régularisation canonique de notre situation sans plus nous soucier de notre fondateur. L'origine même de cette commission pontificale, comme sa dénomination invitant textuellement les fidèles à s'affranchir du combat des seuls évêques qui ont osé se lever pour défendre la doctrine traditionnelle, nous est odieuse et suffit à la discréditer à nos yeux »(24).

Comment par le fait, pourrions-nous nous entendre avec ces ralliés qui, non contents de s'unir à la Rome qui a condamné la Tradition se rallie à cette condamnation même (25)?

Abbé François-Marie Chautard in Le Chardonnet n° 239 de juin 2008

 

Lire aussi : Rome a-t-elle changé ? - Abbé Christian Thouvenot

 

 

Notes

(1) « L'abbé Laguérie à la croisée des chemins », La Porte Latine
(2) Deux exceptions à notre connaissance. La première vient de L'IBP qui, par une logique qui nous laisse songeur, adopte la légitimité et la valeur de la nouvelle messe tout en faisant sienne la critique de celle-ci. La seconde vient de Renaissance catholique à travers la réédition du Bref examen critique, Renaissance catholique dont nous avons peine à comprendre la cohérence puisque ce mouvement n'hésite pas à inviter à des adorations du Saint-Sacrement dans des églises où les hosties sont consacrées à une messe que le Bref examen critique qualifie de douteusement valide. 
(3) A noter que Mgr Rifan eut l'impudence de déclarer qu'il avait simulé cette concélébration. Cela en dit long sur le courage et l'honnêteté d'un tel évêque. De plus, et à propos des instituts ralliés après les sacres, comme Campos ou l'IBP qui se basent non sur un changement de Rome en 1988 mais à la fin du règne de Jean-Paul II ou au début de celui de Benoît XVI, le raisonnement reste fondamentalement le même : on peut maintenant faire confiance à Rome. L'évolution rapide de ce instituts (mentionnée dans cet article) ou la stabilité des idées modernistes à Rome (cf. article suivant) démontre l'irréalisme d'un tel jugement. 
(4) « Qu'il s'agisse de la valeur et de la sainteté des anciens et des nouveaux livres [liturgiques], un clerc adhérant à l'usage ancien ou nouveau ne pourrait se dire pleinement catholique s'il laissait subsister une ambiguïté sur ses convictions intimes en ces matières » abbé Pierre-Olivier, « Accueillir le Motu proprio » dans Sedes Sapientiæ, n°101, automne 2007, p. 28. On aimerait demander à cet abbé ce que signifie pour lui être non pleinement catholique. Comprenons nous bien. Que celui qui n'a jamais commis d'écart de plume leur jette le premier calame. Il s'agit pas de cela ici mais de montrer que ce ne sont justement pas des écarts de plume mais le résultat d'une position pratique.
(5) « Je ne crois pas que célébrer la messe selon le nouvel ordo puisse en soi constituer un désordre moral objectif » (intervention sur Le Forum catholique du 13/11/2006). Mgr Lefebvre disait exactement le contraire : « La nouvelle messe conduit au péché contre la foi, et c'est un des péchés les plus graves, les plus dangereux (.) Autant conclure qu'une personne qui serait consciente et avertie du danger de cette messe, et qui s'y rendrait, ferait certainement au moins un péché véniel. Pourquoi, me direz-vous, pourquoi ne dites-vous pas un péché grave ? Parce que je pense qu'une seule assistance à cette messe ne constitue pas un danger prochain. Je pense que le danger devient grave et par conséquent devient sujet d'un péché grave par la répétition. (...) Le péché devient grave si une personne consciente et avertie y va quand même régulièrement et dit : 'Moi cela m'est égal, oh, moi je ne crains pas pour ma foi.', alors qu'elle sait parfaitement que c'est dangereux » (Mgr Lefebvre, La messe de toujours, textes réunis par l'abbé Troadec, Clovis, 2005, p. 396-397).
(6) « Ce Novus Ordo Missae reste un rite légitime de l'Eglise catholique romaine » (Valeurs actuelles n°3653, 1er décembre 2006). Tellement légitime que l'abbé n'hésita pas ni à animer de sa voix puissante la messe de funérailles de P.Pujo célébrée dans le nouveau rite ni à prêcher à celle-ci. L'abbé a sans doute oublié ce propos de Mgr Lefebvre : « nous refusons de dire qu'elle [la nouvelle messe] est légitime» (Communicantes, août 1985).
(7) Le Mascaret n° 290 (novembre 2007), p. 6-7. 
(8) Abbé Christophe Héry dans Le Mascaret n° 281 (juillet-août 2006), p. 6-7. A renfort de citations tronquées, notre abbé essaye de prouver que Benoît XVI donne une lecture de Dignitatis humanae conforme à la Tradition. Pour reprendre l'expression de M. l'abbé Célier, « Il n'est plus question pour [lui] de chercher à interpréter Dignitatis humanæ dans le sens de la Tradition, mais plutôt de chercher à interpréter la Tradition dans le sens de Dignitatis humanæ (L'Eglise déchiréeFideliter, 1994, p. 68). En réalité, le récent Discours à l'ONU du 18 avril 2008 (où on lit que le principe de la liberté religieuse vise « à obtenir la liberté pour tout croyant » et que « la pleine garantie de la liberté religieuse ne peut pas être limitée au libre exercice du culte, mais doit prendre en considération la dimension publique de la religion ») dissipe toute illusion. 
(9) « le pape rend ainsi à l'Eglise catholique romaine, après tant d'humiliations subies, sa place unique d'épouse du Christ Jésus (.) Deo gratias, l'interprétation authentique du Concile a bel et bien commencé (.) Ainsi, les orthodoxes constituent de véritables églises particulières toujours », « Réponse à des questions (Document de la Sacrée congrégation pour la doctrine de la foi du 29 juin 2007) » dans Blog de l'abbé Philippe Laguérie du 25 juillet 2007. 
