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L'échéance de François de Closets.

lu sur metamag:


L’échéance économique pour François de Closets - Dans un autre livre Cassandre était moquée, mais Troie est tombée
L’échéance économique pour François de Closets


Dans un autre livre Cassandre était moquée, mais Troie est tombée

 
 
   

Il est de bon ton de ne plus prendre vraiment au sérieux les prédictions économiques alarmistes de François de Closets. C’est pourtant le même homme et le même talent que celui qui faisait autorité scientifique dans les médias. De Closets, quand il écrit sur l’économie, plaît moins au système. Mais il a encore un vaste public quand il donne des conférences comme celle à laquelle j’ai assisté autour de son dernier livre : « L’échéance » (Fayard) . Plus qu’un cri d’alarme, l’affirmation d’une conviction : il est presque déjà trop tard.

Ce qu’il annonce ? L’implosion de l’Europe, avec menace de faillites, à l’exemple de ce qui s’est passé en Argentine à la fin des années  90. Pour lui, la crise de la dette est une crise majeure et l’Euro un échec. Il propose de revenir à une monnaie commune de référence, comme l’était, en un temps pas si éloigné, l’Ecu, et en gardant des monnaies nationales, que l’on peut en cas de besoin dévaluer.

Il dénonce les autruches qui nous gouvernent. "Depuis trente ans, les Français sont entretenus dans l’illusion que les États ne sont pas des débiteurs comme les autres, qu’ils peuvent s’endetter indéfiniment. Je n’ai cessé de dénoncer ce mensonge, nous voici à l’heure de vérité. C’est une rude bataille qui s’annonce et que la France gagnera après quelques années d’efforts pour autant que la classe politique cesse de nous faire croire que ce qui arrive aux Grecs, aux Portugais ou aux Espagnols ne peut pas nous arriver »

Recours à la pression citoyenne

Il appelle à une prise de conscience populaire, à une pression citoyenne, pour obliger les politiques à proposer des programmes réalistes. En un mot, 80% des électeurs devraient refuser de se prononcer, ne le faire qu’au dernier moment, si les propositions des politiciens répondent aux nécessités économiques. Sinon, on n’évitera pas l’échéance, la ruine de l’Etat et la souffrance des citoyens, surtout les plus démunis.

Selon lui, le pays peut faire face. « La France est capable d’affronter cette échéance, de passer du toujours moins au toujours mieux. L’optimisme officiel qui prétend nous épargner ces épreuves n’est rien qu’un pessimisme sur la capacité des Français à relever ce défi. » Le problème est donc l’absence d’un langage de vérité des dirigeants, face à une situation qui peut être affrontée, mais pas en fuyant la réalité.

Mais ce ne sera pas facile. « Nous vivons une double crise : une crise des finances publiques et une crise de l’économie. Notre déficit commercial sanctionne le déclin de notre compétitivité. Notre situation n’est pas celle de la Grèce car nous avons d’autres atouts. Mais la France est un des rares pays dont les finances sont tellement dégradées que si demain, par miracle, la dette était effacée, le budget serait encore en déficit. Le déficit est une drogue en France. La cure de désintoxication est difficile. »

Il donne ce conseil aux candidats à la présidence. « Aujourd’hui, les Français ont peur. Plus de la moitié d’entre eux craignent que la France fasse faillite. Et ils auraient moins peur si on leur disait la vérité. Électoralement, le courage sera payant.» C’est effectivement le sujet central actuel. Comment dépasser la crise, rebondir et éviter les faillites d’Etats prisonniers des dogmes. Voila un bon critère pour juger les futurs discours des candidats. 

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M
<br /> Il est beaucoup plus facile de s'en prendre aux peuples qui ne sont en rien responsables des crises à répétition du système néolibéral, en les culpabilisant au passage et en leur faisant payer les<br /> pots cassés, que de remettre en cause cette idéologie mortifère dénommée TINA. Remettre au pas la finance folle et cupide n'est pas venu à l'idée de François de Closets pour qui le système<br /> néolibéral est indépassable.<br /> <br /> <br />
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