Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.

Publicité

LES CONTRADICTIONS DU CORAN,par le Père Zakaria Boutros...

LIVRE EN LIGNE:

 

Article "Abrogation". Prologue.

 Fréquemment les sites islamistes réservent une partie de leur espace à une critique violente du christianisme à visée apologétique et missionnaire. Ils prétendent démontrer que le christianisme est une fausse religion, basée sur des textes falsifiés (omissions, additions), pleins de contradictions.

De telles attaques, résultant d'une mauvaise interprétation des textes, ou d'une méconnaissance totale de la théologie chrétienne (cf. le lien ci-dessus), sont d'autant plus surprenantes que le Coran contient incontestablement un grand nombre de versets totalement contradictoires, au point que les théologiens musulmans ont du recourir à la doctrine de l'abrogation pour expliquer et résoudre cette difficulté majeure. Ce recours est le système des versets "abrogés" (mansukh) et "abrogeant" (nasikh). La règle générale (mais avec des variantes) est alors "Quand deux versets se contredisent, le verset révélé en dernier abroge (supprime) le verset révélé en premier". Ce principe est contenu dans le Coran même. Il est aussi expliqué dans l'article "Abrogation" des Professeurs Dominique et Marie-Thérèse URVOY

http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/DuvocabulairedelIslam/tabid/97/articleType/ArticleView/articleId/428/Abrogation-article-de-Dominique-et-MarieTherese-URVOY.aspx

 

Le texte du Père Zakaria BOUTROS (livre téléchargeable sur Internet en arabe et en anglais) ci-dessous a été rédigé d'après la traduction du site http://jesusmarie.free.fr/islam_zakaria_boutros_11_Abrogation%20dans%20le%20Coran.html

qui a autorisé sa reproduction, ce dont nous le remercions.

 

***** ************** ************************* **** ******************** *****

les premieres pages:

 

 

L’Abrogation dans le Coran

 

 

Versets abrogeant et versets abrogés dans le Coran. Ou la falsification du Coran.

 

 

 Introduction

 

 

 Dans cet ouvrage nous allons aborder un problème important, celui des versets abrogeant et des versets abrogés dans le Livre Sacré, en nous intéressant tout particulièrement aux questions suivantes:

 

- En se référant à ce qui a été déclaré à propos des versets abrogeant ou des versets abrogés dans la sourate 2 «La vache» - verset 106 "Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent ?", peut-on encore considérer le Coran comme un livre émanant de Dieu?

 

- Ou alors doit-on considérer que l'on peut annuler la parole même de Dieu?

 

- Comment l'idée même d'annulation tient-elle devant le concept du Coran: «un Coran glorifié préservé sur une table gardée dans les cieux» (cf. sourate 85 «Les constellations» - versets 21-22)?

 

- Comment tient-elle aussi devant cette citation du Coran: «Nul ne peut changer les paroles de Dieu» (cf. sourate 6 «Les bestiaux» - verset 34)?

 

- Et comment tient-elle encore devant cette autre citation: "En vérité, Nous avons envoyé d'en haut «Le Coran», et c'est Nous qui en sommes le gardien" (cf. sourate 15 «El Hadjr» - verset 9)?

 

- Et enfin devant le verset suivant: «S'il y avait dans le Coran autre chose que ce qui est de Dieu, ils y découvriraient beaucoup de contradictions» (sourate 4 «Les femmes» - verset 82)

 

L'existence de versets abrogeant comme de versets abrogés dans le Coran ne constitue-t-elle pas une preuve très claire qu'il n'est pas de Dieu?

 

Voilà la grande question que nous allons maintenant examiner en toute clarté et objectivité. Nous ne voulons agresser personne ni humilier qui que ce soit dans ses convictions, mais nous voulons mener une recherche objective, dans un effort de compréhension délibéré et sans préjugés, sur une question qui demande réponse dans le cadre d'un dialogue religieux franc, sans timidité ni hypocrisie.

 

 Nous prions le Tout-Puissant pour que cet exercice soit l'occasion d'éclairer le chemin de ceux qui cherchent le vrai visage de Dieu.

 

I Première partie. Définition du concept "abrogation"

 

- Qu'entend-on par «versets abrogeant» et  «versets abrogés»?

- D'où vient donc le concept d'abrogation?
- Que signifie «Nous en apportons un équivalent ou un meilleur»?

 

Chapitre 1 Qu'entend-on par «versets abrogeant» et «versets abrogés» dans le Coran?

