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Renault détruit la classe ouvrière française et tout le monde s'en fout!

Des salaires de 250 euros à Tanger ,qui dit mieux sur la planète mondialiste?Allons,allons un petit effort on doit pouvoir trouver moins cher?
   
Renault va inaugurer, le 9 février, une usine géante à Tanger, censée produire des véhicules à bas coûts de marque Dacia, qui seront vendus dans le monde entier, y compris en France. Le constructeur doit y investir jusqu'à un milliard d'euros, pour faire sortir 170 000 véhicules cette année puis 340 000 véhicules à partir de 2013.

Le Maroc a mis le paquet pour le convaincre de choisir son territoire : Renault va profiter d'un niveau de salaire imbattable de 250 euros net par mois (contre 450 euros en Roumanie) pour un ouvrier à la chaîne et d'une exemption totale d'impôt sur les sociétés pendant 5 ans et d'un taux réduit pendant 20 ans.

Le renforcement de Renault au Maroc est d'autant plus frappant que la marque ne cesse de diminuer sa production française. Depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy, en 2007, celle-ci est passée de 1 012 376 véhicules particuliers et utilitaires légers à 634 319 en 2011, soit une baisse de 37 %, selon les données du Comité des constructeurs français d'automobiles.

Renault a inauguré jeudi au Maroc son usine géante de Tanger, nouvelle base "low cost" aux portes de l'Europe et tête de pont vers l'Afrique, qui ravive en France une polémique sur les délocalisations attisée par l'approche de l'élection présidentielle.

Le roi du Maroc Mohammed VI et le PDG du constructeur automobile français Carlos Ghosn étaient présents pour l'occasion.

Pour l'instant, une seule chaîne de montage est en fonction, d'où sortiront entre 150 et 170.000 véhicules par an quand elle tournera à plein. La capacité sera doublée à partir de 2013 avec une deuxième ligne.

A terme, 6.000 salariés travailleront sur place, pour un salaire mensuel moyen de 250 euros. Renault estime que les emplois indirects chez les fournisseurs pourraient se monter à 30.000.

L'usine est importante pour le Maroc, qui espère développer une industrie automobile digne de ce nom, et qui est actuellement limitée à l'usine de Somaca à Casablanca déjà contrôlée par Renault, mais aussi pour le constructeur français. La marque du losange détient déjà 37% du marché marocain.

Elle doit générer 3,5 milliards d'euros d'exportations supplémentaires pour le royaume, selon le ministre de l'Industrie Abdelkader Aâmara.

Le groupe va investir un milliard d'euros pour assembler à Tanger trois futurs modèles de sa gamme à bas prix, vendue en Europe et dans le pourtour méditerranéen sous la marque Dacia et ailleurs aux couleurs Renault.

"Tanger va permettre de relayer l'usine roumaine de Pitesti arrivée à saturation", a indiqué M. Ghosn lors de l'inauguration. Renault y fabrique la petite berline Logan et ses dérivés, la berline Sandero et le 4x4 Duster, des moteurs et des boîtes de vitesse.

Le groupe bénéficie au Maroc de nombreux avantages de la zone franche (exonération de l'impôt sur les sociétés pendant cinq ans, pas de taxe d'exportation, formalités douanières accélérées) où une dizaine d'équipementiers sont implantés. Mais sa discrétion sur la destination des véhicules relance la polémique en France.

Les syndicats craignent que la production, exportée à 85%, ne fasse concurrence à deux modèles fabriqués dans l'Hexagone, le monospace Scénic et l'utilitaire Kangoo.

Implanter une usine low cost à Tanger "n'est pas de la délocalisation" car de tels véhicules ne peuvent pas être produits en France, a répondu M. Ghosn. "Je ne pense pas que nous sacrifions l'emploi en France", a-t-il insisté.

Renault assemblera au Maroc un monospace, le Lodgy, puis un utilitaire et un troisième modèle encore tenu secret. Les boîtes de vitesse, les moteurs et d'autres composants seront en revanche importés de France, d'Espagne et de Roumanie.

Le Lodgy, dans sa version de base, sera vendu à moins de 10.000 euros dès le mois d'avril en France, a indiqué le directeur de l'usine, Tunç Basegmez, en marge de l'inauguration, soit moitié moins qu'un Scénic. "Nos grands clients seront les pays d'Europe au démarrage", a-t-il ajouté.

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