Younes B., 22 ans, n’arrive pas à s’empêcher de conduire sans permis. Et de boire un petit whisky avant de prendre la route. Mardi, à Wahagnies, il a percuté un
véhicule de gendarmes avant de prendre la fuite.
C’est le grand atout des gendarmes : ils connaissent presque tous les habitants de leurs secteurs. Alors quand mardi, ils croisent à Wahagnies la route de Younes,
au volant d’une voiture, ils se lancent illico à sa poursuite : les militaires savent que le garçon n’a plus son permis, qui a été annulé.
Coincé par le véhicule des forces de l’ordre, Younes tente de se dégager. Percute le fourgon des gendarmes dans la manœuvre. Un des militaires dit d’ailleurs qu’il
a dû sauter sur le côté pour ne pas être renversé. Finalement, au terme d’une folle course-poursuite, Younes est stoppé par un joint de culasse défectueux. Garde à vue, comparution immédiate au
tribunal hier.
(…)Le président Bernard Lemaire rappelle qu’en buvant et en fumant sept à huit joints par jour, ce n’est pas l’idéal pour s’insérer. « Vous faites quoi dans la vie
? » , questionne-t-il. « Rien », répond Younes.(…)
« Vous n’avez pas le permis et vous conduisez tous les jours ! », s’irrite la procureure Christine Pons qui réclame douze mois de prison dont huit avec sursis. « Le
gendarme a vraiment cru qu’il allait se faire écraser », note-t-elle.
En défense, Me Aurélie Panier conteste cet argument. « À la fac de droit, on ne m’a pas appris qu’un délit était constitué en fonction du ressenti de la victime !
Rien n’a été démontré à cet égard ! » Le tribunal ira finalement plus loin que les réquisitions : douze mois de prison dont six avec sursis. Avec mandat de dépôt.
Source : Nord Éclair,
Assises du Vaucluse: l’homme qui a tenté de tuer sa compagne dit avoir entendu la voix de Nicolas Sarkozy
(…) S’il reconnaît l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, il soutient qu’il a obéi à des voix et n’a pu résister à une force intérieure. Il a ainsi tenté
d’étrangler sa compagne puis lui a asséné 14 coups de couteaux.À l’ouverture du procès, Noam Boutemar, qui encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle, indique avoir fait appel car il
estime excessif le verdict de 15 ans de réclusion rendu par la cour d’assises du Gard. Il précise sur une question de la présidente Berenger qu’il n’était pas conscient de ses actes au moment des
faits et qu’il aurait dû être acquitté : « Je veux pas de condamnation mais un suivi médical dans une prison exprès ».
Source : Le Progrès,
Tentative de meurtre à Firminy (42) : Condamné à 15 ans de prison en Algérie
Le fait divers avait fait grand bruit à l’époque : le 13 septembre 2008, un différend entre deux hommes éclate dans un immeuble du boulevard de la Rochette, à
Firminy. L’un est le fils de la propriétaire de l’immeuble, l’autre est un locataire. Le ton monte, le premier va chercher un fusil à pompe et revient : il tire à trois reprises sur le locataire,
qui porte alors son fils de dix mois dans les bras. L’enfant devra être amputé d’une jambe, le père sera hospitalisé plusieurs mois. Le tireur, Yacine Sadki, prend ensuite la fuite en Algérie,
dans la région de Sétif d’où il est originaire. Il est retrouvé et arrêté en mai 2010. Aux policiers stéphanois qui vont l’entendre sur place, il explique qu’il a « pété les plombs » lors de
cette altercation. En l’absence d’accord d’extradition entre Paris et Alger, les autorités françaises relatent les faits aux autorités algériennes pour qu’il soit jugé sur place. Et son procès a
donc eu lieu cette semaine à Blida. Jugé pour tentative de meurtre, il a été condamné à quinze ans de prison. Il s’en tire relativement bien puisqu’il risquait, en théorie, la peine de
mort.
Source : Le Progrès,
Roubaix : Pour Kamel, 30
mentions au casier judiciaireKamel, Roubaisien de 40 ans qui affiche trente condamnations au casier, n’a pas pu résister à la tentation. (…) L’action se passe dans la nuit du 24 au 25
janvier, dans le secteur de la Fosse aux Chênes, à Roubaix. Kamel O., 40 ans, donne un coup de pied dans la porte pour s’introduire dans une habitation qu’il dévalise. (…) L’homme est un accro
aux stupéfiants, souffre de troubles psychiatriques, et dit qu’on ne l’a « pas aidé » à s’en sortir lors de ses précédentes incarcérations. (…) Et un retour en prison pour Kamel, condamné à six
mois ferme.