(10) Revue Wdroze, janvier 1999 cité dans Le combat de la foi n°127, 1er septembre 1999, p.7. Plus récemment, « lorsque la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a publié en 2004 une étude de 45 p. intitulée De l'ocuménisme à l'apostasie silencieuse, cosignée par nos quatre évêques, le district de France de la FSSP y a répondu par une critique de 100 p. (.) justifiant les 25 ans d'ocuménisme de Jean-Paul II, y compris Assise » (abbé P. FrançoisBulletin du prieuré Marie Reine, déc. 2006). 
(11) Comme le disait justement l'abbé de Tanouärn le 1er avril 2008 sur le forum catholique en parlant de la Fraternité Saint-Pie X : « si l'instrument est si efficace, c'est qu'il n'est pas lié à la hiérarchie catholique officielle ». Quant à l'IBP, le cardinal Ricard dans La Croix du 11 septembre 2005, rappelait « que pour ce qui est de l'apostolat, ils dépendent de l'évêque diocésain, et ils sont obligés d'avoir l'accord de l'évêque diocésain pour toute implantation dans un diocèse ». 
(12) Cf. pour les documents, Fideliter n°132, septembre-octobre 1999.
(13) « Progresser dans la fidélité au concile. Discours d'introduction du cardinal Decourtray à l'assemblée de l'épiscopat à Lourdes », La Documentation catholique 1973, p. . 
(14) Nouvelles de Chrétienté n°73, Mars-Avril 2002, p. 4 
(15) DC n°2367, p. 970. c'est aussi le point de vue de l'abbé Ribeton, supérieur du district de France de la FSSP pour qui celle-ci est un pont entre la FSSPX et l'Eglise (intervention sur Le Forum catholique du 13/11/2006). Un petit exemple très concret illustrera cette "bonne volonté épiscopale". L'Institut du Christ-Roi s'est installé à Libreville (Gabon) à 100 mètres de notre mission saint Pie X. Comme si l'évêque ne pouvait pas leur donner une paroisse plus éloignée et comme si l'Afrique n'était pas assez grande et dépourvue de prêtres pour ne pas tomber dans un esprit de concurrence mesquine ! 
(16) « En 1984, Dom Gérard a été appelé à une rencontre avec le président de la Confédération bénédictine, à Florence, en Italie. Là, on lui a proposé de recevoir les approbations de Rome pour la vie monastique et pour la messe traditionnelle, si, en échange, il acceptait de ne plus aller à Ecône. A son retour, Dom Gérard en a parlé à la communauté qui lui a répondu que cette proposition était une trahison, et que lui n'était pas un traître (.) Quatre ans plus tard (.) Dom Gérard a reçu le cardinal Mayer qui est rapidement venu au Barroux proposer un accord après le refus de Monseigneur Lefebvre de continuer les négociations. Pour faire un accord avec Rome, le Barroux devait s'éloigner de Monseigneur Lefebvre. La même proposition qu'en 1984, néanmoins avec une réponse différente de Dom Gérard. Cette fois, la mitre et la crosse de l'abbé étaient en jeu. Rome savait séduire pour gagner. Et la trahison arriva » (Dom Laurenco Fleichman osbLes marques de la souffrance : paroles d'un fils de Dom Gérard). Dans le même esprit, il suffit de relire le Motu proprio Ecclesia Dei afdlicta tout imprégné de cet esprit. 
(17) Citons pour mémoire, l'article de M.l'abbé de Montjoye, (desservant actuel de l'église Saint-André-Saint-Maurice de Charenton) « Peut-on assister à la messe et recevoir les sacrements d'un prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X ? » dans la revue Tu es Petrus (bulletin des amis de la FSSP) n°82 (2002, p. 18-38), qui s'évertuait à montrer que les prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X donnaient des sacrements sacrilèges. 
(18) Dernièrement M. l'abbé Aulagnier (dans Item, Un regard sur le monde politique et religieux au 22 février 2008, n° 160) s'en prenait à la phrase suivante de M. l'abbé Bourrat (dans Le Chardonnet n°235) dont voici la teneur condamnable : « La défense de la foi catholique ne peut se limiter, sous peine d'échec à plus ou moins loin terme, à la seule défense de la messe traditionnelle ». C'est pourtant ce que rappelait Mgr Lefebvre : « Ce n'est pas une petite chose qui nous oppose. Il ne suffit pas qu'on nous dise : « Vous pouvez dire la messe ancienne, mais il faut accepter cela [le Concile] ». Non, ce n'est pas que cela [la messe] qui nous oppose, c'est la doctrine. C'est clair. C'est ce qui est grave chez dom Gérard et c'est ce qui l'a perdu. Dom Gérard n'a toujours vu que la liturgie et la vie monastique. Il ne voit pas clairement les problèmes théologiques du Concile, de la liberté religieuse. Il ne voit pas la malice de ces erreurs » - Mgr Lefebvre, « Je poserai mes conditions à une reprise éventuelle des colloques avec Rome » dans Fideliter n° 66 (septembre-octobre 1988), p. 12-14. 
(19) Itinéraire spirituel, Fideliter, p. 10-11
(20) Excepté Campos avec Mgr Rifan
(21) L'Eglise déchirée, Fideliter, 1994, p. 44. Ouvrage au demeurant fort instructif. 
(22) Pour donner un exemple plus fort, ce n'est parce que des païens peuvent être fort serviables qu'il est bon d'être païen. 
(23) « A la racine de cet acte schismatique, on trouve une notion incomplète et contradictoire de la Tradition. Incomplète parce qu'elle ne tient pas suffisamment compte du caractère vivant de la Tradition. » (Ecclesia Dei Adflicta du 2/7/1988).
(24) Lettre aux amis et bienfaiteurs n°71, décembre 2007, p. 21. 
(25) Nous sommes conscients de ne pas avoir ici répondu à l'objection classique du schisme et de l'excommunication. Ces objections ont été amplement réfutées pour ne pas y revenir. Nous renvoyons à ces ouvrages, en particulier celui publié par Le courrier de Rome, intitulé La Tradition excommuniée, 2001. De même, il y aurait beaucoup à dire sur la tactique révolutionnaire d'une Rome qui veut résoudre la question sur le plan pratique en renvoyant le problème doctrinal sur un terrain ambigu (comme l'expression équivoque d' « attitude critique positive envers le Concile »). Cf. Le combat de la foi n°135.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Epiphanie, du grec "manifestation".] C'est-à-dire lamanifestation de Dieu.

