Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.

Publicité

RIVAROL : Vers un raz de marée de la gauche aux législatives ?

 
 
RIVAROL : Vers un raz de marée de la gauche aux législatives ?

Source : Editorial Rivarol du 18 mai 2012

Depuis le 15 mai François Hollande est officiellement le septième président de la Ve République, en réalité le huitième car René Coty est resté chef de l’Etat pendant trois mois encore après la promulgation de la Constitution le 4 octobre 1958. Cela faisait dix-sept ans qu’un socialiste n’occupait plus le sommet de l’Etat. En vérité, contrairement à ce que beaucoup pensent, la situation actuelle est bien plus dramatique qu’en mai 1981. D’abord parce que François Hollande n’est pas François Mitterrand. S’ils portent le même prénom, s’ils furent pendant dix ans chacun premier secrétaire du Parti socialiste, s’ils sont doués pour la synthèse et le rassemblement dans les congrès du parti d’Epinay, s’ils sont également favorables à l’union de la gauche, s’ils ont accédé tous les deux à la magistrature suprême et s’ils se sont à cette fin créé un fief solide dans la France rurale et provinciale, l’un dans la Nièvre, l’autre en Corrèze, la comparaison cependant s’arrête là. Mitterrand dans sa jeunesse avait été proche de la Cagoule et fut décoré de la Francisque. Il fut le seul chef d’Etat d’après-guerre à fleurir chaque année quasiment jusqu’au terme de son second septennat la tombe du maréchal Pétain à l’île d’Yeu, ses goûts littéraires étaient très orientés à droite et, pendant sa longue présidence, fidèle en amitié, il aida comme il le put certains cagoulards ainsi que l’avait reconnu feu François Brigneau. Enfin il refusa jusqu’à son dernier souffle de reconnaître la France coupable pour son attitude vis-à-vis des juifs pendant l’Occupation allemande et on se souvient que devant un Elkabbach inquisiteur, il avait lancé, excédé : « Que voulez-vous ? Que je me convertisse ? »

Autant d’actes et de déclarations qui ne risquent pas de se reproduire avec l’actuel locataire de l’Elysée qui, aussitôt intronisé, a rendu hommage à Jules Ferry, le père de l’école publique, tout en dénonçant la « faute politique et morale » qu’a constituée son soutien à la colonisation. Avec François Hollande qui est le premier président à n’être pas marié, pas même civilement, et à installer sans pudeur sa concubine à l’Elysée (cela aussi en dit long sur la dégradation des mœurs et le règne de l’individualisme et de l’hédonisme forcenés), on peut être sûr que le Politiquement, l’Historiquement et le Moralement correct régneront en maîtres. Ce n’est pas lui qui fera la moindre petite entorse à la police de la pensée. Tel est le président “normal” que 48,5 % des électeurs qui se sont rendus aux urnes le 6 mai ont choisi (car il est légitime de comptabiliser comme suffrages exprimés les votes blancs et nuls). Elu par une minorité d’inscrits (quelque 39 %), Hollande et ses alliés disposeront pourtant de tous les pouvoirs, ce qui n’était pas le cas en 1981. Ils ont la majorité absolue au Sénat, ils président vingt régions métropolitaines sur 22 et dirigent la quasi-totalité des grandes villes, la majorité des communautés de communes et d’agglomérations. Si l’on ajoute à cela que la gauche exerce une domination à peu près absolue dans les media, dans le monde enseignant, syndical, culturel et associatif, dans la magistrature et dans le showbiz, on en conclut qu’elle a en ses mains tous les leviers de pouvoir.

 

Ne lui reste désormais à conquérir que l’Assemblée nationale. Cela devrait en principe n’être qu’une formalité compte tenu de la balkanisation des droites et de l’absence d’entente entre l’UMP et le Rassemblement bleu Marine. Alors que d’après tous les sondages, et ainsi que l’a montré clairement le premier tour de la présidentielle, la gauche reste minoritaire en voix et en pourcentage, ce sont néanmoins les socialistes et leurs alliés qui devraient l’emporter, et peut-être même très largement, au soir du 17 juin. Si leur majorité est suffisante, ils pourront à eux seuls modifier la Constitution et imposer notamment le droit de vote et d’éligibilité des étrangers aux élections municipales de mars 2014. Et c’est d’ailleurs le paradoxe de ce scrutin législatif : plus les Français voteront pour le Front mariniste montrant ainsi leur opposition absolue à l’octroi du droit de vote aux immigrés extra-européens, plus cette mesure a des chances d’être votée et appliquée rapidement. Car, par le jeu des triangulaires, la gauche, minoritaire au premier tour, l’emportera sans coup férir le dimanche suivant. Au fond, ainsi que nous l’avouait récemment en privé un ancien haut dirigeant du Front national, ce parti n’aura servi historiquement qu’à ramener ou à maintenir la gauche socialo-écolo-communiste au pouvoir. On comprend pourquoi Mitterrand l’a tellement favorisé. Il n’a pas empêché un seul immigré supplémentaire d’entrer sur le territoire, il n’a pu s’opposer victorieusement à la perte de notre souveraineté, au mondialisme et à la destruction des valeurs traditionnelles mais il aura en revanche été très efficace comme allié objectif de la gauche. Ce fait là est politiquement incontestable. Certes la droite parlementaire est la première responsable de la situation en se soumettant depuis un quart de siècle aux oukases du B’nai B’rith. Il n’en reste pas moins qu’en croyant de bonne foi aider au redressement de la nation en votant pour le FN, beaucoup de nos compatriotes font dans les faits le jeu des pires ennemis de la nation, de la famille et du bien commun. Comme quoi l’électoralisme est une illusion ; en s’embarquant dans cette voie l’on est immanquablement instrumentalisé par le Système. Pendant quarante ans, qu’on le veuille ou non, le FN aura conduit la résistance française dans une impasse, l’aura canalisée et neutralisée. Ses dirigeants successifs en vivent très bien, merci pour eux, mais cela ne change rien hélas à la situation de la France et des Français. Il est douloureux de le reconnaître mais si on ne le faisait pas on manquerait à la vérité, celle-là seule qui libère. […]

Source : Rivarol
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article