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Riposte laïque rend hommage à nos rois
Coup de tonnerre ! A l'occasion du
scandale DSK, "Riposte laïque", rend hommage aux rois de France, à la France royale et catholique dans un article de Georges Clément lisible ici : http://ripostelaique.com/le-veritable-scandale-dsk-une-france-pervertie.html
Les facebookiens diffusent l'information massivement. Les nombreux contacts royalistes qu'a Pierre Cassen, l'administrateur du blog ripostelaïque.com, l'auraient fait réfléchir et évoluer sur la question royaliste.
Une coquille s'est glissée dans le texte, l'auteur écrit "Charles V" au lieu de Charles VI.
Christroi se félicite de cette saine évolution de l'Association "Riposte laïque".
Voici le texte in extenso publié le 23 mai et titré "Le véritable scandale : une France pervertie":
"Il n’y a plus d’hommes d’état. Celui-ci (ou celle-là) sacrifie ses plaisirs, sa vie, ou sa fortune pour la sauvegarde ou la grandeur de l’état dont il a la charge. Et les exemples ne manquent pas dans l’histoire des pays européens. Sauf pour les monarques qui héritaient du trône, quelque fois sans en pouvoir mais, les républiques et les empires électifs choisissaient leurs souverains ou dirigeants en écartant les hommes pervers autant que faire se pouvait.
On peut discuter de la politique menée par les rois, empereurs, présidents du conseil ou de la république qui gouvernèrent la France, mais à part la folie survenant comme dans le cas de Charles V, les gouvernants eurent à cœur la grandeur du pays, et l’on pendit un Enguerrand de Marigny, on disgracia Jacques Cœur, on enferma Fouquet, on vilipenda Talleyrand pour atteinte à la probité et à l’honneur de l’état.
Le vice peut être porté par l’intelligence ou surgir à l’improviste, il ne peut être toléré par la nation ou être honoré en toute connaissance de
cause.
« La femme de César doit être insoupçonnable » et lorsque cela arriva, cela finit très mal ; n’est-ce pas Caligula, Néron ou Caracalla ?
Dans l’économie d’entreprise on chercha pendant la seconde moitié du vingtième siècle à déterminer le caractère et les pulsions possibles d’un candidat au poste de cadre avant de lui confier la direction d’un service ou d’une entreprise ; les diplômes ne suffisaient pas à assurer la bonne direction des hommes, le chef devant, pour être respecté, être respectable.
Se donner tant de soucis pour vérifier la moralité et les qualités humaines nécessaires au commandement – justice, reconnaissance des mérites de ses
subordonnés, fermeté devant leurs fautes voire leurs insuffisances – paraissaient naturel, normal et, y manquer, fautif.
« Mais notre siècle égalitaire a réprimé tous ces abus » (air connu) et bientôt l’horrible réalité se fit jour : les caractériels et les pervers étaient
discriminés !
Or, la discrimination, ce Mal Absolu pour nos contemporains, eut les chartes européennes et onusiennes contre elle, et l’on cessa d’enquêter
outre-mesure.
La France finit par adorer ce qu’elle brûlait hier : l’arrogance, la perversité, le cynisme, en un mot la réussite de l’ange noir. Car c’est la France qui a mis Sarkozy au pouvoir et ce dernier qui a fait nommer DSK au FMI ! Ce sont 57% des « Français » qui croient à un « piège » qu’on aurait tendu au bon Dominique, sans se demander si le fait d’avoir pu être « piégé » et d’avoir donner dans ce « piège » n’aggraverait pas son cas, révélant le violeur en lui.
Ce sont les socialistes qui expliquent que le viol n’est pas si grave puisqu’il « n’y a pas mort d’homme » (Jack Lang), ou que la présomption d’innocence est sacré pour DSK (Qui n’est pas n’importe qui) mais superflue pour le pauvre Garcia qui est un « quidam » (BHL), qui assurent qu’il y a des traitements auxquels on ne soumet pas certains hommes compte tenu de leur position, c’est-à-dire qu’ils leurs accordent des privilèges, ces mêmes privilèges que ces mêmes socialistes diabolisent quand il s’agit de la France de l’ancien régime renversée par une Révolution qu’ils adulent, dont ils se disent les fils, et qui mit fin à ces « abus » de la manière sanglante que l’on sait.
