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Essai de critique littéraire dans le nouveau monde arabo-islamique.

A lire pour tous ceux qui voient dans l'islam une religion compatible avec notre civilisation chrétienne. 

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PRIX:35,00 euros

Présentation de l'éditeur
S'il est inéluctable que les circonstances mettent l'orientaliste au contact de sujets très variés où l'aspect littéraire n'est pas le seul en présence, doit-on se contenter de ce caractère fortuit ? N'y a-t-il pas là une voie méthodologique spécifique à creuser ? Communément l'islamologue a toujours tranché les questions de sens et d'interprétation, et le littéraire a travaillé les formes d'écriture, le rythme de la langue et l'innovation dans l'expression. Il y a là une espèce de dialectique entre le "technicien" et 1'"artiste" qui rappelle celle du "principe de réalité" et du "principe de plaisir" de la psychologie des profondeurs. L'histoire comparée de l'islamologie et des disciplines linguistiques et littéraires, depuis le XIXe siècle, nous a installés dans cette dichotomie où aucun espoir de transversalité ni de simple passerelle n'est offert ou même suggéré. Depuis trop longtemps, c'est sur une sorte de gnose du langage qu'islamologues et littéraires ont assis leur magistère. Chacun s'activant dans son champ, ils en ont oublié le principe fondamental dans l'immense univers des humanités : la mise en perspective de chaque domaine par rapport à l'autre. Le raffinement littéraire d'une part, et la complexité islamologique de l'autre, ne devraient pas faire l'objet d'un rejet de communion active des deux, mais plutôt d'un déplacement de l'un vers l'autre. N'est-il pas possible de rapprocher davantage l'islamologie de la littérature (si spécifique en arabe) ? de mettre au service de la littéralité du texte-source de l'islamologue tous les procédés de la langue-cible du littéraire ?
Biographie de l'auteur
Marie-Thérèse Urvoy est professeur d'islamologie, d'histoire médiévale arabe et de langue arabe classique à l'Institut catholique de Toulouse. Elle dirige l'équipe de recherche CISA (Christianismes, islams et sociétés arabes) ainsi que la collection "Studia Arabica" aux Editions de Paris.

Par Joachim Véliocas

De nombreuses visions et représentations de l’islam s’affrontent. Dans les médias, sur le terrain politique, chacun accuse l’autre d’un côté de caricaturer et « d'idéologiser »  (terme que m’attribue Gilles Képel dans son livre Quatre vingt-treize) ou d'« essentialiser » les musulmans. De l’autre côté, on accuse en retour les premiers  de pécher par naïveté et de  faire le jeu de l’islamisme. 

Les quolibets ne tardent jamais à fuser, et le contradicteur devient soit un « extrémiste », un « islamophobe »,  soit un « collabo » de l’islam. 

Mais l’islam dans tout ça ? Il faut être rigoureux.  Selon le professeur Yadh Ben Achour de l’Université de Tunis « La version intégriste représente une interprétation possible du texte fondateur lui-même ainsi que de son expression dans l'histoire. Ce point de vue serait même le plus proche de la vérité du texte ».

Pour Marie-Thérèse Urvoy, islamologue que nous avons interrogé ce mois-ci :

   "Il n’y a pas islam modéré et islam  violent il y a islam tout court d’ailleurs les musulmans eux-mêmes ne disent que ça! Ces nuances sont pour les occidentaux ! " 

Car en ce qui concerne l’islam sunnite, il n’y a pas de coran alternatif et de Sunna authentique (propos de Mahomet formant la tradition) à la carte. Ce tronc commun juridique est  l’islam dans son essence même.  Dès lors comment ne pas considérer les islamistes voulant appliquer une charia  issue de ces textes fondateurs comme étant les  fidèles les plus observant de l’islam? 

C’est pourquoi le travail scientifique de Marie-Thérèse Urvoy est très précieux. Dans son dernier livre, Essai de critique littéraire dans le nouveau monde arabo-islamique (Cerf,2011) elle fait parler les textes qui font autorité en Islam. Le soufisme y est mis à nu, Ibn Rushd (Averroès) est  lui cerné par sa limite dans la rationalité étant donné le balisage de sa pensée par le droit islamique. Enfin, Ibn Qayyim Al-Jawzzya, un juriste sunnite du XIVème siècle, cité en référence par l’imâm de Bordeaux Tareq Oubrou, y est confondu par ses écrits ignobles à l’encontre des dhimmis. Seule la vérité nous libèrera du climat médiatique délétère actuel.

Découvrir le sommaire et se procurer le numéro de mars de l'Observatoire de l'islamisation.

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