Le groupe américain avance des difficultés financières
Les 62 salariés qui y travaillent cessent en effet leur activité depuis la fin de semaine dernière. Non sans mal. Mercredi après-midi, la plupart d’entre eux se sont réunis pour un repas de groupe, ensemble, avant de prendre chacun leur voie. L’ambiance était à la nostalgie, quelque peu flottante. Devant l’usine trône toujours la pancarte « Non aux fermetures d’usines! Non aux licenciements! Salariés de Revlon en colère! » Ce message de SOS n’y a rien fait, tout comme les actions de grève entreprises l’année dernière par les employés. Aujourd’hui, la colère a laissé place à la fatalité. L’usine de cosmétiques ne sera plus. Une décision prise dans le cadre d’un plan de réduction des coûts.
Au total, 94 suppressions d’emplois sont prévues en France et une deuxième usine fermera outre-Atlantique. Le groupe EPB (Européenne de produits de beauté) détenant la marque rencontre « des difficultés financières et des pertes nettes depuis plusieurs années et ce malgré des investissements significatifs ».
Les salariés évoquent plutôt un « transfert d’activité et non une cessation d’activité », insiste Nicolas Leblanc, délégué CGT. « Pour nous, c’est juste une action boursière, martèle le syndicaliste. On a beaucoup donné pour cette entreprise et maintenant on nous licencie, c’est difficile. » Tous s’inquiètent pour leur avenir. La moyenne d’âge étant élevée, ils redoutent de ne pas être « attractifs » pour les employeurs.
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