Source : Nord
Éclair,
(…) C’est une ombre sur la belle entente franco-saoudienne. Un conflit conjugal à hauts risques où l’amour se mêle à l’argent, à la politique et à la religion. Elle
est française, juive, sans grande fortune. Il est saoudien, prince héritier de la famille fondatrice du royaume. Au bras de son altesse Sattam al-Saoud, Candice Ahnine-Cohen a vécu un conte de
fées oriental, qui, peu à peu, s’est transformé en film noir.
Depuis l’automne 2008, la jeune femme est privée de sa fille, Aya, aujourd’hui âgée de 10 ans. Son père la retient dans son palais à Riyad. Jusqu’ici, rien n’a pu
lui faire entendre raison, ni la pression des diplomates, ni les discrètes interventions menées auprès du roi d’Arabie saoudite, de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et
du président de la République.
Suite et source : Nouvel Obs,
Melun (77) : Prof
poignardé au lycée, un ado de 16 ans arrêté
L’enseignant du lycée polyvalent les Pannevelles aurait été agressé par un de ses propres élèves. Mis en examen pour violences aggravées jeudi soir, le suspect nie
les faits. (…)
C’était le 19 janvier dernier, vers 12h15. Un professeur spécialisé en travaux publics, d’une cinquantaine d’années, était en train de fermer son atelier lorsqu’un
individu encagoulé avait surgi derrière lui. L’inconnu lui avait porté un violent coup de couteau au niveau de l’omoplate avant de s’enfuir. Transportée à l’hôpital de Provins, la victime a eu
dix jours d’incapacité totale de travail (ITT). Après avoir multiplié les investigations et les auditions, les enquêteurs ont donc fini par remonter jusqu’à cet élève et à l’arrêter,
mardi.
Source : Le Parisien
Assises de l’Ain. Cet homme de 34 ans était accusé du viol d’une adolescente en 2001 dans un hôtel de Péronnas, avec trois copains. Mais en 2005, il a été expulsé
en Algérie et seuls les trois copains ont été jugés en 2006. Lui-même a été condamné hier à huit ans de prison. Par défaut… (…)
C’était un soir de mars 2001 et elle était âgée de 16 ans. Avec une copine âgée de 14 ans, elles voulaient écouter un concert dans une boite de nuit de Meximieux.
Sans argent, elles étaient restées à la porte mais quatre garçons les avaient convaincues d’aller en boîte de nuit à Bourg-en-Bresse. (…) Dans la voiture, elles avaient dû subir baisers et
attouchements, puis elles avaient été conduites dans deux chambres d’hôtel séparées. C’est là qu’Abdelkader Rebah aurait violé la plus âgée.
Cet homme âgé de 23 ans à l’époque était déjà mis en examen dans une affaire de tournante à Saint-Rambert-en-Bugey en 1999 et 2000 qui lui vaudra huit mois de
prison. Mais après un an de détention provisoire, il a été libéré en mai 2003. Et le 13 avril 2005 le préfet de l’Ain prenait contre lui un arrêté de reconduite à la frontière !
C’est donc en son absence que ses trois copains ont été condamnés en février 2006 à des peines de deux à cinq ans de prison dont un à quatre ans de sursis.
Abdelkader Rebah, lui, a écopé hier de huit ans de prison et confirmation d’un mandat d’arrêt pris contre lui… après son expulsion en Algérie. S’il était arrêté
avant la prescription de vingt ans, il devrait alors être rejugé.
Source : Le Progrès,
La jeunesse de la cité Félix-Pyat à Marseille
(…) L’équipage de la Bac Nord qui cherchait la jeune fille depuis son appel de détresse lundi soir, l’avait enfin localisée. La porte d’un appartement situé au 17e
étage d’une tour de la cité Félix-Pyat volait en éclats sous les coups de pieds des policiers et l’adolescente était libérée. Quatre de ses agresseurs étaient interpellés alors qu’un cinquième
parvenait à prendre la fuite. (…)
L’adolescente, âgée de 15 ans, originaire du Pontet, dans le Vaucluse, s’était rendue à Marseille avec une amie, dimanche. (…) Au fil des heures et des rencontres,
elle tombe sur un jeune homme à peine plus âgé qu’elle. Il a 17 ans. Ils se plaisent. Il lui propose de l’emmener chez lui. À Félix-Pyat. Docile, et ne sachant pas où dormir, Marine accepte.
