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LE WHO'S WHO DES COWBOYS CHANTANTS - ALAIN SANDERS

 

 

 

 

 

Le Who's who des cowboys chantants
Alain Sanders
(Collection GO WEST)

Les cowboys chantants, les singing cowboys, ont marqué – des années 30 aux années 50 – aussi bien le monde de la chanson westernienne que celui du cinéma.

Les thèmes des films dans lesquels apparaissaient les singing cowboys étaient souvent les mêmes : défense d’un ranch ou d’une petite ville contre des bandits, protection de la veuve et de l’orphelin, intervention du beau cowboy qui, à la fin de l’épisode, partait dans le soleil couchant avec – ou sans – la jolie jeune fille.

Une autre époque ? Pas vraiment. Et l’on a tous dans le cœur cette séquence de Rio Bravo où, dans le bureau du shérif, Ricky Nelson, John Wayne, Dean Martin et Walter Brennan entonnent Rio Bravo et My Rifle, My Pony And Me.

Mais tout décolle vraiment dans les années 30.

A partir du moment où les chansons deviennent parties intégrantes des westerns. On porte au compte de l’une de ces cowboys-stars, Ken Maynard, le crédit de ce mariage – entre les films de cowboys et les chansons du même métal.

Le singing cowboy, est devenu une institution. Il est la dernière incarnation d’un idéal américain : le cowboy bagarreur, simple et travailleur, en tant que héros moral. Après tout, les sales types ne chantent pas  

             

Le “Who’s who des cowboys chantants” d’Alain Sanders

En amoureux du Sud américain profond, Alain Sanders nous offre le

Who’s who des cowboys chantants

. Envoûté par son sujet, il enchaîne les portraits courts et

incisifs.   

LES singing cowboys, nous apprend-t-il, ont toujours le beau rôle, la défense

d’un ranch ou d’une petite ville contre les bandits, la protection des plus faibles. Ils

sont l’incarnation d’un idéal américain. Avec ces portraits, Alain Sanders nous dépeint

un monde compris et aimé. On entend Bing Crosby, Roy Rogers, Marty Robbins. Il y a

des descriptions qui valent les plus belles chansons. – C.R.

— A partir de quelle époque les chansons deviennent-elles partie intégrante des

westerns et qui fut le premier cowboy chantant ?

— A partir des années 30, c’est-àdire avec la naissance du cinéma parlant et donc

chantant. Rappelons à cet égard que le premier film parlant a été un film chantant, 

 

LE Chanteur de jazz , avec Al Johnson qui pour l’occasion était grimé en noir. Mais comme le

premier film du cinéma américain, muet en l’occurrence, avait été un western  

Le Vol du Rapide  

 la rencontre entre les cowboys et la chanson westernienne était inévitable. Il est

difficile de dire qui fut vraiment le premier cowboy chantant, mais s’il fallait en retenir

un, ce serait Ken Maynard (1895-1972), d’abord parce que c’était un vrai cowboy qui

participa notamment à des spectacles ambulants dans le genre de celui de Buffalo Bill, et

aussi parce qu’il avait tout d’une star. La vérité commande de dire qu’il n’était pas un

très bon acteur. A quoi les réalisateurs répondaient : « Peut-être, mais il est beau, il plaît,

et il monte à cheval comme personne. »

— La plupart de ces   singing cowboys chantent-ils vraiment où sont-ils doublés,

prenons le cas de John Wayne par exemple ?

— Tous effectivement étaient des chanteurs et n’étaient donc pas doublés. La seule

exception qui confirme la règle c’est John Wayne justement qui fut sans doute doublé

par un grand  

singing cowboy,

Smith Ballew. D’ailleurs, John Wayne a avoué ne s’être

jamais senti à l’aise dans ses rôles de cowboy chantant et souvenons-nous de

 

Rio Bravo où alors que ses comparses poussent la chansonnette, il se tient à l’écart en se

contentant de fredonner vaguement.

— Qu’en est-il des   singing cowgirls ?

— L’époque était très machiste. Si on a beaucoup d’actrices qui devinrent des stars

d’Hollywood, les rôles de  

singing cowgirls

étaient beaucoup moins évidents, ne serait-ce

que parce qu’il fallait savoir… chanter, mais aussi monter à cheval et tenir la dragée

haute aux cowboys toujours un peu machos comme on le sait. La   cowgirl

la plus

emblématique est Dale Evans qui fut l’épouse du « roi des cowboys », Roy Rogers.