Cette fête célèbre la visite des rois mages à l'Enfant-Jésus, Sauveur promis au monde.

"Les mages offrent de l’or, de l’encens et de lamyrrheL’or convenait bien à un roi ; l’encens était présenté à Dieu en sacrifice ; et c’est avec la myrrhequ’on embaume les corps des défuntsLes magesproclament donc, par leurs présents symboliques, qui est celui qu’ils adorent. Voici l’or : c’est un roi ; voicil’encens : c’est un Dieu ; voici la myrrhe : c’est un mortel. Il y a des hérétiques qui croient en sa divinité sans croire que son règne s’étende partout. Ils lui offrent bienl’encens, mais ne veulent pas lui offrir également l’or. Il en est d’autres qui reconnaissent sa royauté, mais nient sa divinité.
Ceux-ci lui offrent l’or, mais refusent de lui offrir l’encens. D’autres enfin confessent à la fois sa divinité et sa royauté, mais nient qu’il ait assumé une chair mortelle. Ceux-là lui offrent l’or et l’encens, mais ne veulent pas lui offrir la myrrhe, symbole de la condition mortelle qu’il a assumée." Saint Grégoire le Grand, Pape 590-604, Homélie sur l'Epiphanie, prononcée le 6 janvier 591, devant le peuple dans la basilique de saint Pierre, apôtre, le jour de l’Epiphanie.

"Dans tout l’univers, le Seigneur a fait connaître son salut
 

La miséricordieuse providence de Dieu a voulu, sur la fin des temps, venir au secours du monde en détresse. Elle décida que le salut de toutes les nations se ferait dans le Christ.

