Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
A 66 ans, le légendaire guitariste des Rolling Stones publie sa tumultueuse autobiographie, «Life», dont «le Nouvel Observateur» livre ce jeudi de nombreux extraits en exclusivité. En voici quatre, en avant-première, sur BibliObs.com
A la Bourse des pop valeurs, le Mick Jagger stagne dangereusement mais le Keith Richards flambe. Témoin la tumultueuse et truculente autobiographie que le guitariste des Rolling Stones publie, à 66 ans, avec la collaboration de son ami, l'écrivain britannique James Fox.
Dans ces 650 pages poudrées de confidences explosives, le tortionnaire du riff retrace son éducation musicale, exerce son admiration pour ses maîtres Chuck Berry, Robert Johnson et Muddy Waters, dévoile les secrets de fabrication de «Satisfaction» et «Street Fighting Man». Le prolétaire du Kent explique comment, avec ses compères, il initia au blues une Amérique blanche ignorante de ses traditions nationales.
Il prodigue ses bons tuyaux de toxicomane, dégaine sa rock'n'roll rosserie (Allen Ginsberg, «vieux sac à pets pontifiant»), tonne contre «l'arrivisme» d'un certain chanteur qu'il accompagne depuis un demi-siècle, ou dévoile, tel un master chef, sa recette de saucisses-purée. Confessions d'un pirate qui débuta dans la vie, au sein d'une famille socialiste, comme un petit garçon avec un œil au beurre noir, dont la première ambition était de rentrer de l'école «sans prendre une raclée dans la rue».
Fabrice Pliskin
« Life », par Keith Richards,
traduit de l'anglais par Bernard Cohen et Abraham Karachel,
Robert Laffont, 660 p., 22,90 euros