—   

LE singing cowboy appartient-il au passé ?

— Comme le western, le   singing cowboy

est parti solitaire vers le soleil couchant. Mais, à

de nombreux frémissements, on perçoit un véritable retour de ce genre, qui est l’identité

même de l’Amérique profonde, et je ne désespère pas qu’au détour de tel ou tel film on

reverra un petit gars de la grande prairie venir parler d’amour en chantant.

Propos recueillis par Catherine Robinson

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Présent

 

 n° 6988 du samedi 12 décembre 2009 

Le Who’s who des cowboys chantants” d’Alain Sanders

Aucun de ses lecteurs ne l’ignore : Alain Sanders aime la country music, au point de lui

consacrer une revue mensuelle,

 

Country Music Attitude

. Dans cet univers musical issu des

terroirs de l’Amérique profonde, la country and western, musique américaine blanche un

peu hybride, mêlant à de vieilles chansons cowboys des airs du hillbilly (l’ancêtre de la

country, musique des « gars de la montagne », en l’occurrence les Appalaches, devenue

par extension celle des Petits Blancs de la campagne). Le légendaire Hank Williams, né

dans une famille de paysans et de bûcherons, avait coutume de dire : « Il nous faut avoir

respiré beaucoup de crottin de mule avant de pouvoir chanter comme un hillbilly. » Une

musique âcre, assez éloignée, les profanes l’auront compris, du snobisme intellectuel

new-yorkais.

En juillet 2000 Alain Sanders avait publié aux Editions Godefroy de Bouillon Une

histoire des « singing cowboys »

: ces cowboys chantants qui, des années trente aux années

cinquante, ont marqué l’histoire du western. Alain Sanders réédite cet ouvrage à l’Atelier

Fol’fer (1), en l’allégeant toutefois des additifs de la première version, dans lesquels il

rendait également hommage aux écrivains et artistes de la conquête de l’Ouest, et des

figures emblématiques de la frontière. En revanche cette nouvelle édition se trouve

augmentée d’un tas de biographies inédites sur les cowboys chantants. Le premier

volume en contenait vingt-six, son Wo’s who

nous en présente cinquante-cinq. Certaines

d’entre elles concernent parfois des seconds rôles qui, pour autant, ne sont pas les moins

intéressants. Un livre référence pour tous ceux qui, dans l’avenir, se pencheront sur

l’histoire du western.

« Les thèmes des films dans lesquels apparaissaient les singing cowboys

étaient souvent les mêmes : défense de la veuve et de l’orphelin, intervention du beau cavalier qui, à la fin

de l’épisode, partait sous le soleil couchant avec – ou sans – la jolie jeune fille » qu’il

avait sauvée, au péril de sa vie, des griffes des méchants. « Parmi les exigences du

scénario, généralement assez simpliste, figurait celle-ci : entre deux scènes d’action, le

héros troquait son six-coups pour une guitare et donnait une sérénade à sa belle. Ou

poussait la chansonnette à cheval, seul sous les étoiles. » Ou encore, bien sûr, autour

d’un feu de camp :

Dans les plaines du Far West quand vient la nuit

Les cowboys près du bivouac sont réunis

 

Vagabonds solitaires condamnés à l’errance, ces justiciers venus de nulle part sont en

quelque sorte des avatars modernes (un modernisme remontant au tout début du

cinéma parlant) des chevaliers des gestes médiévales. Ils en ont le courage, la loyauté,

l’honnêteté, le sens de l’honneur : vertus auxquelles s’ajoute le culte de la liberté.

Galoper sans contrainte à travers des horizons sans fin. Leurs chevauchées résonnent

encore dans nos souvenirs d’enfant…

A la panoplie classique du coureur de prairie : cheval, Winchester 73, Peacemaker à la

crosse artistement ouvragée, lasso, Stetson, bottes de cuir à hauts talons biseautés,

généralement pourvues d’éperons en argent, foulard qui protège de la poussière, les

cowboys chantants ajoutaient un autre élément, l’instrument de musique. Banjo, violon,

mais plus généralement une guitare. Ils jouaient sur deux tableaux : le cinéma et la

chanson westernienne. L’écran et le disque.