C’est à propos de ces nations que le saint patriarche Abraham, autrefois, reçut la promesse d’une descendance innombrable, engendrée non par la chair, mais par la foi; aussi est-elle comparée à la multitude des étoiles, car on doit attendre du père de toutes les nations une postérité non pas terrestre, mais céleste.

Que l’universalité des nations entre donc dans la famille des patriarches; que les fils de la promesse reçoivent la bénédiction en appartenant à la race d’Abraham, ce qui les fait renoncer à leur filiation charnelle. En la personne des trois mages, que tous les peuples adorent le Créateur de l’univers; et que Dieu ne soit plus connu seulement en Judée, mais sur la terre entière afin que partout, comme en Israël, son nom soit grand (Ps 75, 2).

Mes bien-aimés, instruits par les mystères de la grâce divine, célébrons dans la joie de l’Esprit le jour de nos débuts et le premier appel des nationsRendons grâce au Dieu de miséricorde qui, selon saint Paul, nous a rendus capables d’avoir part, dans la lumière, à l’héritage du peuple saint; qui nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, et nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé (Col 1, 12-13).

Ainsi que l’annonça le prophète Isaïe: Le peuple des nations, qui vivait dans les ténèbres, a vu se lever une grande lumière, et sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi (Is 9, 1). Le même prophète a dit à ce sujet: Les nations qui ne te connaissaient pas t’invoqueront; et les peuples qui t’ignoraient accourront vers toi (Is 55, 5). Ce jour-là, Abraham l’a vu, et il s’est réjoui (Jn 8, 56) lorsqu’il découvrit que les fils de sa foi seraient bénis dans sa descendance, c’est-à-dire dans le Christ; lorsqu’il aperçut dans la foi qu’il serait le père de toutes les nations; il rendait gloire à Dieu, car il était pleinement convaincu que Dieu a la puissance d’accomplir ce qu’il a promis (Rm 4, 20-21).

Ce jour-là, David le chantait dans les psaumes: Toutes les nations, toutes celles que tu as faites, viendront t’adorer, Seigneur, et rendre gloire à ton nom (Ps 85, 9).

Et encore: Le Seigneur a fait connaître son salut, aux yeux des païens et a révélé sa justice (Ps 97, 2).

Nous savons bien que tout cela s’est réalisé quand une étoile guida les trois mages, appelés de leur lointain pays, pour leur faire connaître et adorer le Roi du ciel et de la terre. Cette étoile nous invite toujours à suivre cet exemple d’obéissance et à nous soumettre, autant que nous le pouvons, à cette grâce qui attire tous les hommes vers le Christ.

Dans cette recherche, mes bien-aimés, vous devez tous vous entraider afin de parvenir au royaume de Dieu par la foi droite et les bonnes actions, et d’y resplendir comme des fils de lumière; par Jésus Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.


Sermon de saint Léon, pape 
(Sermon 14 [Migne: 33], 3° pour l’Épiphanie 1.3-5 ; cf. SC 22bis, 226-237)

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 05:32

Voici un texte qui démontre l’authenticité du christianisme : la réalisation à travers Notre Seigneur Jésus-Christ de toutes les prophéties de l’Ancien Testament. Ce dernier a été rédigé des siècles avant la venue de Notre Seigneur Jésus Christ, entre le XIe et VIe siècle avant J-C. Il trouve sa forme définitive au Ier siècle avant J-C. Une version grecque est rédigée aux IIIe et IIe s. avant J.-C par les docteurs juifs d’Alexandrie, elle est appelée la Septante. Les prophètes ont vécu eux aussi des siècles avant le Christ : Isaïe ~ 730, Ezéchiel et Daniel ~ 580, Malachie ~ 440.

OUI, LA VRAIE RELIGION EST FACILE A TROUVER, Frère Louis-MARIE O.P

I) Les juifs : témoins de Jésus Christ…malgré eux
Dix faits historiques :
1) Pendant près d’un millénaire, en Judée, un petit peuple est resté farouchementmonothéiste au milieu de l’idolâtrie générale

2) Ce peuple avait ses prêtres (institués par Moïse), son grand prêtre (successeur d’Aaron), ses rites religieux (sacrifices sanglants et non sanglants), son Temple (où devaient être offerts les sacrifices).

3) Ce peuple fut souvent entraîné au culte des idoles. Mais il fut toujours ramené à l’adoration du Dieu unique par l’action des hommes appelés prophètes : Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel…

4) Ces prophètes promettaient aux juifs la bénédiction de Dieu tant qu’ils lui seraient fidèles, mais de terribles châtiments (allant jusqu’à la dispersion) s’ils désobéissaient.

