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Le XIIIe siècle reste dans l’histoire comme “le siècle d’or de saint Louis”. La France, centre des arts et de la vie intellectuelle grâce, entre autres, à La Sorbonne, y atteint son apogée aussi bien économiquement que politiquement.
Louis IX commande la plus grande armée et dirige le plus grand royaume d’Europe. Sa réputation de sainteté et de justice est déjà bien établie
de son vivant et on le choisit régulièrement comme arbitre pour régler les querelles entre grands d’Europe. Le roi est considéré comme le primus inter pares (le premier parmi ses
pairs).
L’ordonnance de 1263 assure une bonne monnaie. Il installe au Temple une commission financière chargée du contrôle des comptes royaux, renforçant la structure mise en place en 1190 par son grand-père Philippe Auguste, dessinant la future Cour des Comptes.
Le prévot de Paris, Étienne Boileau organise et codifie en 1268 les métiers de la capitale en rédigeant le Livre des métiers.
Sous le règne de Louis IX sont construites les cathédrales d’Amiens, de Rouen, de Beauvais, d’Auxerre ainsi que la Sainte-Chapelle de Paris et la Sainte Chapelle de Saint-Louis de Saint-Germain-en-Laye.
Comme l'archevêché de Reims était alors vacant, ce fut de Jacques de Bazoche, son suffragant, évêque de Soissons, que Louis reçut cette onction qui rend les rois sacrés pour les peuples. Quoiqu'il fût encore bien jeune, il était déjà assez instruit pour ne pas regarder cette action comme une simple cérémonie[2]. Il ne put faire, sans trembler, le serment de n'employer sa puissance que pour la gloire de Dieu, pour la défense de l'Eglise et pour le bien de ses peuples. Il s'appliqua ces paroles qui commencent la messe ce jour-là, et dont David se servait pour dire: Qu'il mettait en Dieu toute sa confiance, et qu'il s'assurait d'être exaucé.
[Note 2: Joinville, p. 15.]
Comme cette cérémonie est trop connue pour nous arrêter à la décrire, je dirai seulement que, lorsqu'elle fut finie, on fit asseoir le roi sur un trône richement paré, que l'on mit entre ses mains le sceptre et la main de justice, et qu'ensuite tous les grands seigneurs et prélats, qui étaient présens, lui prêtèrent serment de fidélité, ainsi qu'à la reine sa mère, pour le temps que sa régence durerait.
Dès le lendemain, la reine partit pour ramener le roi à Paris; elle souhaita qu'il n'y eût aucunes marques de réjouissances, comme il n'y en avait point eu à Reims: car, quelque satisfaction qu'elle eût de voir régner son fils, rien n'effaçait de son coeur le regret dont elle était pénétrée de la perte qu'elle venait de faire. D'ailleurs l'affliction était si générale, que les grands et le peuple n'eurent pas de peine à suspendre les mouvemens de leur joie, et la sagesse de la régente ne lui permettait pas de perdre en vains amusemens un temps dont elle avait besoin pour arrêter et éteindre les factions qui se formaient dans l'état