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L'Amour face au SIDA..............

                                                                           PRIX:18,00 euros

Deux ans après la polémique née du discours du pape Benoît XVI lors de son voyage au Cameroun où il disait que « le préservatif ne réglerait pas le problème du sida en Afrique », les médias choqués, se sont déchaînés contre lui. Suite à ce tollé, Benoît XVI est revenu sur le sujet dans son livre Lumières du monde paru en novembre dernier, où il admettait que l’utilisation du préservatif était nécessaire « dans certains cas, quand l’intention est de réduire le risque de contamination. » Le côté passionnel montre bien que le sujet touche à plusieurs domaines : la médecine mais aussi, la morale, la philosophie et l’idéologie. Deux spécialistes, l’américain Matthew Hanley, diplômé en santé publique et conseiller technique sur le VIH/SIDA auprès du Secours Catholique et Jokin de Irala, vice doyen de l’Université de Navarre, docteur en médecine et docteur en épidémiologie abordent la question de manière rationnelle et pragmatique. Ce virus ne peut être prisonnier d’aucune idéologie car c’est une maladie mortelle qui continue de faire des millions de victimes par an dans le monde. En l’état des choses, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les politiques de santé n’obtiennent pas de bon résultat. Les victimes sont toujours plus nombreuses. Dans cet essai clair et documenté, ils constatent l’échec d’une politique de santé et se posent la question du pourquoi et du comment. Pour ces deux spécialistes, il est grand temps de renouveler notre regard sur cette maladie et sur les causes de celle-ci. Le constat est que le préservatif ne suffit pas pour arrêter cette hémorragie. Une politique de prévention plus ambitieuse et plus radicale doit être mise en place pour résorber la pandémie. Face au SIDA, le préservatif ne peut être la seule réponse et au nom de la liberté sexuelle, le seul moyen de prévention, envisageable… L’amour face au sida est un cri d’alarme pour prendre conscience de notre responsabilité dans cette lutte qui nous concerne tous. C’est une question vitale !

 

L'oligarchie du Sida contre l'Eglise

Alors que l'Eglise est la première institution au monde à s'occuper des malades du Sida, Matthew Hanley et Jokin de Irala, dans L'Amour face au Sida (Editions de L'Oeuvre), écrivent :

"L'Eglise considère que tout homme a le pouvoir de changer, et cette vision est en opposition directe avec celle de l'oligarchie du SIDA, qui veut que l'homme soit la victime impuissante de ses passions et des circonstances. Toute la politique du moindre mal et de la réduction des risques, avec sa sophistication technique et son gigantisme bureaucratique, repose finalement sur cette dernière vision, profondément condescendante, de la personne.

La réduction des risques, qui est majoritairement la politique de l'oligarchie du SIDA, attend donc trop peu de la personne humaine. [...] Ne pas reconnaître la capacité qu'ont les jeunes et les adultes de répondre positivement aux messages promouvant l'abstinence et la fidélité dans un contexte qui veut affirmer le don de la sexualité, c'est en dernier ressort leur rendre un mauvais service."

 

LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE

15,AVENUE FOCH

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A
<br /> La prévention reste le seul moyen de lutte contre la propagation du SIDA. C’est en effet une maladie liée au comportement (sexuel et partages d’aiguilles et de seringues ainsi que du matériel<br /> servant à préparer la drogue). Seul un changement dans ce comportement peut nous protéger et limiter le mal en attendant un vaccin. Même lorsque nous aurons un vaccin, les mesures actuelles de<br /> prévention demeureront toujours le principal moyen de lutte.<br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> Sida : l'échec du tout-préservatif<br /> <br /> <br /> Présent publie un entretien avec le Dr Jokin de Irala remis sur le livre qu’il a écrit avec Matthew Hanley (postfacé<br /> par Mgr Aillet) : L’amour face au sida.<br /> Extraits de l'entretien :<br /> <br /> <br /> <br /> "Les pays qui mettent l’accent principalement sur<br /> l’usage du préservatif ne parviennent pas à freiner l’épidémie. Aucun pays n’a réussi à l’endiguer avec les campagnes générales axées sur la promotion des préservatifs. Par exemple, en<br /> Afrique du Sud, pays de 48 millions d’habitants, près de 450 millions de préservatifs ont été distribués en 2004, mais l’épidémie continue à échapper à tout contrôle. En revanche,<br /> des pays comme l’Ouganda, le Zimbabwe et le Kenya sont parvenus à freiner l’épidémie parce qu’ils ont pris au sérieux la promotion au sein de la population des mesures<br /> d’« évitement du risque » : le retard du début des relations sexuelles et la monogamie mutuelle.<br /> <br /> <br /> Comment s’explique cet apparent paradoxe ?<br /> <br /> <br /> Une des explications qui circule est celle de la « compensation du risque ». En santé publique, on parle de « compensation du risque » lorsqu’une mesure préventive plutôt<br /> « technologique » ou « biomédicale » réduit la perception du risque de la population de sorte que d’autres conduites élémentaires de prévention sont abandonnées. A la fin,<br /> le risque dépasse l’effet théoriquement bénéfique associé à la mesure technologique. Par exemple, la hausse paradoxale des cancers de la peau chez les personnes qui utilisent le plus les crèmes<br /> de protection solaire est liée à ce phénomène de la compensation du risque : l’impression d’être protégée par la crème solaire peut conduire une personne à passer trop d’heures exposée au<br /> soleil. De même, une confiance excessive dans les préservatifs, présentés comme pleinement efficaces, a poussé beaucoup de gens à avoir des relations sexuelles en toutes circonstances<br /> d’âge et de risque sans s’inquiéter de la possibilité d’être infecté par le virus.<br /> <br /> <br /> Mais si le préservatif a un effet protecteur, comment son usage peut-il déboucher sur une hausse du risque d’infection ?<br /> <br /> <br /> Si les campagnes de promotion du préservatif se font sans donner toute l’information (en expliquant son efficacité et l’importance des comportements d‘« évitement du risque »), elles<br /> peuvent finir par transmettre une idée de sécurité absolue qui est fausse. Cette fausse impression de sécurité peut inciter les jeunes à commencer plus tôt leurs relations sexuelles,<br /> passant ainsi d’un risque nul au risque d’infection propre aux usagers du préservatif. Et ceux qui choisissent d’avoir des rapports plus risqués (par exemple, avec un plus grand nombre<br /> de partenaires) passeront à un plus grand risque d’infection, malgré l’emploi de préservatifs, car cette sexualité plus risquée augmente la probabilité de contagion au-delà du degré de<br /> protection du préservatif, qui n’est jamais de 100 %. Nombre de personnes sont ainsi passées d’un risque nul ou faible à un risque supérieur, car le comportement à risque final<br /> dépasse la probabilité protectrice du préservatif."<br /> <br /> <br /> <br /> Michel Janva<br /> <br /> <br /> <br />