5) Ces prophètes prêchaient aussi l’attente d’un Messie qui répandrait dans le monde entier la foi au Dieu unique.

6) Ces prophéties, mises par écrit bien avant l’ère chrétienne, sont conservées dans la bible des Juifs.

7) Jésus s’est présenté comme ce MESSIE annoncé par les prophètes. Des juifs l’ont reconnu et sont devenus chrétiens. D’autres l’ont refusé.

8) Les apôtres du Christ ont étendu au monde entier la foi au Dieu unique, soumettant Grecs et Romains à un Juif crucifié.

9) La génération juive qui avait refusé de reconnaître Jésus a subi en l’an 70 la destruction de Jérusalem par Titus. Les survivants, dispersés, n’eurent plus ni Temple, ni Prêtres, ni sacrifices.

10) Privés des éléments essentiels de leur religion, les Juifs la rebâtirent sur de nouvelles bases (les rabbins ne sont pas prêtres de l’ordre d’Aaron, mais simples commentateurs de la Loi.)

Donc :

- La Bible des Juifs actuels (refusant le Christ) garantit l’authenticité des prophéties annonçant le Christ. (Les chrétiens n’ont pu les trafiquer)

- L’histoire ancienne des Juifs (monothéisme humainement inexplicable) manifeste l’origine divine de ces prophéties – NB : l’influence inouïe de ce petit peuple mène à la même conclusion.

- La caducité actuelle de la religion juive (sans temple, prêtres, ni sacrifices depuis l’an 70) suggère la réalisation de ces prophéties (si cette religion de l’attente perd subitement sa substance, c’est que l’attente est réalisée). NB : L’histoire moderne des Juifs – depuis le 1er siècle après Jésus Christ – mène à la même conclusion en montrant qu’ils ont perdu la bénédiction divine.

II) Les prophéties sont accomplies en Jésus-Christ

Qui attendait-on ? (suite…)

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:58

http://www.laportelatine.org/accueil/voeuxNoel2008.jpg

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 09:03
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 10:17

  

Cardinal-Burke-MPI

Le cardinal Raymond Léo Burke vient d’être limogé de son poste de la Congrégation pour les Evêques selon la volonté du Pape lui-même. Cette mesure apparaît comme un désaveu de tous ceux qui luttent contre l’avortement. Pourquoi ?

Cette affaire surgit dans la perspective du démembrement de l’Institut des Frères de l’Immaculée. Il est reproché à celui-ci de se situer dans un axe trop traditionnaliste, notamment en raison du fait que les deux tiers de ses 400 membres sont revenus à la messe traditionnelle. Tous les dirigeants de cette congrégation (dont le fondateur) ont été épurés et le liquidateur entend désormais mettre la main sur la trésorerie et les biens de l’Ordre. Mais ce qui se passe apparaît infiniment plus grave qu’une simple sanction disciplinaire. On s’est demandé à ce moment-là : « A qui le tour ?». On y est !

Ancien évêque de Saint Louis aux Etats-Unis, Mgr Burke a été appelé à Rome par Benoît XVI en raison de ses convictions solides sur la doctrine. Etaient ciblées ses positions très fermes sur l’avortement et la foi. Il participait aux manifestations contre l’avortement. Il considérait que ceux qui prêtaient la main à cet acte se trouvaient excommuniésipso faco et latae sententiae (par le fait même et sans qu’il soit besoin de le leur dire). Ils ne devaient pas communier : telle est la doctrine de l’Eglise. Cette sanction s’appliquait aux médecins avorteurs, leurs aides opératoires, mais aussi aux politiciens qui soutenaient l’avortement par leurs positions publiques et surtout par leurs votes.

Plusieurs éléments semblent avoir fait « déborder le vase » et aboutir à cette sanction.

1)     Mgr Burke a rappelé cette doctrine tout récemment à Madame Nancy Pelosi. Celle-ci est le chef du groupe parlementaire des Démocrates à la Chambre des Représentants ; en fait, le personnage le plus influent de la politique d’Obama. Ceci notamment dans le cadre de la promotion mondiale de l’avortement. Or les relations entre le Saint Siège et les Etats-Unis se sont violemment dégradées ces derniers temps. Cela surtout en raison du rapprochement spirituel qui s’est effectué entre Rome et la Russie de Poutine lors de sa dernière visite au pape. Cette situation se concrétisant par la suppression de l’ambassade américaine au Vatican. Mgr Burke peut apparaître comme une victime expiatoire de cette tension diplomatique.

2)     Mgr Burke s’est opposé à la déclaration du pape affirmant que l’on devait mettre sur le côté la question de l’avortement « dont on parlait beaucoup trop ». Or il a déclaré tout récemment : « Nous ne parlons jamais assez de l’avortement ». C’était répliquer à la nouvelle manière d’aborder cette question effectivement très importante.

