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Un exemple de morale laïque:Pour les salles de "shoot" et contre la consommation de tabac.

Depuis que le ministre de la Santé, Marisol Touraine, s'est déclaré prête à tester les salles d'injection de drogue sous contrôle médical, les policiers se plaignent. Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie Officiers :

«Ces lieux, qui sont peut-être bons d'un point de vue sanitaire et pour les drogués eux-mêmes, entraîneront inéluctablement une situation apocalyptique dans les quartiers. L'afflux programmé de toxicomanes provoquera au bout de quelques semaines le cauchemar des riverains. Ils seront en proie à descomportements asociaux de toute une faune que l'on connaît, hélas, trop bien et qui n'hésite pas à se livrer à des vols, des agressions ou à se prostituer pour se fournir leur produit.»

Un chef de brigade anticriminalité ajoute :

«Et que feront ces gens à la nuit tombée si ces centres n'ouvrent pas 24 heures sur 24?» «les shooting rooms serviront aussi de “sniff house” ou encore de “smoke galerie” pour les drogués de tous acabits».

Les policiers de terrain craignent que la concentration de consommateurs sur un même site aimante les bandes criminelles et leurs dealers qui cherchent à limiter le temps de transport entre la marchandise et la clientèle. C'est le cas à Genève, où les mafias tchétchène et géorgienne prospéreraient désormais autour de ces «salles de consommation à moindre risque».

D'un point de vue opérationnel, les policiers n'en tireront aucun avantage :

«D'abord parce qu'il nous sera demandé de croiser au large pour ne pas insécuriser l'usager, ensuite parce que nous connaissons déjà parfaitement les lieux de deals sans qu'il soit nécessaire d'en créer d'autres».

Un haut fonctionnaire explique :

«Au nom d'une certaine bien-pensance, les pouvoirs publics pourraient débloquer entre 300 000 et un million d'euros pour sécuriser la consommation de produits prohibés alors que nos effectifs manquent cruellement de crédits pour traquer les filières. Bien loin de vouloir sevrer les narcos-dépendants dans l'espoir de faire chuter la demande, ce type de dispositif ne fera que légaliser des comportements à risques et lever des tabous

Jean-Claude Delage, patron du syndicat Alliance considère qu'il est

«contradictoire d'admettre officiellement que les gens se shootent dans les meilleures conditions possibles en France au moment même où le ministre de l'Intérieur multiplie les messages de fermeté pour démanteler les réseaux internationaux.»

La même ministre,Marisol Touraine,nous sort son plan anti-tabac enfin c'est le plan augmentation des impôts:

                

Mercredi 5 septembre : une nouvelle guerre du tabac se profile à l'horizon.

Face aux 73 000 morts par an que fait le tabac en , il faut développer une vraie politique de publique qui va au-delà d’une politique de prix. Je veux une politique d’accompagnement et de prévention qui permette de cibler surtout les jeunes, les femmes enceintes et les personnes en situation de précarité », nous confiait hier Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. 

 

Des augmentations de prix. Alors qu’une hausse des prix du tabac de 6% est confirmée pour le 1er octobre, d’autres sont envisagées pour les prochaines années. « La ministre des Affaires sociales présentera un plan de santé publique comportant une hausse du prix du tabac », avait affirmé le ministre du Budget,en juillet. D’ici à la fin du mois, le  annoncera aussi une réforme de la fiscalité. Objectif : faire monter les prix, notamment des cigarettes les moins chères et du tabac à rouler. Une contribution exceptionnelle de 200 M€ sur les profits des industriels du tabac devrait être répercutée sur le prix final payé par le consommateur.

Des paquets sans logo ni couleur. Le plan tabac que la ministre dévoilera bientôt comportera des mesures inédites en cours d’élaboration. Comme les paquets génériques. Parce que ces emballages neutres incitent moins les consommateurs à acheter, les associations antitabac militent pour la fin des étuis aux couleurs vives agrémentés de logos qui restent très visibles malgré les mentions déjà obligatoires comme « Fumer tue » ou des photos chocs.

La prise en charge des produits de sevrage. Aujourd’hui, patchs et gommes à mâcher ne sont pas remboursés par la Sécu lorsque les fumeurs les achètent en pharmacie. Un forfait annuel de 50 € peut être alloué, mais, selon les tabacologues, il n’est pas à la hauteur de l’enjeu. « Un mois de patch et de pastilles me revient à 60 €. Il faudra que je continue pendant au moins un an », témoigne Pascale, ex-fumeuse.

L’extension des espaces non-fumeurs. Cette mesure et les deux précédentes « font partie des pistes auxquelles on réfléchit », confirme la ministre, sans autre précision. Aujourd’hui, le tabac est banni au sein des entreprises, des administrations, des établissements scolaires, des établissements de santé, des lieux de convivialité (restaurants, discothèques, bars…).

Des paquets plus discrets chez les buralistes. Réduire la visibilité des paquets de cigarettes chez les buralistes est aussi une option. Reste à savoir si notre pays prendra de l’avance sur le calendrier européen. « D’ici la fin de l’année, la Commission proposera une révision de sa directive Produits du tabac. La question des paquets géné-riques sera abordée. La présence plus ou moins visible des paquets de cigarettes dans les commerces aussi. Il ne s’agit pas de supprimer les points de vente, mais peut-être de moins exposer les produits », détaille Frédéric Vincent, porte-parole sur les questions santé et de consommation à la Commission européenne. « La France a souvent été précurseur, conclut la ministre, il ne faut pas s’interdire de l’être. »

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