Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Au sommaire du numéro 1502 daté du 8 octobre 2011 :
Des pistes pour un catéchisme rénové.
Pour assurer la transmission de la foi, des initiatives se multiplient. Notre enquête.
Benoît XVI : Le scandale de la Croix.
Voyage apostolique en Allemagne
Benoît XVI a su conquérir la majorité silencieuse, mais a déplu aux médias, peu enclins à se remettre en cause.
L'Élysée face à un Sénat de gauche.
Appel du Saint-Siège : Protéger les chrétiens
Devant la recrudescence des persécutions antichrétienne, le Vatican appelle à faire de cette violence une urgence mondiale.
Dans un monde sans Dieu, qu'est-ce que l'homme ?
Témoignage de Luc Baresta sur le père Fillière, fondateur de L'Homme Nouveau.
Une nouvelle série sur la famille, fondement de la cité.
Figure spirituelle
Le bienheureux Mgr von Galen, le lion de Münster.
Retrouver le primat de Dieu et une spiritualité eucharistique.
Dominique Souchet encourage l'appel à penser par soi-même.
Extrait d'un article de Jean-Michel Beaussant dans L'Homme nouveau sur le gaspillage :
"Dans son essai Être consommé, William Cavanaugh a pour sa part bien résumé le problème. Li Chunmei, une Chinoise de 19 ans, est morte après avoir travaillé sans interruption 16 heures par jour pendant 60 jours d’affilée, à fabriquer des peluches pour les enfants des pays « développés » : «Nous achetons. Ils meurent. Y a-t-il une relation entre les deux ?». Bien sûr : «Nous sommes invités à acheter des produits qui apparaissent miraculeusement sur les rayons des magasins, sans nous interroger sur leurs origines.» Tandis que le rasoir à 5 lames évince le rasoir à 4, 3 ou 2 lames, des gens souffrent de la manière dont ces affaires sont fabriquées et distribuées. La mythologie commerciale des marques, du besoin indéfini de nouveaux produits, cache des coulisses autrement moins confortables. Et pourtant, interroge Cavanaugh : «Qui d’entre nous choisirait consciemment de faire travailler autrui jusqu’à en mourir pour garantir le bas prix des choses qu’on achète ?». Nous sommes partie prenante d’une telle économie, explique-t-il, parce que nous sommes « détachés » des producteurs par ce système. Le « libre marché » rend-il vraiment libre ? Toutes proportions gardées, la crise des agriculteurs en France, dont nous parlions dans le dernier numéro, relève du même système. Et les gens qui jettent la nourriture sont aussi partie prenante de ce système. L’individualisme et l’hédonisme matérialiste de la société de consommation détruisent les liens entre les êtres. À tel point qu’avec les biens matériels qu’on gaspille et jette ainsi sans discernement, au mépris de ceux qui les ont produits, ce sont les êtres humains eux-mêmes qu’on commence à mettre au rebut dès leur commencement (embryons surnuméraires) ou à leur crépuscule (euthanasie). Il serait temps enfin d’entendre l’alarme du Saint-Père. Funeste société de consommation !"