3)     Mgr Burke est venu inaugurer et bénir l’école Saint Jean Bosco qui venait de se construire dans la mouvance traditionnaliste. Il s’agit d’une extension de l’Ecole saint Dominique du Pecq près de Versailles. Ceci s’opposant à la ligne du pape considérant que la messe traditionnelle est obsolète. Les prêtres de l’Institut du Christ-Roi ne doivent plus à ce jour avoir un poil de sec !

Par-delà l’aspect disciplinaire, il convient d’élargir le débat. L’Eglise considère que l’excommunication met ceux qui tombent sous le coup de cette sanction dite « canonique » en état de péché grave, dit « mortel ». C’est-à-dire que sans le repentir, ils ne peuvent accéder au Ciel après leur mort. Pour communier ils doivent se présenter à la confession et se faire pardonner. Selon le Cardinal Donald Wuerl de la Congrégation des Evêques –il prend la place du Cardinal Burke-   le pape François a pris le parti d’une approche particulière. Celle-ci consisterait à ne pas refuser la communion aux personnages politiques complices de l’avortement. Ceci allant strictement à l’encontre de ce qu’avaient dit et répété les précédents papes. Le pape François considère que « la communion est un remède et pas une récompense ». Dans ce cas la confession devient inutile et tout le monde peut communier à tout bout de champ. La notion de péché n’existe plus…ce qui est opposé au dogme de la Rédemption qui dit que le Christ est mort sur la Croix pour racheter les pêchés du monde. A quoi donc peut servir l’Eglise qui défend cette vérité ? A rien !

Par un acte anodin, le Pape scie de cette manière la branche sur laquelle est accrochée l’Eglise.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 10:30

Rétrospectivement on ne peut que se féliciter que la Providence n’a pas voulu, l’année dernière, d’un accord entre Rome et la Fsspx. A voir de quelle façon sont traités lesFranciscains de l’Immaculée sous le pontificat du pape des pauvres, l’humble et doux François, il est évident qu’entre de telles griffes la Fsspx aurait vécu des jours très sombres.  En effet, le jour de la fête de l’Immaculée conception ( 8 décembre), appréciez le tact, le Père Volpi, investi par pape François des pleins pouvoirs à la tête de l’ordre des Franciscains de l’Immaculée, s’est livré à un véritable carnage qui rappelle les traitements infligés sous Paul VI à tant de prêtres qui ne se résolvaient pas à abandonner la messe tridentine.

C’est à un équarrissage en règle auquel nous avons assisté.   Le grand philosophe italien, Roberto de Mattei, détaille sur son blog : « Après le Décret nommant un Commissaire, pris en date du 11 juillet dernier, le Père Volpi, avec l’aide d’un petit nombre de sous-commissaires déchaînés, dont le Père Alfonso Bruno et le Pr. Mario Castellano, a commencé son travail de sape de l’Institut. Il a interdit la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures selon la forme extraordinaire du Rite romain, pourtant prévue par le Motu proprio Summorum pontificum ; il a déposé l’ensemble du gouvernement général de l’ordre, à commencer par le fondateur, le Père Stefano Maria Manelli, qui se trouve assigné à résidence sans en connaître les raisons ; il a destitué et transféré l’un après l’autre les plus fidèles collaborateurs du Père Manelli, toutes personnalités de haut niveau intellectuel et moral, attribuant leurs charges à des religieux dissidents, souvent incultes et dépourvus d’expérience de gouvernement ; il a menacé et puni les religieux qui avaient adressé une pétition au Saint-Siège et refusaient de la retirer ; enfin, par un diktat daté du 8 décembre 2013, il a fermé le Séminaire, suspendu les ordinations sacerdotales et diaconales et frappé d’interdit les publications de la maison d’édition Casa Mariana, interdisant de les diffuser dans les églises et sanctuaires confiés aux religieux ; il a étendu sa guerre personnelle aux tertiaires et aux laïcs qui soutiennent l’Institut, suspendant toutes les activités de la MIM (Mission Immaculée Médiatrice) et du TOFI (Tiers Ordre franciscain de l’Immaculée) ; il a également menacé de faire nommer un Commissaire pour l’Institut des religieuses franciscaines de l’Immaculée et leur a retiré, ainsi qu’aux Clarisses de l’Immaculée, l’assistance spirituelle des religieux. Il prétend enfin imposer à tous les religieux un “serment moderniste” de fidélité au Novus Ordo Missae et au Concile Vatican II »

Au-delà de ces mesures staliniennes, ce qui choque également, ce sont les raisons invoquées par le lieutenant de pape François. Dans une lettre écrite en réponse à un article paru dans la Stampa, qui donnait la parole à un témoin du carnage voulu par Rome, le père capucin Volpi a expliqué les raisons de cette violente réaction du Vatican. Le père Volpi accuse en fait les Franciscains d’avoir sombré dans une dérive « crypto-lefebvristes, de toute façon traditionaliste ». Le père Volpi explique ainsi ne faire aucune nuance entre les mouvements traditionnels, tout attachement à la tradition est donc infamant.

