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Nouvelle offensive du lobby pour l'euthanasie!

Euthanasie, la peur fait parler les chiffres

 lu sur liberté politique:

Nouvel offensive des lobbies pro euthanasie en ces temps préparatoires de campagne électoral. Il s’agit de convaincre les politiques que l’ensemble de la France demande une nouvelle loi autorisant l’euthanasie. C’est ainsi que le clip publicitaire de l’ADMD (diffusé sur le web et France télévision) affirme: « 94% des Français approuvent le recours à l’euthanasie ».

 

 

 

L’association se réclame d’un sondage IFOP d’août 201. Une étude plus fine du sondage relativise cette affirmation catégorique. Le terme « approuver » semble être un fourre-tout pratique.

A ce sondage, déjà un peu spécieux, l’étude récente sur les intentions des personnes âgées en fin de vie face à l’euthanasie réalisée par le Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin apporte un tout autre éclairage : « 40% ne répondent pas sur l'euthanasie et 40% de ceux qui s'expriment sont contre une loi. Ils sont seulement 10% à s'exprimer dans le sens d'une aide à mourir. »

Ces résultats montrent que l’attitude vis-à-vis de l’euthanasie évolue avec l’âge. Les plus jeunes sont facilement favorables à l’euthanasie parce que la mort est une réalité lointaine beaucoup moins effrayante que la souffrance. Mais il n’en vas pas de même pour les personnes de plus 75 ans. Ces dernières semblent relativiser la souffrance et sont bien plus préoccupées par les années qui leur restent à vivre. Les témoignages sont formels !

La peur est-elle la raison de tels écarts ? La peur de mourir pour les plus âgés et la peur de souffrir pour les plus jeunes. Cette peur entretenue par des associations comme l’ADMD qui n’hésite pas à montrer dans son clip une femme prisonnière de son lit d’hopital. La mort quand elle est vécue comme une condamnation ne peut qu’effrayer ! Mais la peur doit-elle dicter nos lois pour autant ? En l’occurrence, celle qu’entretient des lobbies pro-euthanasie en prétendant que l’euthanasie garantirait une mort digne.

L’euthanasie s’oppose à la mort digne

 

Or c’est un mensonge. Aujourd’hui, un patient est en droit de refuser l’acharnement thérapeutique et la médecine ne cesse de progresser dans son combat contre la douleur.

La mort avancée ou programmée n’est nullment un progrès comme tente de nous le faire croire les partisans de l’euthanasie mais une régression. Maîtiser sa mort n’est pas la fuir. Le témoignage du personnel médical accompagnant les malades en fin de vie est à cet égard unanime : « la mort est un événement clef de la vie ». Un événement certe effrayant mais également un achèvement qui peut-être vécu dans la paix et l’acceptation. Une lettre d’une étudiante infirmière en fin de vie citée par Elisabeth Kübler-Ross dans La mort, dernière étape de la croissance témoigne du rôle essentiel que joue l’entourage et les équipes hospitalières dans ces moments là.

Voici sans commentaire ce qu’écrivait cette jeune infirmière américaine sur le point de mourir :

« Je sais que vous êtes mal à l’aise, que vous ne savez ni que dire ni que faire. Mais croyez moi, on ne peut pas se tromper en montrant de la chaleur. Laissez-vous toucher. C’est de cela dont nous avons besoin. Nous pouvons poser des questions sur l’après, le pourquoi, mais nous n’attendons pas vraiment de réponse. Ne vous sauvez pas, attendez, je veux simplement savoir qu’il y aura quelqu’un pour me tenir la main quand j’en aurai besoin. J’ai peur. La mort est peut-être devenue une routine pour vous, mais elle est nouvelle pour moi. Je ne suis sans doute pas un cas unique pour vous, mais c’est la première fois que je meurs. Pour moi, c’est le moment unique.

Vous parlez de ma jeunesse ; mais quand on se meurt, est-on si jeune ? Il est des tas de choses dont je voudrais vous parler. Il ne nous faudrait pas beaucoup plus de temps, puisque vous passez déjà beaucoup de temps près de moi de toute façon.

Si nous pouvions seulement être honnêtes, admettre nos peurs, nous toucher l’une l’autre.  Et après tout, notre professionnalisme serait-il vraiment menacé si vous alliez jusqu’à pleurer avec moi ? Entre nous ? Alors il ne serait peut-être plus si dur de mourir à l’hôpital… car on y aurait des amis. »

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