 

1 – Le mot «abrogé» (nasekh) se traduit dans les dictionnaires de langue arabe par: qui n'est plus valable, ou qui est annulé. Comme le note le fameux dictionnaire de la langue arabe, Al-Maagem Al-Wasiyt, édité au Caire: «abroger quelque chose, c'est l'annuler». Et de donner la citation suivante: "Dieu a abrogé un verset, signifie qu'il en a annulé le précepte, la valeur. Dans le Coran quel que soit le verset abrogé ou «à oublier», Nous en apportons un équivalent ou un meilleur». Ou encore, quand on dit que le gouverneur a abrogé une décision, cela veut dire qu'il l'a annulée

 

2 – Pour l'Imam Al-Nasfy, l'abrogation  (Nasekh) signifie la modification ou la cessation de validité d'un jugement de justice.

 

3 – Il existe encore un sens pour l'abrogation (Nasekh), qui nous est donné par la sourate 13 «Le tonnerre», au verset 39: «Allah efface ce qu' Il veut». Ce que le grand érudit musulman Saïd El-Kemny commente dans son principal ouvrage sur les questions posées par l'islam (Al-Islameyat, p.568) en disant: «il ne s'agit pas seulement de remplacer mais d'annuler certains versets

 

4 – Dans son exégèse (Tafsir, 1ère partie, p.104) Ben Kathir nous rapporte les propos de Ben Guérir sur un verset abrogé, quel que soit celui-ci, déclarant: «cela revient à transformer le licite en illicite et l'illicite en licite, le permis en interdit et l'interdit en permis...»

 

O toi, doué de raison, saisis-tu le problème? Une personne saine d'esprit peut-elle accepter la solution qu'on nous en propose? Comment ces préceptes que l'on prétend de Dieu pourraient-ils subir une annulation ou une transformation qui les fasse passer du licite à l'illicite, et inversement?

 

Voilà ce qu'est le concept des versets abrogeant et des versets abrogés, cette opération qui consiste à annuler certains versets ou à les remplacer par d'autres, au risque de changer le licite en illicite, et tout ceci se produit dans le Coran! Comment alors prétendre que ce livre vient de Dieu?

 

Chapitre 2 D'où procède ce concept des versets abrogeant et des versets abrogés?

 

 Les versets suivants sont à l'origine de ce concept:

 

1 - Sourate 2 «La vache» - verset 106: «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable.»

 

2 - Sourate 16 «L'abeille» - verset 101: «Et lorsque Nous changeons un verset par un autre – Dieu connaît le mieux ce qu'Il fait descendre d'en haut – ils disent: « Tu n'es (toi, Mahomet) qu'un forgeur de mensonges». Non! La plupart d'entre eux ne savent (rien)!»

 

3 – Sourate 13 «Le tonnerre» - verset 39: «Dieu efface ce qu'Il veut ou le confirme; c'est auprès de Lui qu'est La Mère (l'origine) du Livre

 

4 – Sourate 22 «Le pèlerinage» - verset 52: «Dieu annule ce que Satan jette (dans Le Livre)

 

Remarques:

 

1- Les versets du Coran à l'origine de ce concept d'«abrogeant» et d'«abrogés» viennent d'être énoncés, et j'en ai donné le sens au chapitre premier.

 

2 – J'ajoute une explication de l'expression «faire oublier» telle qu' 'elle apparaît dans la sourate 2 «La vache» - verset 106: «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable», due à Ben Kathir, également rapportée par Ben Guérir et par El-Hassan: «le prophète recevait une partie de la révélation, puis il l'oubliait», et comme nous le raconte aussi Ben Abbas: «De la révélation qu'il avait eue pendant la nuit, il ne se souvenait plus au matin.» (Exégèse de Ben Kathir: Tafsir, 1ère partie, p.104).

 

 On trouve dans Sahih Al-Bokhary (N° de référence 5092) le récit suivant d'Aïcha: «J'ai entendu le prophète, la paix soit avec lui, qui avait écouté un homme réciter un chapitre du Coran pendant la nuit, dire: «la miséricorde de Dieu soit sur lui, il m'a fait me souvenir de tel verset, de tel chapitre, qu'il me faut oublier maintenant.»

 

 Dans Sahih Muslim (N° de référence 1874) on trouve aussi ce récit d'Aïcha: "Le prophète avait entendu un homme réciter le Coran à la mosquée, et il dit: «la miséricorde de Dieu soit sur lui, il m'a rappelé un verset que je dois oublier»."

 

Vraiment, je ne sais pas comment le prophète pouvait oublier ce qui lui était révélé! Dieu qui conserve sa parole dans des tables gravées de toute éternité ne pouvait-il la conserver dans l'esprit du prophète qu'Il s'était lui-même choisi?

