Primitivement doté de paroles païennes, ce chant issu d'une fanfare de chasse française du XVIIIe siècle, a été partiellement remanié. Il exalte, dans cette version de Jacques Arnould,
la loi divine et fustige les ennemis de la messe. Son dernier couplet reprend les phrases même de St Pierre au Christ pendant la Cène: "Quand tous trahiront, je resterai fidèle".
Hommage aux combattants chrétiens et aux vieux prêtres qui nous ont transmis le trésor de la tradition.
Des hommes à l'âme vile,
Chassant le sceptre et la croix,
Ont imposé dans nos villes
Le reniement de la loi
Mais pour que toujours sur terre
reste un point de ralliement
D'âge en âge sont fidèles
les hommes de notre sang.
Fidèles aux voix de l'âme,
des bois, du roc et du sang
Fidèles à la vraie flamme,
Fidèles à leurs enfants
Lorsqu'a chanté la chouette,
à l'ombre de nos halliers
Ils sont partis pour la quête
du Graal et du chevalier.
Les ennemis de la Messe
ont bafoué la raison
Semé le doute, la détresse
au cœur de nos maisons
Ils ont traqué les bons Pères,
voulu souiller nos enfants,
Mais le cœur des âmes fières,
triomphera dans le vent.
Quand les autres trahiront,
camarades soyons fidèles
Défendons la Tradition,
luttons pour la France nouvelle
Vrais héritiers des nobles Francs,
fidèles à Dieu et au roy
La lutte de nos descendants
emplit nos esprits de joie.