prix:25,00 euros
L’album que vous avez en main n’est pas « un pastiche de la Bible », composé de manière « histoires saintes » nous présentent des versions soigneusement édulcorée de ces livres, et on comprend que
la Bible ait été mise à l’index, interdite de lecture jusqu’au XIXe siècle. Dans ces ouvrages épurés vous trouverez l’histoire de Loth, le seul juste que Dieu ait trouvé à Sodome, qui reçoit de
celui-ci l’ordre de quitter la ville, sans se retourner, avec sa femme et ses deux filles. Mais si le lecteur va jusqu’au bout du texte biblique (Genèse 19 :30-38) il découvrira que le bonhomme a
assuré sa descendance en couchant tout simplement avec ses deux filles. Les expressions figurant dans la Bible masquent souvent les faits évoqués. Ainsi, dans la conquête de la Terre Promise, quand
Yhawey « dévoue les villes de ce pays par interdit », cela signifie simplement qu’il ordonne aux Hébreux et à leur chef, Josué, d’y tuer hommes, femmes, enfants et bétail. Le recours au dessin,
teinté d’un peu d’humour, permet pour la première fois de rendre cet ouvrage de 4000 pages lisible, souvent dans toute sa crudité, dans toute son horreur. Ces passages n’ont pas été sélectionnés à
dessein, de manière provocatrice.
Biographie de l'auteur
Jean-Pierre Petit et Jean-Pierre Lévy sont en fait une seule et même personne. Au 15ème siècle, Isabelle la catholique, faisant sienne la cause de l’Inquisition, décida que la seule religion
envisageable, dans une Espagne enfin unifiée, était celle de Rome. Les non-catholiques furent alors confrontés à trois types de choix possibles : la conversion, l’expatriation, le bûcher. Les
ancêtres de Jean-Pierre Lévy optèrent pour la première formule. En Espagne, la famille Lévy, du moins cette famille-là, est donc catholique depuis 5 siècles, et même un tantinet bigote. Avant la
seconde guerre mondiale, Monsieur Lévy, catholique de souche, comme son nom l’indique, épousa une dame Petit, en France. Ils se marièrent à l’Eglise. Puis ils se séparèrent. Le père retourna vivre
en Espagne et la mère resta en France avec le jeune Jean-Pierre Lévy, leur fils. Comme il apparut bien vite que le fait de porter un tel nom risquait de valoir à celui ci un aller simple pour
Auschwitz, les papiers furent donc falsifiés et Jean-Pierre porta pendant toute la guerre le nom de sa mère. Cette situation se prolongea dans l’après guerre, époque pendant laquelle le jeune
Jean-Pierre ex-Lévy fut enfant de choeur, entre autre. Mais la falsification de l’état civil a des limites. Au premier recensement, l’auteur, adolescent, contraint de reprendre sa véritable
identité, découvrit deux courants qui lui étaient restés jusqu’ici totalement étrangers : le sionisme et l’antisémitisme. En ayant pardessus la tête de tous ces problèmes confessionnels, il se
rendit à l’Etat-Civil en demandant à s’appeler Dupont, histoire d’avoir un peu la paix. Les services concernés trouvèrent plus simple de l’autoriser à continuer de porter le nom de sa mère. A la
fin des années 90, mû par une simple curiosité, l’auteur se plongea dans la Bible. Il ne faut pas voir dans ce qui va suivre une interprétation infidèle. Il s’agit d’une lecture un peu
particulière, à des fins de sensibilisation. La Bible est en effet très mal connue, y compris des croyants eux-mêmes. Il est vrai qu’on se perd vite dans ce dédale monumental et séculaire, point de
départ des religions.