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Grande, intelligente, d’une physionomie mobile au teint blanc, Jeanne Antoinette Poisson, duchesse de Pompadour est l’archétype même de la favorite chérie par les muses et calomniée. Séduite par le roi Louis XV lors d’une partie de chasse à Étioles, elle s’efforce auprès de lui en protégeant artistes, architectes et littérateurs de talent.
À Bellevue, Choisy, La Celle ou l’Ermitage, elle accumule les meubles de Boulle, les porcelaines de Saxe, les magots de tout genre avec un goût très personnel pour les créations les plus élégantes de l’art oriental. Créatrice de la manufacture de Sèvres, elle protège Van Loo, Bouchardon, Marmontel, Crébillon, Quesnay ; Voltaire lui dédie Tancrède.
Auprès du Bien-Aimé, elle défend lucidement l’alliance autrichienne et soutient le ministre réformateur Machault d’Arnouville ainsi que Bernis et Berryer. Sa popularité est très grande lorsqu’elle disparaît à 42 ans en 1764.
L’auteur
Docteur de l’université de Paris (lettres), Marie-Magdeleine del Perugia a déjà publié une biographie de Madame Louise de France, fille de Louis XV, carmélite et vénérable. Son nouveau livre restitue les multiples facettes d’une femme croyante, amoureuse et raffinée qui a marqué l’histoire.
Ce que la presse en dit
Un livre distrayant, agréable à lire qui nous présente un personnage extraordinaire, au sens propre du terme. Si tout le monde connaît le nom
de « Pompadour », qui connaît réellement Jeanne-Antoinette Poisson, devenue madame d’Etioles avant d’être la marquise de Pompadour, favorite attitrée du roi ? Avec tact, madame
del Perugia nous fait entrer dans l’intimité d’une femme étonnante, fine, droite, intelligente, pleine de dons pour les arts, amoureuse au point d’être capable de s’immoler pour celui qu’elle
aime : le roi. Au cours des âges, les historiens ont déformé la figure de madame de Pompadour pour en faire une facile caricature et reporter sur elle la responsabilité de tous les revers,
de tous les échecs. Il faut dire que, occupant une place réservée d’office à la noblesse, elle se fit beaucoup d’ennemis dans ses rangs, issue qu’elle était de la bourgeoisie de finance, classe
montante redoutable et redoutée ; le clergé qui voyait une amie des « philosophes » lui fit une guerre acharnée, le dauphin ne put jamais l’admettre... mais Louis XV lui
accordait toute sa confiance, on peut même dire que depuis le cardinal de Fleury, elle fut la seule personne en qui il eût confiance, sa seule amie (on était en effet passé de l’amour à
l’amitié). La marquise va seconder le roi dans tout ce qui lui déplaît pour des raisons liées à son caractère : les relations publiques ; elle va se démener au service du roi,
protéger et encourager les artistes, organiser, construire.
C’et elle qui crée la manufacture de Sèvres et prévoit la construction de l’École militaire.
Sans faire de madame de Pompadour une statue de la vertu, Marie-Magdeleine del Perugia rétablit la vérité sur un aspect caché de l’histoire de France avec un livre qui pourrait
s’intituler : « Histoire d’une âme au siècle des Lumières ».
Madame de Pompadour vécut quarante-deux ans, de 1721 à 1764.
Juliette Colange
L’Homme Nouveau,
« Elle ressemblait à un morceau de diamant », dira-t-on de Jeanne-Antoinette Poisson.
Malgré cette beauté, les rancœurs et intrigues de la cour du Roi de France ne lui seront pas épargnées quand elle deviendra, en 1745, la maîtresse de Louis XV. Née en 1721 dans un foyer de
financiers, elle épouse en 1741 le seigneur d’Étioles, Charles Le Normant, et rencontrera Louis XV en 1745. Réellement éprise de lui, elle ira jusqu’à s’intéresser à son travail, afin de lui
être plus proche. Retirée à la fin de sa vie, elle écrira à une amie : « Convertissons-nous, mais sans faire de bruit ni d’éclat et sans affecter rien ». Une vie riche et
éprouvée tout à la fois, magnifiquement contée.
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