Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Le point sur les dernières recherches scientifiques, historiques et anthropologiques sur le Saint-Suaire.
Comment expliquer la formation de l’image ? Qu’a dit le carbone 14 ?
La désinformation bat son plein.
Président de l’Association des écrivains catholiques de langue française et spécialiste reconnu du Linceul de Turin (auteur du Dictionnaire du Linceul de Turin), Daniel Raffard de Brienne arrache ici les masques.
Autres ouvrages aux Editions de Paris :
Dictionnaire des reliques de la
Passion
Droit vers l’azur
Ce que la presse en dit
L’Homme Nouveau, n° 1338, 16 janvier 2005 Ardent défenseur du Saint Suaire de Turin, Daniel Raffard de Brienne a décidé d’aborder cette question sous l’angle de la désinformation. Il reprend à son compte la définition apportée par un spécialiste, Vladimir Volkoff, pour qui la désinformation est « une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés ». Comment cette “manipulation” a-t-elle été appliquée au Saint Suaire ? C’est à cette question que répond l’auteur en redonnant un aperçu historique de la réception du Linceul, puis en démontrant toute la question de la datation au carbone 14 et l’interprétation des résultats. Il reprend l’avis du cardinal Ballestrero qui a nommé clairement la maçonnerie comme le principal commanditaire des faux. S.V.
L’institut de l’accélérateur radiocarbone d’Oxford avait conclu, dans une étude publiée en 1988, que le linceul de Turin n’était pas authentique. Or,
son directeur, Christopher Bronk Ramsey, a déclaré il y a quelques jours à la BBC qu’il s’était peut-être trompé en le datant de 1260 à 1390 après Jésus-Christ. De nombreux
savants avaient déjà critiqué
cette datation, mais l'aveu de ce
scientifique est un véritable pavé dans la mare.
En 2005, une étude avait prouvé que l’échantillon prélevé pour les analyses n’était pas représentatif. Les parties de l’échantillon qui avaient été transmises aux 3 laboratoires pour la datation n’étaient pas semblables en termes de concentration en carbone 14. 3 experts en textiles anciens ont observé un cliché de l’échantillon prélevé avant sa subdivision. Tous 3 ont repéré un raccommodage couvrant en partie les échantillons prélevés. L’échantillon analysé était donc issu d’un racommodage qui aurait été effectué après le XIIIe siècle. Par ailleurs, la procédure n’avait pas été respectée : un seul échantillon avait été prélevé au lieu des 7 qui auraient dû être examinés et aucune analyse microscopique ou chimique n’avait été faite.
A l'inverse, les indices d’authenticité sont multiples :