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5 Novembre 2011
Le combat des lobbies gay pour obtenir la légalisation du mariage homosexuel n’est pas nouveau. Leurs arguments tout comme leur stratégie n’est pas non plus nouvelle. Tout est fait pour convaincre les français que le mariage et l’homoparentalité sont des faits courants dans notre société. Ceci permet à ces associations de prétendre à un retard de la loi conservatrice censée s’adapter à la réalité. Nouvelle exemple avec l’affaire médiatisée de Wilfrid (devenu Chloé) et Marie.
Wilfrid et Marie sont mariés depuis 15 ans et ont trois enfants. Mais depuis l’âge de 4 ans, Wilfrid se sent femme. Aujourd’hui, il s’appelle Chloé grâce à une intervention chirurgicale qui a changé son sexe et sa vie.
Wilfrid-Chloé souhaite aujourd’hui que l’Etat reconnaisse son nouvel état civil sans pour autant annuler son mariage avec sa femme Marie. En d’autres termes, il veut devenir publiquement une femme et rester marié. Ce qui n’est pas autorisé en France où il faut choisir entre changer de sexe ou rester marié. Une situation alambiquée qui est une véritable aubaine pour les militants du mariage homo. Car si Wilfrid-Chloé désormais de sexe féminin pouvait changer d’identité officielle en restant marié à Marie ce serait un formidable précédent pour le mariage homo et la « parentalité » deux femmes étant désormais mariées ensemble et « parents » de trois enfants. Une belle histoire de « gender » en somme.
Jeudi matin, lors de l’audience du tribunal de Brest, le ministère public ne s'est pas opposé à la demande de changement d’état civil de Wilfrid ni au maintien de son mariage. Caroline Mécary, avocate pénaliste consultée par TF1 news, déclarait dans son interview : « ce n'est pas au ministère public que revient la décision finale. Et je n'imagine pas une seule seconde que le tribunal de Brest fasse droit à la demande. Mais laissons les juges trancher. Cette position défendue par le parquet démontre néanmoins qu'il y a une évolution des mentalités, y compris dans la magistrature. Plus de 57% des Français sont favorables au mariage pour tous les couples. » Le tribunal tranchera le 15 décembre.
De son côté, Wilfrid-Chloé témoigne (au féminin) dans le Télégramme : « c'est une vraie lueur d'espoir et c'est d'ailleurs assez perturbant de se sentir au coeur de quelque chose qui sera peut-être historique. Ce serait une double première puisqu'il y a la reconnaissance du mariage homosexuel mais, dans notre cas, il y a aussi celle de la parentalité homosexuelle... En France, 250.000 enfants ont deux papas ou deux mamans. » Et lorsque le journaliste lui demande si il envisage l’échec, Wilfrid-Chloé répond : « La France s'est engagée sur le droit des homosexuels à travers plusieurs résolutions... Il faut qu'elle mette ses actes en adéquation avec ce qu'elle dit. »
Contre cette dialectique bancale, il faut rappeler que la loi n’a pas pour vocation à légiférer pour des cas singuliers, mais de dire le droit pour l’ensemble de la société. Elle n’a pas pour mission de donner un statut à des comportements privés. Elle ne reconnaît pas plus l’hétérosexualité que l’homosexualité. Elle protège l’enfant et donne un statut au mariage et dans une certain mesure au couple parce qu’il crée une communauté qui a des effets et des droits durables. Ce n’est pas parce qu’il y a des couples homosexuels qu’il faut autoriser le mariage homosexuel tout comme le fait que des enfants soient aujourd’hui éduqués par des couples homosexuels ne nécessite pas de donner un statut légal à cette « parentalité » au-delà de ce qui est nécessaire à la protection des enfants.
Source : TF1 news, Le Télégramme