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Tous les génocides ? Non, seulement les génocides reconnus par la loi française, c'est à dire la shoah et le génocide arménien.
La France, toujours prompte à faire la leçon à tout le monde, devrait peut-être regarder son histoire de plus prés.
C'était le sens d'un papier d'Yvan Rioufol, du Figaro, daté du 21 décembre, soit la veille du vote de cette loi.
De quoi parle-t-on ? De la révolution française, dont
on chante les louanges dans tous nos manuels d'histoire, à l'école, mais dont on nie une des réalités : celle du génocide vendéen. Pourquoi parler de génocide pour désigner ce qu'on appelle
La guerre de Vendée ? L'historien Reynald Secher a établi qu'il y avait bien eu une "extermination partielle ou totale d'un groupe humain de type
ethnique, ou racial, ou politique, ou religieux", pour reprendre la définition du génocide. La Révolution avait tout simplement décidé, après la guerre civile de mars à août 1793, de
supprimer la Vendée et ses plus de 800.000 habitants. Et comme les nazis le firent ensuite avec les juifs, le massacre fut organisé et planifié, n'épargnant personne, ni les femmes ni les
enfants. A Nantes, par exemple, les victimes liées entre elles étaient noyées dans la Loire, et non seulement la République n'a jamais reconnu ces crimes, mais elle a réussi à faire
passer les victimes pour des coupables, les vendéens, les ventres à choux étant, pour la version officielle, des salauds anti-révolutionnaires.
On attend maintenant avec impatience l'opinion de l'Assemblée Nationale. Saura-t-elle reconnaître l'horreur de ce crime avec le même zèle, cet épisode tragique de notre histoire sera-t-il enseigné dans sa réalité à l'Ecole de la République ?
La loi Gayssot, certainement animée des meilleurs intentions, avait déjà induit l'idée qu'il y a une vérité
d'État comme il y a une raison d'État. Avec cette nouvelle loi qui montre un pays du doigt, en l'occurrence la Turquie, alors que nous-mêmes ne sommes pas capables de regarder l'histoire
de notre pays en face, c'est une certitude, il y a une vérité d'État, décrétée pour des motifs que nous ne connaissons pas.
LU SUR CHRISTROI.