La haine, l’ignorance et l’incompétence comme boussole ne peuvent que conduire dans le mur dans lequel nous sommes encastrés depuis bien longtemps. 50 ans après Vatican II, il semble malgré tout que c’est toujours à cette même boussole que s’en remettent les instances dirigeantes de l’Eglise. Pauvre Eglise, efflanquée, martyrisée par ses propres chefs, elle ressemble toujours plus au Christ persécuté par les autorités supérieures du judaïsme.

Ici un lien pour demander la démission du père Volpi

Julien Gunzinger

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:04

Le R.P. Jean-Jacques Marziac en prière dans la Grotte de Lourdes dans la nuit du 26 au 27 octobre 2013

Comme trop de journalistes sont contraints de se taire sur les questions religieuses, surtout quand il s’agit de l’Église catholique, encore plus quand il faudrait informer sur la progression de la Tradition depuis plusieurs années, je vais donc compenser.

 

LA LAICITE DE L’ÉTAT

Il faut se demander pourquoi ce blocage de trop de journalistes, en ce qui concerne le maintien de la Tradition dans l’Église, particulièrement depuis une cinquantaine d’années, donc depuis le Concile Vatican II.

Même avant le Concile, les ennemis de l’Église tâchaient d’occuper la grande presse. Un seul exemple qui n’est point d’aujourd’hui. Quand il y a eu de grandes Apparitions à Fatima en 1917, l’année la plus importante du XXe siècle selon Soljenitsyne : les journaux de gauche — O Sæculo ! O Mundo ! — hostiles d’abord, ridiculisaient dans un premier temps les Apparitions. Mais, devant les faits et les témoignages de trop de témoins, les conversions, et surtout le miracle du Soleil devant 70.000 spectateurs le 13 octobre, ces mêmes journaux changeaient le ton de leurs articles. Cependant un de ces journalistes, témoin de cette Apparition, s’est fait renvoyer du journal parce qu’il était tout à fait d’avis qu’il s’agissait là d’un vrai fait surnaturel, miraculeux.

 

LOURDES 2012

Les faits : La semaine avant la fête du CHRIST-ROI, exactement le vendredi 19 octobre, un car d’un grand pèlerinage italien organisé par UNITALSI apportait une fiole contenant du sang du Pape défunt Jean-Paul II, afin de faire une cérémonie devant la grotte pour accélérer « sa Béatification ». Or, tout le monde sait que sous le pontificat de ce Pape les églises se sont vidées, …de jeunes surtout.  Et, en Europe, des séminaires ont été vendus — entre autres celui de Montauban, dans un marché désastreux pour le diocèse. Mais on doit déplorer encore des faits comme celui des prêtres qui ne croient plus à la Présence réelle de Notre-Seigneur-Jésus dans l’Eucharistie. Ce sont un peu les mêmes qui sont pour le mariage des Prêtres ! Scandales qu’a reconnu Monseigneur MÜLLER.

Mais si les églises se sont vidées particulièrement sous le pontificat de ce Pape polonais, Karol Wojtyla, c’est aussi en raison de ses actes personnels, au cours de ses nombreux voyages à travers le monde. D’où des doutes sérieux qui se sont déjà posés sur l’empressement qui a entouré sa béatification. Il n’est pas seulement regrettable au regard du jugement que l’histoire pourra porter sur ce pontificat. Il a surtout pour conséquence de délaisser les graves interrogations posées à la conscience catholique, et ce précisément au sujet des vertus qui définissent la vie chrétienne, à savoir les vertus surnaturelles et théologales de foi, d’espérance et de charité.

Au regard du premier Commandement de Dieu, par exemple, comment évaluer les gestes d’un Pape qui, par son propos comme par son baiser du Coran, semble élever celui-ci au rang de Parole de Dieu (Rome, 14 mai 1999) ; qui implore saint Jean Baptiste pour la protection de l’Islam (Terre Sainte, 21 mars 2000) ; qui se félicite d’avoir participé activement aux cultes animistes dans les forêts sacrées du Togo (9 août 1985) ?

