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Dans cette enquête, J. Carmignac (1914-1986) expose les éléments significatifs permettant d'établir que le Magnificat et le Benedictus, deux cantiques que l'on trouve dans l'Evangile de Luc, ont pu être composés en hébreu. Dès lors, la langue des Evangiles ne serait-elle pas l'hébreu ? Analyse des traductions disponibles, de la langue et du rythme poétique des textes transmis.
Le Magnificat et le Benedictus, ainsi désignés universellement par le premier mot (l'incipit), du texte en latin, sont deux cantiques, tel est le terme officiel, que l'on trouve dans l'Evangile
de saint Luc.
L'abbé Carmignac a jugé que, sur le plan linguistique, ces deux textes étaient représentatifs de l'Évangile de Luc, voire des trois synoptiques, Matthieu, Marc et Luc. Le point de vue de l'abbé
Carmignac se veut strictement scientifique, même s'il a une portée plus large. Il s'agit simplement d'une étude linguistique. Quelle est la langue des évangiles ? On trouve dans la langue
des évangiles, tels qu'ils nous ont été transmis, c'est à dire le grec, beaucoup de sémitismes, c'est à dire des traces d'hébreu ou d'araméen. Cela permet de postuler une hypothèse, raison pour
laquelle il a placé un point d'interrogation dans le titre : la langue originale des évangiles ne serait-elle pas l'hébreu ? Et il en découlerait des conséquences pour le lieu de leur
rédaction (Palestine), et pour le temps où ils sont apparus, celui où l'on parlait hébreu. On trouverait ainsi un nouvel argument pour une datation précoce, ne dépassant pas l'an 50, étude
longuement développée par l'abbé Carmignac dans son ouvrage « La naissance des Évangiles synoptiques ». L'abbé Carmignac souhaitait que quelque lecteur prolonge son oeuvre en étudiant
d'autres textes, notamment le Nunc dimittis et le Pater.
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15,AVENUE FOCH