Ces héros de celluloïd et de vinyle avaient pour noms : Rex Allen, Gene Autry (le plus

célèbre avec Roy Rogers), Bob Baker, Smith Ballew, Bill Boyd (à ne pas confondre avec

William Boyd, qui incarnait lui le personnage de Hopalon Cassidy, « le cowboy aux

cheveux blancs », dans des séries très populaires mais non chantantes), Ken Curtis,

Jimmie Davis, Eddie Dean, John « Dusty » King, Dale Evans, « la plus belle cowgirl que

les singing cowboys aient compté dans leurs rangs », Tex Flecher, Dick Foran, Tex

Harding, Monte Hale, Georges Houston, Ken Maynard, Pasty Montana (une vraie fille

de l’Ouest), James Newill, Dorothy Page (autre reine de l’Ouest), Jack Randall, Tex

Ritter, Roy Rogers (le plus célèbre avec Gene Autry), Fred Scott, Jimmy Wakely, Ray

Whitley, Bob Wills et même… mais oui, John Wayne en personne, qui, peu de

cinéphiles s’en souviennent, commença sa prodigieuse carrière comme singing cowboy

et héros de serials. Plus quelques autres.

« C’est avec des adolescents qui durent un assez grand nombre d’années que la vie fait

ses vieillards », écrit avec désenchantement et lucidité Marcel Proust. Alain Sanders, qui

a su, lui, à travers les aléas de la vie, garder son coeur d’adolescent, nous fait revivre nos

émerveillements d’enfants sur grand écran… Ce que nous ressentions le dimanche

après-midi dans de petits cinémas de quartier ou de campagne, ou parfois le jeudi dans

des salles de patronage… L’émerveillement de l’Ouest sauvage, avec ses tribus

d’Indiens, ses caravanes de pionniers, ses troupeaux de bisons et de bêtes à cornes, ses

ranchs et ses cowboys, ses shérifs héroïques et ses outlaws impitoyables, ses

embuscades, ses pilleurs de banques, de diligences, de trains, ses chercheurs d’or et ses

chasseurs de prime, ses as du rodéo, ses saloons enfumés avec les filles en bas résille et

les joueurs de poker… Et bien sûr l’infinitude des grands espaces… Toute la

mythologie du western et sa flamboyante liturgie, avant que l’existence, au fil des années,

ne nous vole nos rêves de Far West. Ces rêves de gosse qu’Alain Sanders a su conserver

intacts.

Jean Cochet

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Le Choc du Mois

 

, n° 35, janvier 2010

 

I’m a lonesome cowboy

Vous n’y connaissez rien aux cowboys chantants ? Tout au plus connaissez-vous

quelques airs de country ou quelques airs de westerns et ce n’est même pas sûr. Même

les fumeurs de Malboro ne connaissent plus John Wayne ! En outre les nouvelles

générations ne perçoivent le western que par sa version parodique dite spaghetti. Tout

se perd et tout se transforme dans le grand oubli général. Dès lors le petit opuscule

constitué de notices biographiques détaillés sort de l’oubli tout ce monde des singing

cowboys

 

«

dernière incarnation de l’idéal américain : le cowboy bagarreur, simple et travailleur, en tant

que héros moral

 

». On croit volontiers Alain Sanders sur parole. Néanmoins, pour que

l’ouvrage soit parfait, il eut fallu un CD d’accompagnement !

DS

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http://www.les4verites.com/Le-who-s-who-des-cowboys-chantants-2669.html

Dean Martin & John Wayne - My Rifle My Pony And Me

Je considère Alain Sanders comme l’un des meilleurs journalistes de la presse

indépendante. Engagé politiquement, volontiers polémiste, il n’en a pas moins su garder

une âme d’enfant… L’émerveillement chez lui n’est jamais très loin et, chose rare, il sait

le faire partager.

L’Amérique profonde, le Grand Sud, n’ont plus de secret pour lui. À mille lieues de la

sénile Obamania régnante.

Dans son dernier ouvrage, Alain Sanders nous fait (re)vivre la belle épopée des cowboys

chantants (singing cowboys) qui ont marqué, des années 1930 aux années 1950, le

monde de la chanson « westernienne » et du grand cinéma américain.

Sous forme de « who’s who » très ludique, Alain Sanders nous brosse des portraits

attachants de ces « troubadours » du Nouveau monde, car le « singing cowboy » est

devenu une institution. Il est la dernière incarnation d’un idéal américain : le cowboy

bagarreur, simple et travailleur, en tant que héros moral. D’ailleurs, Sanders nous le

rappelle : « Après tout, seuls les sales types ne chantent pas ! » On est prévenus…

David Miège

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Faits et Documents

 

, n° 289, 15 au 31 janvier 2010

KIOSQUE

A signaler,

 

Le Who’s who des cowboys chantants

, un dictionnaire des acteurs de western

qui,Colt que de la guitare, par Alain Sanders, infatigable chantre d’une certaine

Amérique mythifiée.

