Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Benoît XVI par K.O! Touchez les au porte-monnaie et ils plient,cela devrait nous donner des idées!
L'article bien senti de Jean-Marie Guénois :
"Il est très rare que le Vatican se fâche à ce point mais la scandaleuse campagne de publicité de Benetton montrant Benoît XVI embrassant sur la bouche l'imam Ahmed El-Tayyeb de l'Université al-Azhar du Caire (Egypte) - effectivement en conflit ouvert avec Rome - a été jugée "inacceptable" par le Saint-Siège. Ce qui a conduit la marque italienne de vêtement à retirer cette image de sa campagne qui affirme vouloir promouvoir la "non haine" ("unhate") et qui utilise d'autres photos-montages de chefs de gouvernements dont Nicolas Sarkozy embrassant Angela Merkel (...)
En retirant cette image de sa campagne publicitaire, le groupe italien a dit regretter "que l'utilisation de l'image du pape et de l'imam ait ainsi heurté la sensibilité des fidèles".
Ce qui est, à l'évidence, une fausse naïveté ou une fourberie de plus pour un champion de la provocation qui savait très bien ce qu'il faisait : cette affiche avant d'être retirée a tout de même été déployée, hier, mercredi 16 novembre sur le pont Saint-Ange, à Rome, en face du Vatican. On se souvient aussi d'une campagne en 1991 où un prêtre embrassait une religieuse.
Mais cette fois Benetton a pris le risque de se mettre définitivement à dos des centaines de millions de clients potentiels qui pourraient boycotter la marque (il y a un milliard et 200 millions de catholiques dans le monde) car cette affaire ne passe pas dans les milieux catholiques. Et pas seulement chez les extrêmes.
Apprentis sorciers, les concepteurs ont joué avec des symboles mais ne se sont pas rendus compte de l'impact inconscient très profond de la manipulation des trois concepts qu'ils ont voulu lier : la papauté, l'homosexualité, l'islam. Mélange effectivement explosif.
La publicité comme un boomerang se retourne donc contre eux sous la forme d'un rejet pur et simple. Ils ne donnent vraiment pas envie de porter des vêtements dont "l'idée" instrumentalise une noble cause - "unhate" (l'absence de haine) - pour mieux "vendre" au prix du mépris effectif et massif du sentiment religieux et de la dignité humaine".