Cette France mutante, déconnectée du reste du monde sur le terrain de la morale, qui n’a pas de mots assez durs pour ce vocable d’ailleurs (et à tel point qu’elle le remplace par celui de « éthique » lorsqu’il ne lui est plus possible d’éviter de parler de la « chose »), cette nation donc, anciennement civilisée, a réussi, en cinquante ans, à se transformer en une moderne « Sodome et Gomorrhe ».
Qui peut dire que DSK est coupable ? Pas un Français assurément, qui vit dans l’environnement de débauche que publicité, télévision, cinéma et enseignement lui imposent ! Si DSK est connu depuis longtemps comme un obsédé qui agressa nombre de femmes dans l’exercice de ses fonctions ou lors de rencontres fortuites, ce n’est pas la société dans laquelle il baignait qui pouvait l’en dissuader ni atténuer ses pulsions morbides. Et, bien sûr, la preuve suprême de cette déliquescence réside dans son ascension sociale et politique, qu’un homme comme lui n’aurait jamais pu connaitre dans les années 50 encore.
C’est bien le monde politique français, du petit maire au président de la république, qui s’est vautré, depuis des décennies, dans les plaisirs vaniteux et
l’impunité recherchée.
Longtemps il fut de bon ton de s’élever contre la locution « tous pourris » et de refuser tout « amalgame » lorsque des citoyens exaspérés la jetaient à la
tête de leurs élus goguenards ; mais la vérité est dans cette exclamation ! Lequel, parmi ceux qui ne le seraient pas, s’est-il élevé contre la candidature de Nicolas Sarkozy, les nominations
de jacques Lang, Frédéric Mitterrand ou Dominique Strauss-Kahn ?
Le fait d’avoir tenu caché, pour raisons de confort ou de sécurité, quand ce ne serait pas de cupidité, la tentative de viol de sa propre fille par DSK
disqualifie la mère de Tristane Banon et la range dans la catégorie citée plus haut ; le fait pour cette dernière de renoncer à poursuivre celui qui tenta de la forcer et qu’elle dénonça devant
les caméras, est aussi une preuve de ce que « tout est pourri au royaume de France » et avec elle tous ceux qui sachant cachèrent.
La France ne se relèvera ni indemne ni unie de cette descente aux enfers collective, et lorsqu’un nouvel être politique renaîtra de ses décombres il
portera un autre nom.
Un nouveau baptême de Clovis en quelque sorte !"
AVANTAGES DE LA MONARCHIE..... (christroi).
Cette unité française elle-même est garantie par le principe de l'hérédité. Pour démontrer la supériorité de l'hérédité sur l'élection, Bernard Faÿ mettait en avant la doctrine classique de l'origine du pouvoir : "La monarchie est héréditaire, ce qui est la meilleure transmission puisqu'elle vient de Dieu, alors que tous les autres systèmes ne reposent que sur la sagesse humaine. (N'est-il pas curieux de voir que, pour des raisons analogues, les Athéniens démocrates, tiraient leurs fonctionnaires au sort ?)" (Bernard Faÿ, Louis XVI ou la fin d'un monde, 1955, réed. La Table ronde, Paris 1981, p. 35.) On peut aussi mettre en avant l'argument de la paix favorisée par une dévolution paisible, du pouvoir; l'argument économique, les élections dites "démocratiques" coûtent une fortune, etc.
Roland Mousnier mettant en avant l'argument historique : "L’hérédité n’a jamais produit une succession de rois
aussi médiocres que celle des présidents de la IIIe République française (à une ou deux exceptions près), ce qui s’est terminé par l’effondrement de juin 1940, la plus grande catastrophe de
l’histoire de France" (Roland
Mousnier, Monarchies et royautés de la préhistoire à nos jours, Librairie académique Perrin, Paris, 1989.)
- La durée. La monarchie c'est la durée, pas 5 ans...
- La représentation. La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son
plus haut degré de civilisation. Elle est le trésor national que la république n'effacera pas.
