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Dans la nuit de dimanche à lundi, l’église saint Vincent-de-Paul du quartier Ozanam a été la cible d’un incendie d’originaire volontaire. Des objets de liturgie ont été détruits. Le feu a également endommagé le chœur et la sacristie.
«On s’indigne toujours avec force et détermination lorsque l’on touche à une synagogue ou à une mosquée».
«Je trouverai scandaleux que l’on banalise un tel acte lorsqu’une église est touchée», martèle encore le député-maire, devant des objets de culte noircis par les flammes et rendus difformes sous l’effet de la chaleur.
Vandalisme (camabriolage susuivi d’un incendie pour effacer les traces ?) ou acte prémédité, les services de police qui ont ouvert dès hier matin une enquête, n’excluent pour le moment aucune hypothèse, mais il ne fait aucun doute que le feu a été mis de façon délibérée. [...]
Installée dans un quartier «sensible», l’église saint Vincent-de-Paul n’aurait jamais fait, selon le père Didier Escouperié, l’objet de menaces particulières. [...]
À quelques mois d’échéances électorales et dans un climat général de plus en plus délétère, l’indignation est perceptible. «C’est un acte parfaitement inexcusable», affirme pour sa part le sous-préfet Sébastien Lanoye, venu lui aussi apporter son soutien à la communauté catholique, au nom de l’État.
Luc Caraguel, le vicaire général du diocèse, manifeste la même indignation. «La liberté de culte, rappelle-t-il, est aussi un des éléments de la liberté tout court», s’empressant d’ajouter qu’il ne fallait «pas stigmatiser un quartier ou une population» et qu’il convenait «de garder la tête froide» face à cet événement. [...]