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Source christroi.Saint-Martin fut l'évêque de Tours de 371 à 396. Il est vénéré depuis 16 siècles dans nos régions. Fêté le 11 novembre, date de sa mise au tombeau. Près de 4.000 églises lui sont dédiées en France.
MARTIN (nom qui signifie voué à Mars, le dieu de la guerre), naquit d'un légionnaire des armées
de l'empereur Galère, dans la petite ville de Sabaria, en Pannonie
(Hongrie), vers 316.Pendant l'exil d'Hilaire, Martin alla à Pavie, où il convertit à Jésus-Christ sa mère et beaucoup d'autres personnes, et combattit l'arianisme (hérésie niant la sainte Trinité - c'est-à- dire laconsubstantialité du Père et du Fils - et hérésie niant donc la divinité de Jésus-Christ).
Chassé de Milan par les ariens, il vécut quelque temps solitaire dans la Gallinaire, île du golfe de Gênes. Dès qu'Hilaire fut rentré dans son diocèse, Martin revint (360), et fonda le monastère de Ligugé.
Sulpice Sévère, témoin oculaire raconte que saint Martin ressuscita à Ligugé, devant un nombreux public, deux morts : un converti
auquel il n'avait pas encore donné le baptême, et un grand propriétaire du voisinage, nommé Lupicinius.
Créé évêque de Tours (372), il fonda le monastère de Marmoutiers, où il
demeura avec quatre-vingts religieux. La liturgie romaine appelle Martin "le merveilleux ressusciteur de trois morts". Comme, en se rendant à Chartres, dit Sulpice Sévère, il traversait une bourgade païenne, touché par les larmes d'une pauvre mère
qui lui présenta le corps inanimé de son petit enfant, il le ressuscita devant tout le village, qui se convertit. Chacun de ses pas était marqué par des prodiges et des conversions : les
idoles, les temples des faux dieux, les arbres objet des superstitions druidiques, disparurent dans le voisinage de Tours, à Ambroise, à Levroux, à Langeais, à Touron, à Candes.
Ce grand saint mourut le 11 novembre 396. C'est un des patrons de la France. Sa châsse servit d'étendard à nos aïeux.
Pendant la première guerre mondiale, en réponse à la demande
adressée par sainte Marguerite Marie Alacoque, en 1675, plus de douze
millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Cœur de Jésus furent portés par les soldats, les régiments, etc.. En 1917, la République avait interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Cœur et le port du Sacré
Cœur. Mais les officiers sur le terrain laissaient circuler les images, fanions et drapeaux du Sacré-Coeur. Les généraux français ne pouvaient évoquer leurs convictions, même dans les communiqués, contrairement aux chefs étrangers. Le
Kronprinz à Verdun appella "l'aide de Dieu", leGott mit uns, Pershing témoigna de la "confiance en Dieu".
Le général
Foch, commandant le 20° corps d'armée de Nancy, consacra malgré tout les armées françaises et alliées au Sacré-Coeur le 16 juillet 1918... Il
sera vainqueur et l’armistice sera signé le 11 novembre 1918 à 11 heures, en la fête de Saint-Martin, Apôtre des Gaules ! Il n’est pas inutile de rappeler que "Martin" est un nom qui vient de "mars", Dieu Romain de la guerre. (Source : Alain
Denizot, Le Sacré-Coeur et la Grande Guerre, Nouvelles Editions Latines, Paris 1994, p. 135).
Sources générales :
* Colette Beaune, Naissance de la nation France, nrf Editions Gallimard, Mayenne 1985, p. 80-81,
173.
* Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 699-700.
Liens:
* Les Francs Arquebusiers, ambassadeurs de la Belgique,
honorent leur saint patron à l'endroit même de son tombeau (musique, photos)
* Saint Martin de Tours, site des Arquebusiers de
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