Bernard Lugan, fait une critique sévère et sans concession d'une presse de "cloportes".
Alors qu'il avait prévu l'arrivée des évènements en Egypte, en Tunisie et en Lybie, en réponse à une
presse qui l'ignore totalement, l'universitaire et journaliste Bernard Lugan, spécialiste de l'Afrique, expert pour l'O.N.U. au tribunal pénal
international, explique dans la Revue Médias n°32, partir du réel, des faits, sans être aveuglé par l'idéologie.
Bernard Lugan dit se moquer de la reconnaissance de cette presse de "cloportes" et de "queues plates de
sous-préfectures", une presse de "lecteurs et prompteurs de dépêches", qui ne peuvent pas aller en profondeur, une presse de "butors de la sous-culture
journalistique" qui "ne travaillent pas comme cela" (en partant du réel) et où l'analyse de l'actualité n'est vue que sous l'angle de l'immédiateté.
Bernard Lugan, prenant l'exemple de la colonisation en 1880 ou la décolonisation, rappelle que la France est
"intellectuellement en guerre civile depuis 1789", qu'il y a deux camps, et que la presse elle-même est "coupée en deux blocs".
Défenseur de la France "réalité charnelle" d'avant 1789, il explique son indifférence envers cette presse du "camp de la république chevauchant
une lubby, une idéologie", qu'il qualifie de presse "ignorante", "mensongère" ou "malhonnête à quelques rares exceptions près", comme "Spectacle du Monde" ou "Valeurs
actuelles".
Enfin, Bernard Lugan loue et remercie internet qui "a totalement changé les données du problème".
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- Tunisie: Bernard Lugan annonçait le 16 janvier 2011 le basculement de l’Égypte
- Lybie : La guerre de BHL et de l'Elysée ? par Bernard Lugan