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Le Cri du coyote

 

, n° 115, février-mars 2010

COYOTHEQUE

Le Who ls Who des cowboys chantants

Alain Sanders

Parmi les images que les US ont imposées partout, celle du cow-boy est la plus

emblématique. Quand, au tournant des 30’s, avec le cinéma parlant, cette image se met à

chanter, on atteint un des sommets de cet art populaire plein de bons sentiments et

d’images désormais kitsch. Reste la musique, parfois délicieuse, mais on oublie souvent

les acteurs au profit de l’icône, comme on le fait des images de

 

pin’ ups.

Conçu comme un guide nominatif des principales références, avec des portraits imagés

et une bibliographie, ce livre recense plus de 50 artistes, présentés dans leurs

caractéristiques majeures, avec les détails spécifiques qui évitent la monotonie ou la

répétition. On a évidemment les grands noms (Gene Autry, Roy Rogers, Tex Ritter, Rex

Allen, etc.) mais aussi un rappel très utile de la carrière de gens auxquels on ne pense pas

forcément dans ce registre (Ken Maynard, Jimmy Wakely, Bing Crosby, John Wayne,

etc.) et surtout on déniche une liste d’acteurs/ chanteurs qui nous sont inconnus : de

quoi élargir notre horizon musical, maintenant que, grâce à Internet et aux DVD, on

peut retrouver le son avec... les images !

Certes, on est toujours loin de la réalité de la vie du cow-boy, seul Bob Baker a vraiment

exercé le métier. Les autres sont évidemment cavaliers. Beaucoup de second rôle

mettent en valeur le héros, c’est le cas des animaux savants et même des femmes ( ! )

mise à part Dale Evans peut-être. Alors qu’un très grand nombre de garçons vachers

étaient mexicains ou noirs, les acteurs sont des archétypes du bon country boy blanc

américain qui s’adresse en fait surtout aux citadins. (Un seul Noir, Herb Jeffries, a fait

une vraie carrière). Les décors sont typés, les costumes toujours propres ( ! ) et la

chanson doit faire rêver...

On peut ainsi replacer ces singing cowboys dans l’histoire artistique des USA : l’analyse du

phénomène qui a suscité un immense engouement, et reste encore présent dans

l’inconscient de beaucoup d’entre nous, est révélatrice de ce pays où l’art et la musique

sont toujours volontairement les vecteurs d’une morale, d’une leçon sociale et politique.

Le cow-boy chantant est donc indépendant, travailleur, bagarreur, séducteur, habile,

généreux, patriote, désintéressé... d’ailleurs l’auteur le souligne à juste titre :

 

« Les sales types ne chantent pas » !

Cette lecture donne envie de repartir vers l’Ouest et sa mythologie qui n’en finit pas de

séduire, car depuis Warner Baxter et son In Old Arizona,premier du genre (avec même

un Oscar !) nos esprits continuent, en chantant, à galoper dans la prairie sans fin.

J.B.

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Rivarol

 

, n° 2940 du 19 février 2010

Le Who ’s who des cowboys chantants

Les malades de l'Ouest américain, des mustangs, du dobro, de la blue grass et de la country danse

  vont s'arracher ce livre où sont recensés pas moins de 55 des plus grands chanteurs

de country qui, entre les années 1930 et 1960, tournèrent des centaines de films – de

cowboys comme on disait alors. Les moins initiés se souviendront de Roy Rogers, Marty

Robbins, Gene Autry, Patsy Montana, et autres Eddie Dean, pour la plupart nés dans

une cour de ferme et poussés sur les routes par la grande misère de 1929. Ils

reconnaîtront en même temps le clin d’oeil de l'auteur qui aura glissé dans sa liste les

monuments que furent Bing Crosby et John Wayne – et il aurait pu ajouter Elvis

Presley. Le premier, s'il se hasarda souvent dans la country,ne tourna-t-il pas en 1936

dans Rythm on the Range, un western

qui fut un immense succès et ouvrit la voie pour

trente ans à la déferlante des cow-boys chantants

de Hollywood ? Quant au second, certes doublé dans les séquences musicales, il n'en figura pas moins dans treize films du genre, ce qui prouve la popularité de ce type de divertissement.