- La compétence. Lorsque le pouvoir absolu est entre les mains d'un homme incompétent ou fou, une régence se met en place
(cela s'est vu à une occasion). Et à l'objection élevée contre l’hérédité : "Et si le roi devient fou ?", Charles Maurras pouvait tranquillement opposer cette réponse : "si le roi
devient fou, c’est en effet à très grand malheur, car la situation alors devient républicaine!"
Le fait s'est produit une fois, en quatorze siècles de monarchie française. Le roi Charles VI devint fou, Henry V (parti anglais) prit la régence en 1420. Le cas de la folie ou de
l'incompétence s'est produit une fois aussi, mais en cinquante ans de République... avec le président Deschanel. Et, chose curieuse, en même temps que le président français, deux autres
présidents de République avaient perdu la raison : M. Wilson aux Etats Unis et le président d'une petite république du Centre Amérique qui, dans une crise d'aberration, faisait bombarder sa
propre capitale.
Plus tard, le chef de la République soviétique, Lénine, est aussi devenu fou. Un autre illustre élu de la démocratie pour sa compétence, un dénommé Adolf Hitler, a pu développer les talents de sa compétence comme il se doit...
Si ce cas de l'incompétence se produit dans une Monarchie une régence est établie, comme pour un roi mineur, et l'institution bienfaisante continue de fonctionner sans problème, alors que dans une démocratie, l'incompétent continue son mandat jusqu'au prochain...
Ce n'est
donc pas la personne du chef de l'Etat qui compte, ni même au final son hypothétique "compétence", mais plutôt la bienfaisances des institutions politiques. Cette donnée explique que
concrètement, le pire des rois vaut mieux que le meilleur des présidents de la république.
- La responsabilité. Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que
le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités changeantes et les scrutins. ...
Après moi le déluge ne peut être le mode de
fonctionnement du roi.
- La continuité. Des successions paisibles conséquences de l’hérédité du pouvoir. Ainsi, des objectifs précis,
déterminés, peuvent-ils être atteints au long terme. Ce n'est pas le cas de la république qui change de politique à chaque nouvelle mandature.
La continuité du pouvoir monarchique sur huit siècles, la lente et patiente ascension au sommet de notre nation est le fruit de la monarchie, non de la république. Tout ce qui
existe avant 1792 nous appartient.
Cette continuité contraste fortement avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles. La descente au rang international en est la preuve tangible.
- L’indépendance et la souveraineté. La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle
lie le pouvoir à l’opinion publique, mais aussi aux financiers, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages. Au final, notre nation se trouve enchaînée
dans les liens de la haute finance libérale mondialisée.
Pour tenir la base, le régime électif est obligé de centraliser l’administration du pays. Dans les provinces, il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles,
toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.
Dégagé des soucis électoraux, indépendant des lobbys (sens latin de l'"absolutisme" = sans liens), le roi serait en situation d'être un arbitre.
- La légitimité, c’est à dire un pouvoir s’exerçant en vue du seul bien
commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent. L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.
Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion. La corruption qui la ronge
finit de lui enlever toute légitimité.
L’histoire confirme ces simples vérités politiques. La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la
France et l’a conduite à son apogée. Le bilan des régimes
démocratiques, républiques ou empire, est autrement lourd : morts par centaines de milliers, cinq invasions armées depuis 1792, une invasion sans arme depuis les années 60, instabilités
constitutionnelles, luttes intestines, révolutions, affaiblissement de la France.
Les royalistes travaillent à changer ces institutions. Ayant
condamné le régime "républicain", ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils
s’efforcent de la restaurer.
- La liberté. "La plus libérale des démocraties actuelles est bien
plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions
d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).
C'est que "la royauté française, marquée par le christianisme (...) était fondée sur la justice, la paix
et les vraies libertés qui sont les incessantes aspirations du peuple français" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, Lettre aux directeurs de "Mémoire", 21 juin 1985).
"Tout bien considéré, ce concept de liberté qu'a imposé la Révolution, n'est rien d'autre que la
théorisation du refus de tout ce qui peut de l'extérieur, ordonner l'action de l'homme ; c'est le rejet de toute autorité qui ne provienne pas de soi-même.
Mais si l'on admet qu'une action n'est plus libre dès lors qu'on y est poussé par une quelconque raison extérieure, ne devient-il évident que l'homme n'est plus libre du tout ? Cette
fausse conception de la liberté qui débouche nécessairement sur le nihilisme, est une absurdité totale.
