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Bonne Fête de la Toussaint.

Bonne Fête de la Toussaint (source christroi)

Fête de tous les saints.

La dédicace que fit, l'an 607, le pape Boniface IV de l'église du Panthéon de Rome que l'empereur Phocas lui donna, a donné lieu à l'établissement de cette fête de tous les saints. En effet, il dédia cet ancien temple d'idoles à l'invocation de la sainte Vierge et de tous les martyrs (Sancta Maria ad martyres) ; c'est ce qui lui a fait donner le nom de Notre-Dame des Martyrs, ou de la Rotonde, parce que cet édifice est en forme d'un demi-globe. Boniface suivit en cela les intentions de saint Grégoire le Grand, son prédécesseur. Il y fit transporter des corps de nombreux martyrs des catacombes
.

 

Vers l'an 731, le pape Grégoire III consacra une chapelle à l'honneur de tous les saints dans l'église de Saint-Pierre; il augmenta ainsi la solennité de la fête: depuis ce temps-là elle a toujours été célébrée à Rome. Grégoire IV étant venu en France l'an 837, sous le règne de Louis le Débonnaire, cette fête s'y introduisit et y fut bientôt généralement adoptée; mais le P. Ménard a prouvé qu'elle avait déjà lieu auparavant dans plusieurs églises, quoiqu'il n'y eût encore aucun décret porté à ce sujet; Notes sur le Sacram de Saint Grég., p. 152; Thomassin, Traité des Fêtes, etc. Les Grecs la célèbrent le dimanche après la Pentecôte.

 

L'objet de cette solennité est non seulement d'honorer les saints comme les amis de Dieu, mais de lui rendre grâces des bienfaits qu'il a daigné leur accorder, et du bonheur éternel dont il les récompense, de nous exciter à imiter leurs vertus, d'obtenir leur intercession auprès de Dieu. (Source: Nicolas Bergier (1718-1790), Encyclopédie théologique, publ. par M. l'abbé Migne,  Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome IV, Paris 1850-1851, p. 804-805.)

 

Le culte des saints débute au IIe siècle avec saint Polycarpe

 


Régine Pernoud dans son livre "Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?" (Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984) indique qu'avec saint Polycarpe (+ martyr en 167 ap. J-C.) débute le culte des saints:

Icône de Polycarpe de Smyrne"si dans un louable désir de pureté nous nous retrouvons à la primitive Église, que voyons-nous ? Au IIe s. déjà les corps des martyrs, ceux qui ont affirmé leur foi au prix même de leur vie, sont l'objet d'une vénération particulière… Non pas, comme l'écrit tel auteur, que l'on considérât désormais Polycarpe comme une sorte de 'divinité inférieure' ni son corps comme un 'talisman précieux', mais parce que lui et ses semblables avaient réalisé dans toute sa plénitude la remarque évangélique: 'Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime', et que leur martyre avait fait de chacun d'eux, à jamais, un autre Christ.

Ainsi un
saint Cyprien recommande-t-il au clergé et aux fidèles de noter avec précision la date de la mort des martyrs, lui qui devait certain jour être conduit et enterré au cimetière de Carthage par ce même clergé qu'il avait ainsi instruit. C'est assez dire que le culte des reliques est lié intrinsèquement à la vie même de l'Église, à son développement, à la propagation de l'Évangile, et cela toujours et partout." (Régine Pernoud,  Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984 p. 239-240).

 

De Radio Vatican :

Ts"Le 1er novembre, l’Église fête tous les saints, avant de commémorer les fidèles défunts le jour suivant. Au Vatican, Benoît XVI récitera l’Angélus avec les fidèles mardi. Le 2 novembre, en début de soirée, il se rendra dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, où il priera pour ses prédécesseurs et pour tous les défunts.

Cette année encore, des voix se sont élevées dans l’Église catholique pour critiquer la fête d’Halloween, d’origine celtique, très populaire aux Etats-Unis, réimportée en Europe à la fin des années 90 et qui, en dépit d’un déclin annoncé, continue à plaire, surtout aux jeunes et aux enfants. Cette année, elle connaît même – dit-on - une embellie : monstres, zombies et autres spécimens effrayants sont en effet repérés aux quatre coins de la planète. Mais l’Église catholique voit un danger sous ce folklore apparemment innocent, car on assiste à une sécularisation sournoise du calendrier. Or les fêtes liturgiques sont l'occasion de fixer notre regard sur le Christ.

Ainsi, l’archevêque de Bologne, en Italie, a déploré la contamination provoquée par cette fête macabre qui n’a aucun rapport avec la vision chrétienne de la vie et de la mort et dont la coïncidence avec la Toussaint et la commémoration des défunts engendre la confusion et dénature le message spirituel, religieux, humain et social de deux temps forts de la foi chrétienne. Toujours en Italie, certains répercutent une boutade attribuée au cardinal Bertone, Secrétaire d’État du Saint-Siège : « l’Europe du troisième millénaire nous enlève nos symboles les plus chers – les crucifix – et ne nous laisse que des citrouilles vides ». Dans d’autres pays européens, les pasteurs mettent en garde contre cette fête païenne et commerciale.

La Toussaint et Halloween sont en effet totalement contradictoires. Avec Halloween, les défunts et leurs fantômes reviennent nous faire peur, alors que les fêtes liturgiques de début novembre, beaucoup plus recueillies, insistent sur l’espérance de la Résurrection et sur la joie de ceux qui ont mis les Béatitudes au centre de leur vie. La Toussaint est la fête de la vie et de la joie et non celle de la mort et de la peur. L’Église invite donc les chrétiens à résister au relativisme et au colonialisme culturel".

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