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L'ENVERS DES DROITS DE L'HOMME

L’envers des droits de l’Homme , tel est le titre explicite des actes de la deuxième Université. Une « Leçon inaugurale », introduite par Michel De Jaeghere (« L’envers du bicentenaire » renvoyant la nouvelle vulgate aux oubliettes de l’histoire), donne la parole à Jean de Viguerie qui traite des « Origines intellectuelles de la Terreur » : prenant appui sur un relevé méticuleux de citations, l’historien du XVIIIe siècle démontre que la Terreur est fille légitime des Lumières.

Dans une première partie, « La face cachée du bicentenaire », un éclairage singulier est donné par une palette de personnalités.

Paul et Pierrette de Coursac consacrent leur intervention à « La politique de Louis XVI pendant la Révolution ». On suit au fil des événements le resserrement de l’étau : l’Assemblée excède à tout moment les bornes qu’elle s’est prescrites pour aboutir au Coup d’Etat parlementaire qui débouche sur le coup de grâce d’un roi soucieux d’empêcher la guerre civile.

La persécution n’est pas une bavure ni un plan concerté : avec « Les causes de la persécution religieuse », Jean Dumont met l’accent sur la consubstantialité antichrétienne de la Révolution.

« Le bilan spirituel de la Révolution française » est dressé par Ivan Gobry : la Révolution s’est acharnée à détruire la spiritualité de la France, à pervertir le sens moral par un voyage au bout de l’enfer. Mais elle a suscité les Dialogues des carmélites, la fidélité dans l’épreuve, le refus du serment et le martyre de l’Église de France.

Reynald Secher, avec « La Vendée, mémoire et génocide », fait l’anatomie d’un génocide : la Vendée fut un laboratoire, l’extermination commença lorsque la guerre s’achèva, un habitant sur sept et une maison sur cinq ont été victimes du populicide. Une dynastie d’historiens républicains, de Michelet à Vovelle, ont nié les faits.

D’une révolution l’autre, 1793-1917 de Vladimir Volkoff est sans faille : les Blancs, les Bleus, les Rouges, Girondins et Mencheviks, Robespierre et Lénine, le meurtre du père, l’instauration de la tyrannie au nom de la liberté, le terrorisme intellectuel, il n’y a qu’une seule Révolution qui parcourt l’histoire.

« Les Médias et les deux bicentenaires » par Serge de Beketch rappelle la mission du journaliste d’opinion : chargée de réécrire l’histoire, la célébration universelle des grands principes et des Droits de l’homme a tourné au meeting à mi-chemin entre la manif’baba-cool et la parade de cirque qui a entamé la crédibilité des maîtres à penser.

La deuxième partie fait « Le procès des Droits de l’homme ». Thomas Molnar retrace « Les origines philosophiques de l’idéologie des Droits de l’homme ». La modernité jette bas le masque : le péché originel de sa pensée est que l’autre est devenu un ennemi. Avec l’anarchie du droit, Antigone n’a plus rien à opposer à Créon.

Claude Polin va « Aux sources de la pensée contre-révolutionnaire » : avec Maistre ou Burke on peut affirmer que les sociétés humaines ont des ressorts sacrés. L’utopie, le rationalisme, la souveraineté populaire, l’athéisme ou le mythe du progrès sont autant de désacralisations combattues par ces penseurs.

« Le droit contre les Droits de l’homme » par Guy Augé démonte, pièce par pièce, la mutation du langage juridique contre la pensée juridique classique avec l’apparition du droit du sujet, la confusion de la Loi et du droit. C’est une véritable subversion du droit. Pourtant l’idéalisme individualiste du droit moderne est gros de contradictions internes.

Georges-Paul Wagner aborde « Les Droits de l’homme au crible de l’ordre naturel ». Les Droits de l’homme, ces inconnus, sont à la fois inaliénables et réformables. Ils sont, en quelque sorte, l’envers du Décalogue. La machine infernale de la religion des droits de l’homme a opéré un travail de désagrégation de la Cité.

« L’Église et les Droits de l’homme, avant et après Vatican II » est traité par Daniel Raffard de Brienne. Droit objectif et droits subjectifs se télescopent. Locke préfigure Vatican II, malgré la condamnation sans appel du Magistère : les Droits de l’homme nient les Droits de Dieu. C’est Jean XXIII qui franchit le pas décisif par innovation radicale dans l’enseignement de l’Église

 

PRIX: 19,00 EUROS

 

 

 

 

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Neuilly-Plaisance

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tel:01.43.00.09.11

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