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Richard Descoings,portrait tiré de "Faits et Documents" du 1er Février 2009.

Ce que les grands médias ne vous diront pas.

Nicolas Sarkozy salue la «carrière exceptionnelle d'un grand serviteur de l'Etat»

"En 2004, il a également signé un accord de coopération avec l’université de Tel-Aviv et n’a cessé de renforcer le partenariat avec Israël. Il appartient d’ailleurs au comité d’honneur de l’Association des amis français de l’université Ben Gourion de Tel Aviv. Après son voyage, il présentera une vision idyllique (Actualité juive, 19 mai 2005) : « A un passage entre Israël et les territoires, il y avait, certes, une guérite avec des militaires armés, mais on ne s’est même pas arrêté. On pourrait parler d’une sorte de simplicité qu’on ne voit jamais sur les écrans de télévision. J’ai vu aussi, entre Jérusalem et Tel-Aviv, que les colonies de peuplement étaient souvent dans la continuité d’agglomérations qui sont en territoire israélien. C’est évidemment douloureux de voir le mur qui traverse certains quartiers de Jérusalem, etc. » En juin 2005, il organisera même une Journée franco-israéliennes à Sciences-Po à l’initiative de l’Union des étu- diants juifs de France."

(...)

Très proche de Guillaume Pépy(*son amant officiel), énarque, aujourd’hui directeur de la SNCF, qui fut son témoin de mariage, il a épousé, le 27 mai 2004, à la surprise générale, avec son « égérie » (Le Nouvel économiste), Nadia Marik, à qui il avait fait passer le « grand oral » de l’Ena. En effet, il n’hésitait pas jusqu’alors « à déclarer en amphi qu’il était “le premier pédé de Sciences-Po” » (Le Point, 9 mars 2007)"

(...)

Le réformateur de Sciences-Po milite de longue date à Aides (lutte anti-sida) : « Le week-end, il distribue des préservatifs dans les bars et boîtes de nuit, la semaine, il reprend son costume gris [...] Passionné, angoissé, ambitieux, l’homme déborde d’excès. Boulimique, à la fois de travail, d’amour et d’affection, il recherche le regard des autres. Il agit comme si demain était son dernier jour [...] Provocateur, il s’amuse à repousser les limites. Enfermé le jour dans les codes parisiens, il se montre dans l’univers de la nuit. Avide de liberté, il assume sa vie privée (Le Nouvel économiste, 7 novembre 2003). »
« Certains jurent l’avoir vu danser nu comme un vers sur une table, dans une boîte de nuit de Berlin, lors d’un voyage de fin d’études. Un témoin rectifie : “Il faisait chaud. On avait un peu trop bu. Il a dansé torse nu. Ce n’est quand même pas l’enfer” Rien de sulfureux en tout cas pour qui connaît l’ambiance soirées des grandes écoles... Sauf quand on est à Science- Po et que l’homme est conseiller d’Etat (Le Nouvel observateur, 7 novembre 2002). »

(...)

A l’occasion, il fréquente également les loges : on le retrouve, par exemple, le 22 novembre 2006, devant la loge L’Action socialiste (Grand Orient de France), sur La Refondation du pacte républicain,, le 10 mai 2007, devant la loge L’ Union    philanthropique    de    Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) du Grand Orient de France, afin de plancher sur La Discrimination positive."

 

Source : Faits et documents, 1er-15 février 2009, BP 254-09, 75424 Paris cedex 09, France. Tel/fax : 01 40 16 80 92 Directeur de publication : Emmanuel Ratier. Site Internet : www.faits-et-documents.com 


*rajouté par nous.

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait « décapant » de Richard Descoings, ancien directeur de Sciences Po décédé à New York dans des conditions particulières. Extrait.

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings« Chantre de l’égalité des chances », « révolutionnaire dans un monde figé », « agitateur d’idées », « haut fonctionnaire réformateur », « personnalité incontournable en matière d’éducation », « serviteur de l’État qui a eu plus d’influence que beaucoup de ministres », « infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde » (Nicolas Sarközy), etc. Vous l’ignoriez jusqu’alors, mais un véritable « saint laïc » est mort le 3 avril… Le décès du directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le 3 avril, aura été plus salué que celui de n’importe quel prix Nobel ou ancien Premier ministre français. Il aura eu droit à la « Une » et deux pleines pages rien que dans Le Monde. Les hommages ont donc été unanimes, de droite à gauche, pour celui qui était en réalité un « calculateur ambitieux » (Le Nouvel économiste du 7 novembre 2003), évidemment administrateur du Siècle, aux revenus scandaleux (40 000 euros par mois), à la mégalomanie revendiquée, aux mœurs particulières et à la gestion très critiquée. Celui qui est décédé dans des conditions étranges était à l’image de la sous-culture boboïsée et mondialisée des élites libérales moisies : un admirateur du social-libéralisme, un destructeur de la culture classique et de l’« égalitarisme républicain » (suppression des épreuves de culture générale, recrutement au choix), valeurs auxquelles il avait substitué la « tchatche », les paillettes et la « diversité multiculturelle ». Comme l’avait très bien résumé Éric Zemmour il y a quelques mois : « Il est à la fois le fossoyeur de l’élitisme républicain et l’idiot utile du capitalisme. »

« Descoings, surnommé “Ritchie-D”, “Monsieur Riches-Idées”. » Le Journal du dimanche, 22 janvier 2006.
(Je suis) « le premier pédé de Sciences-Po. » Le Point, 9 mars 2007.
Il est « pour les uns, un visionnaire, pour les autres, un mégalomane ». Le Monde, 22 septembre 2004.
« Un iconoclaste au pays des “technos”. Un pourfendeur de tabous à l’allure de dandy (qui) aime bien touiller la marmite universitaire avec de drôles d’idées très médiatiques. » L’Express, 15 mai 2003.
« Pour lui, un Français d’origine étrangère, de préférence maghrébin ou africain, sera toujours préférable à un Français dit “de souche” quel que soit le milieu social des uns et des autres. » Marianne 2.
« Barbe de trois jours, cheveux coiffés au gel, sourire qu’il déclenche sur commande, alliance en or à la main droite, anneau en argent à la main gauche, comme s’il ne fallait pas se laisser enfermer dans les choix et les convenances… À côté, l’étudiant qui distribue des tracts de la CNT dans le hall d’entrée a des airs de cadre d’IBM. » Challenges, 4 décembre 2003.
« La réputation de Richard Descoings le précède : brutal, despotique, autoritaire. » Le Nouvel économiste, 7 novembre 2003.

Tout d’abord, les faits tels qu’ils n’ont pas été présentés dans la presse française, sinon de manière pudique et amoindrie, à la différence de la presse anglo-saxonne. Le 3 avril, la police new-yorkaise a retrouvé, à 13 heures, le corps nu « ne portant pas de trace évidente de traumatisme » de Richard Descoings (du sang coulant de sa bouche) dans une chambre, en désordre, d’un hôtel huppé de la 51e rue, le Michelangelo. À proximité, de l’alcool et des antidépresseurs. Son ordinateur et son téléphone portable avaient été jetés quatre étages plus bas. L’examen de son ordinateur a permis de constater qu’il avait consulté des sites de rencontres homosexuelles. Plusieurs personnes « de sexe masculin », non encore identifiées, s’étaient retrouvées avec lui dans la chambre durant la nuit. Comme seul l’a écrit Rue89 (Descoings, homo pour les puissants, hétéro pour les autres, 8 avril 2012) : « N’importe quel gay, à l’annonce de ces quelques indices, sait très bien de quoi il en retourne. » (…)

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