Mais il y a une autre conception de la liberté. Dieu a créé l'homme libre non pas libre de faire ce qui lui plaît, mais libre d'agir en fonction d'un choix ou d'un jugement. Passer de la
servitude à la liberté, c'est, pour le chrétien, être délivré du joug du maître pour passer sous l'autorité du Père, c'est-à-dire de Dieu qui est "notre Père".
On mesure dans tout cela, combien la conception chrétienne traditionnelle de la liberté est opposée radicalement à l'idée révolutionnaire de liberté.
En utilisant ce concept de liberté - au singulier - nous nous plaçons sur le terrain de la philosophie ou de la théologie. Mais à l'échelon social et politique, cette liberté se manifeste
concrètement au pluriel : on parle dès lors des libertés qui sont aussi nombreuses que les divers pouvoirs qu'il est donné aux hommes d'exercer en raison de leurs réelles compétences.
Telle était la conception qui prévalait sous l'ancien régime. A l'Etat le soin de la direction générale des affaires, de la paix intérieure et de la sécurité extérieure de la nation -
attributs régaliens conformes au domaine de compétence du roi et donc de son autorité - mais libertés partout ailleurs et dans chaque ordre en raison des compétences de chacun.
Des historiens n'ont pas craint de d'écrire que l'ancien régime était "hérissé de libertés" : libertés et autorités, en effet, des organisations professionnelles, des familles, des corps
intermédiaires, des provinces, des communes, mais aussi de l'Etat et de l'Eglise. (...) Nous sommes bien éloignés, aujourd'hui, d'une telle conception de la société et des rapports entre les
hommes, mais il n'est pas interdit, précisément, d'y réfléchir" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987).
"Ces libertés des français sous la monarchie 'absolue' grouillent innombrables, actives, variées,
enchevêtrées et souvent confuses, en un remuant fouillis" (Frantz Funck-Brentano, L’Ancien régime, Fayard, 1926).
D'autre part, il faut savoir qu'on votait plus sous l'ancien régime qu'aujourd'hui, et les sujets étaient amenés à donner régulièrement leur avis : votes dans les communes, dans les
corps de métiers, cahiers de doléance et états généraux, parlements provinciaux, etc. C'était essentiellement un vote local, provincial, parfois un vote corporatif, un vote par
profession, corps de métiers, etc. Les femmes votaient dès le Moyen Âge.
"En fait, lors de la 'nuit du Moyen Âge', les femmes étaient souvent convoquées aux conseils au même titre que les hommes et, de façon toujours active, à la gestion des affaires.
... On les voyait voter lors des assemblées politiques. ... L'exclusion de la femme ne date absolument pas des 'siècles obscurs' mais vint bien plus tard, de 'la modernité'. Au
moment où l'on proclamait les droits de l'homme, l'égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois françaises ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux
affaires de l'Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus inscrites aux frontons des édifices publics et des temples républicains décidèrent qu'elles devaient rester en leurs foyers. ... De
bons esprits disaient tout haut que laisser voter les femmes serait apporter un nombre considérable de voix au 'parti des curés' défenseur des libertés de l'Eglise. ... La France des droits
de l'homme fut ainsi le dernier pays dit 'démocratique' à accorder le droit de vote aux femmes. Ce fut une loi de 1944, plus d'un demi siècle après la Nouvelle-Zélande (1893) et l'Australie
(1903)" (Jacques Heers, Un homme un
vote? Editions du Rocher, 2007, p. 19-21).
Direct, local, ce vote avait beaucoup plus de puissance et d'efficacité que le vote dit "démocratique" d'aujourd'hui. Un vote sain, naturel, sans groupes financiers derrière, les
gens connaissaient le sujet du vote et pouvaient donner un avis éclairé.
Une citation pour finir:
"La Monarchie en France, c'est la Maison Royale de France, indissolublement unie à la nation. Pendant 1300 ans, seuls entre tous les peuples d'Europe, les Français ont toujours eu à leur tête des princes de leur nation et de leur sang." (Henri, Comte de Chambord, 25 octobre 1852, Manifeste de Frohsdorf.)