 

3 – Par dessus le marché le texte de ce verset contredit le témoignage de Ben Abbas, car il ne dit pas que le prophète a oublié le verset mais que Dieu le lui a fait oublier!

 

 L'expression «faire oublier» est également utilisée par Ben Kathir dans son explication de ce verset (Tafsir, 1ère partie, p.103), citant Katada qui aurait dit: «Le Tout-Puissant faisait oublier à son prophète ce qu'il voulait et abroger ce qu'il voulait.»

 

4 – Juste un commentaire: Pourquoi lui donnait-il dans un premier temps des versets qu'Il lui faisait oublier dans un second? N'est-ce pas une fable inacceptable par toute personne saine d'esprit! Aussi Ben Abbas s'est-il sorti de cette difficulté en imputant l'oubli au prophète lui-même.

Ainsi est-il allé de Charybde en Scylla, comme dit l'adage...  Quel que soit le point de vue auquel on se place, ceci n'est pas sérieux!

 

Maintenant tu sais, ô mon frère, d'où vient le concept des versets abrogeant et abrogés, et comment il a évolué dans le Coran!

 

Chapitre 3  Que signifie l'expression: "un meilleur"?

 

Revenons au verset 106 de la sourate "La vache": «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable». Quand on parle d'un meilleur on veut dire un verset meilleur, ou supérieur, au précédent (cf. le dictionnaire intermédiaire Al-Maagem Al-Wasiyt, p.264).

 

1- La question qui s'impose d'elle-même est la suivante: Faut-il faire un choix dans la révélation divine? Autrement dit s'y trouve-t-il du bon et du meilleur? S'il en est ainsi, peut-on dire aussi qu'il s'y trouve du mauvais, puisqu'il y aurait un choix à faire dans les enseignements de Dieu? Et comment oser émettre une telle incongruité?

 

2 – Mais il y a un point plus délicat encore:

 

- Quelles sont les paroles gravées sur les tables célestes, Sont-elles celles qui ont été abrogées ou que l'on nous a demandé d'oublier? Ou est-ce que ce sont les nouvelles données, ces meilleurs préceptes qui ont remplacé ceux qui ont été abrogés, rendus obsolètes, ou jetés dans l'oubli? Voilà encore une idée curieuse que n'aurait sûrement pu formuler aucune personne raisonnable!

 

Quelques-uns se réfèrent à la déclaration du Christ à propos du premier commandement quand Il dit: «C'est le plus grand.» Ils en infèrent qu'il y a de grands commandements et de plus grands encore... Et ainsi cette déclaration du Christ serait équivalente à «nous vous en donnerons un meilleur

 

Pour clarifier ce point disons qu'il n'y a aucun lien entre les deux questions. En effet dans le Coran quand on dit qu'un verset abrogé, ou «qu'on doit oublier», est remplacé par un meilleur, cela signifie bien que le premier verset n'avait pas la même valeur que le nouveau, mais qu'il lui était inférieur. Tandis que dans la Bible, quand le Christ dit qu'il y a «un grand commandement», cela ne signifie pas qu'il annule ou qu'il affaiblit les autres commandements, mais il est déclaré grand parce qu'il parle du Tout-Puissant lui-même : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur...» (Mt. 22-37), et les autres commandements concernent l'homme et ses frères en humanité, et ce sont aussi des commandements sacrés, qui n'ont jamais été abrogés, mais l'homme vient après Dieu en considération - parmi ces commandements: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt. 22-39).

 

On trouve aussi dans l'Ancien Testament des commandements mineurs, qui concernent les relations de l'homme avec son bétail, et le bétail est de rang inférieur comparé à l'homme, pourtant il est dit: «Tu ne musèleras pas le boeuf quand il foule ton grain.» (Dt. 25-4).

 En dépit de cela ils sont d'égale importance, aucun n'est inférieur aux autres, aussi le Christ a-t-il pu dire: «Celui donc qui violera l'un de ces moindres préceptes... sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux...» (Mt. 5-19).

 J'espère, mon ami cher, que tu as maintenant compris le paradoxe entre ces commandements sacrés  et l'abrogation de quelques versets pour en introduire de nouveaux, comme si Dieu avait des préceptes meilleurs que d'autres!

La suite en ligne,mais:


J'invite chacun à utiliser son intelligence et à rechercher la vérité avec sa raison, à creuser pour parvenir à la connaissance vraie, et à demander à Dieu de lui révéler la Vérité et de lui montrer la voie droite. Qu'il le demande honnêtement car le Seigneur a dit: «Demandez, et vous recevrez - cherchez, et vous trouverez – frappez, et l'on vous ouvrira (Matthieu, 7;7).

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article