(…)
Trois autres occupants, âgés de 26 à 42 ans, vont profiter de la situation. Deux hommes la violeront à tour de rôle. Un troisième, le plus âgé, la giflera avant de
l’agresser sexuellement.
Source : La Provence,
Nancy : violée par trois Roumains
Une jeune femme a été violée, à Nancy, par trois adolescents âgés de 14, 15 et 16 ans peu de temps après être descendue de son bus. Le trio a été retrouvé et
conduit, hier en fin d’après-midi, devant le parquet de Nancy.
Les faits se sont déroulés le 23 janvier vers 21h. (…)Lors de leurs auditions, les auteurs présumés, des ressortissants roumains, ont reconnu les faits.
Ils ont été déférés au tribunal de Nancy, hier soir, pour une mise en examen pour viol en réunion.
Source : Le Républicain Lorrain,
Comme le laissaient présager certains commentaires circulant sur Internet, de nouvelles violences urbaines ont eu lieu hier, en fin d’après-midi et durant une
partie de la soirée, dans le quartier nord d’Amiens.
Dès 17 heures, un véhicule de police, visé par des tirs de projectiles, était pris pour cible près de la place du Colvert où doit se tenir le traditionnel marché
aujourd’hui. Afin de disperser un groupe de jeunes particulièrement énervé mais qui n’avait rien à voir avec le caillassage, les fonctionnaires de police ont dû faire usage de gaz
lacrymogène.
Les affrontements se sont poursuivis en début de soirée toujours à hauteur de la place du Colvert où des poubelles incendiées étaient renversées sur la
chaussée.
Les CRS ont dispersé les jeunes et quadrillé la zone. Le calme est revenu aux alentours de 20 h 30 mais la tension restait palpable. Plusieurs camions de CRS ont
d’ailleurs tourné dans le quartier pour sécuriser les lieux.
Courrier Picard
Saint-Ouen : Un délinquant interpellé pour la 50e fois
Un délinquant né en 1980 et «connu pour 49 affaires différentes», notamment pour trafic de stupéfiants et blanchiment, a été arrêté avec 5 kilos de résine
de cannabis et 63.000 euros lors d’un contrôle de police dans la cité Charles-Schmidtà Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Selon la source judiciaire, sa garde à vue pourrait être prolongée
dimanche.
La ville de Saint-Ouen, limitrophe de Paris, est régulièrement le théâtre de violences liées au trafic de drogue.
Le Figaro
Un électricien victime d’une agression ultraviolente au Petit-Bard
Les policiers viennent d’interpeller un trio ultraviolent qui avait commis deux autres agressions.
Les policiers de la sûreté départementale viennent de résoudre l’enquête sur l’agression dont a récemment été victime un électricien. La scène fait froid dans le dos.
Le 5 janvier, à 20 h 30, cet artisan de 35 ans gare son véhicule au Petit-Bard puis part effectuer des achats. Lorsqu’il revient, il constate que sa voiture a été fracturée et que son
matériel professionnel a disparu. Il se rend alors à hauteur d’un groupe de quatre jeunes pour leur demander des comptes.
En réponse, l’un d’entre eux lui donne un coup de couteau, tandis qu’un autre le frappe avec une barre de fer. Il tombe à genoux, est gazé puis reprend un autre coup de barre sur la tête,
lui causant une plaie de 10 cm, avant d’être dépouillé de son portefeuille et de 200 €. Des témoins réussissent à mettre les agresseurs en fuite.
Le même jour donc, vers 21 h 30, un conducteur patiente au feu rouge, à l’intersection de la route de Lodève et du Petit-Bard. Alors que sa fenêtre était ouverte, deux individus
s’approchent et le frappent si fort qu’il s’évanouit. Reprenant ses esprits, toujours dans son véhicule, il constate qu’il n’a plus ni téléphone portable ni portefeuille. Une partie de
cette équipe est aussi accusée de s’en être pris à une mamie de 91 ans, invalide, toujours au Petit-Bard, en octobre dernier. Elle avait été violentée et délestée de son
téléphone.
Les cinq gardés à vue ont connu des fortunes diverses. Deux ont été mis hors de cause, les trois autres ont été présentés, jeudi, au tribunal, puis incarcérés en détention provisoire, en
attendant les suites de l’enquête. Mais au palais, l’un des innocentés, venus avec des amis du quartier, s’en est pris à l’une des victimes, la menaçant de mort et de
représailles…
Midi Libre