Mais le livre d'Alain Sanders va bien au-delà. Il montre sans y paraître l'énormité de la

dépossession d'une culture et d'une civilisation qui depuis un demi-siècle ont été

squattées par toutes les peuplades de la terre. Entre les deux guerres, l'Amérique était

une nation rurale et se reconnaissait dans ces chanteurs et ces films qui la représentaient

telle qu'elle était. Blanche, chrétienne, fière de son identité euro-américaine et

formidablement généreuse. A voir ce qu'elle est devenue dans le chaos multiracial

illustré par Martin Luther King et Obama, on comprend quelle révolution génétique

soigneusement tue a roulé sur ce continent. La catastrophe urbaine qui s'est abattue en

quelques décennies sur les grandes métropoles les a transformées en cloaques verticaux

pris d'assaut par des dizaines de millions d'allogènes n’ayant avec l'Amérique d'hier

aucune communauté de culture, d'histoire, de moeurs et de destin. Soucieux seulement

de plaquer leurs rites exotiques sur une vision strictement urbaine, consumériste,

réfractaire à tout ce que charriait depuis quatre cents ans la civilisation dominante

profondément européenne.

Les sit coms débiles diffusent sur tous les écrans de télévision du monde une image

affligeante du pays qui fut celui des grands espaces et de la frontière, « terre des hommes libres

et patrie des braves » comme le clame le Star-Spangled Banner. Cette Amérique

down town visqueuse, grouillante, sombre, sale, bruyante, que nous enfournent jusqu'à la nausée ses

feuilletons policiers avec leur commissaire toujours noir, leur flopée d'inspecteurs

chicanos, le génial technicien asiatique et les inévitables assassins caucasiens, s'enrobe de

reg ,gae,,gae, de hip hop et des syncopes analphabètes des raps enragés. -

Ils sont les grimaces déliquescentes d'une société dissonante, antagoniste, haineuse et, demain, hostile.

Le western et la musique country étaient hier l'expression d'une Amérique conquérante,

homogène et harmonieuse. Celle de l’urban mousek

et des séries policières ou urgentistes

représente un empire moribond, en guerre avec lui-même. Multiracial.

Jim Reeves

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http://www.musicboxtv.com

Honky Tonk News de G

érard Quantin

LE  Who des cowboys chantants

par Alain Sanders

Qui ne se souvient pas des films où apparaissaient ces « Singing Cowboys » comme

Gene Autry ou Roy Rogers pour ne citer qu’eux, les plus célèbres.

Aussi l’ami Alain Sanders, encyclopédiste intarissable sur tout ce qui touche de près ou

de loin à l’Histoire des Etats-Unis, (surtout du Sud), de la Country-music ou de

l’Histoire du far-West a répertorié dans un livre intitulé fort à propos « Who’s Who des

cowboys Chantants » dans la collection Go West aux éditions Fol’fer, 55 de ces artistes

de la gâchette à la voix suave. Il avait déjà publié en 2000 une « Histoire des Singings

Cowboys », mais avec ce volume, la liste de ces héros des salles de cinéma de notre

jeunesse est je pense quasi exhaustive. Il y donne des biographies inédites ainsi que des

anecdotes dont il a le secret et qui font le sel de ses chroniques dans le Honky-Tonk

Music Box. Cela nous ramène également à l’Histoire du Western avec ses héros qui

sur l’écran défendaient la veuve et l’orphelin, winchester ou six coups à la main, aussi

droits dans leur bottes que dans leur tête. Défenseurs de la Loi, face à des renégats

sans pitié ou des indiens qu’on nous présentait sanguinaires. Et tout se terminait

souvent par une chanson au clair de lune sous le fumet d’une cafetière prometteuse sur

un feu de bois ou sous le regard attendri d’une belle aux yeux enamourés. C’est un peu

le cliché et pourtant, ces films en noir et blanc, gardent la nostalgiques des cinéphiles en

se rappelant que le grand John Wayne dans Rio Bravo commençait sa carrière comme

« singing cowboy ». Bien qu’il fut le seul « singing cowboy » sans doute doublé, mais

l’exception lui allait bien, ne fut il pas un exceptionnel acteur ? En revanche les 54 autres

présentés dans cet ouvrage ont bien poussé la chansonnette ….dans les plaines du Far-

West.

Un livre qui fait retrouver les rêves et les souvenirs, à lire en écoutant les chansons

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