Nous, missionnaires, nous appelions cela « faire fétiche » et nous ne donnions pas l’absolution sans réparation publique. Il y a quelques décennies, selon les normes mêmes du droit ecclésiastique, de tels gestes auraient suffi à jeter la suspicion d’hérésie sur la personne qui les aurait posés. Et ils seraient devenus aujourd’hui, comme par enchantement, le signe d’une vertu de foi pratiquée à un degré héroïque ? Le pontificat de Jean-Paul II et les innombrables innovations qui l’ont ponctué – de la réunion interreligieuse d’Assise (27 octobre 1986) aux multiples demandes de pardon (entre autres la cérémonie de repentance générale à Saint Pierre de Rome, le 12 mars 2000), en passant par la première visite d’un pape à une synagogue (Rome, 13 avril 1986) ne sont pas sans poser de graves interrogations à la conscience catholique, interrogations qui ne font qu’accentuer lorsque , par une béatification, de telles pratiques sont proposées comme un exemple au peuple chrétien. D’où des châtiments divins significatifs.

 

LES DEUX GRANDES INONDATIONS A LOURDES

La première inondation eut lieu le Vendredi 19 octobre 2012 avec un montant total des dégâts de 2,5 Millions d’EUROS ! Or, c’est le même jour où arrivait le fameux bus qui venait d’Italie avec la fiole de sang de Jean-Paul II ! Le convoi n’a même pas pu arriver à la grotte à cause de l’inondation, et il est reparti le même jour pour l’Italie ! Une partie de la population en parle encore et y voit évidemment un rapport immédiat avec cette éventuelle canonisation en 2014.

La seconde inondation, en juin 2013, a été plus grave encore. L’eau du Gave est montée à moins d’un mètre des pieds de la statue de la Très Sainte Vierge à la grotte. Beaucoup attribuent cette plus grande inondation comme un châtiment à toutes les réunions de plus en plus nombreuses et manifestations folkloriques à la grotte par des groupes surtout de jeunes qui chantent et dansent du rock, jouent de la guitare et empêchent de prier !  L’une de ces manifestations était présidée par le Cardinal Vingt Trois ! Montant total des dégâts de cette inondation : 7,3 Millions d’EUROS ! C’est la grande tristesse à Lourdes et dans tous les villages environnants le Gave ! Tout le monde dit ou pense : la Sainte Vierge n’est pas contente… !

 

VISITE DU CHEF D’ÉTAT

François HOLLANDE, inspiré par son ange gardien est venu à Lourdes auprès des personnes sinistrées. « L’État est là » a-t-il déclaré. Il a passé une partie de l’après-midi à discuter avec les élus et les habitants, notamment en direct devant les caméras de BFM TV. Malheureusement il n’a pas suivi la suite de l’inspiration de son ange gardien qu’on peut supposer : « Mets-toi à genoux à la grotte avec l’Evêque de Tarbes et demande à la Vierge humblement pourquoi ce châtiment dans ce lieu de prière où il y eut la plus grande Apparition de la Mère de Dieu, en France, et nulle part ailleurs ! » Là où il y a eu près de 7.000 miracles depuis cent ans, dont 700 affirmés avec une certitude absolue par les médecins les plus compétents dont certains ne sont point catholiques, sans parler des innombrables conversions !« Sainte Vierge Marie, aidez-moi à comprendre, moi qui suis actuellement le Président de ce pays, fille aînée de l’Église. Que dois-je dire ? Que dois-je faire ? Je ne doute pas que vous n’êtes pas contente de ce massacre de 600 bébés par jour dans ce pays que je gouverne ! Notre Dame de Lourdes, ayez pitié de moi ! Ayez pitié de ma France ! »

Hélas, son diable gardien lui a soufflé d’autres pensées ! « Tu es dans cette ville où les bondieuseries abondent… Tu sais que tu dois perpétuer cette laïcité de l’État. Maîtrise tes paroles, sinon de retour à l’Elysée, un ensemble de psychiatres se réunira pour obliger le SENAT à te relever de la Présidence pour ‘délire mystique’ ». Tout sauf ça ! 

 

DIMANCHE DU CHRIST-ROI 2013

Chaque année davantage de catholiques français et même étrangers vont en pèlerinage à Lourdes pour cette fête du CHRIST-ROI, priant Notre Dame de Lourdes pour que Jésus CHRIST Notre Seigneur, Roi du monde et des nations, redevienne le Roi de France.

C’est à dire qu’Il règne socialement donc, que les droits de Dieu soient de nouveau la règle sociale, rejetant ces Droits de l’Homme avec lesquels l’homme devient son propre dieu. Nous étions à peine assez de prêtres pour confesser, et distribuer 4.000 communions ce jour-là.

Deo gratias.

Père Jean-Jacques MARZIAC, Supérieur des Coopérateurs du Christ-Roi

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