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Revlon à Bezons, c’est fini et 64 personnes de plus au chomâge !

L’usine de cosmétiques, implantée à Bezons depuis des décennies, fermera ses portes fin mars. Les premiers licenciés sont déjà partis.
 
 Bezons, le 9 janvier. La banderole témoigne des luttes passées. Des mobilisations qui n’ont pas permis aux 62 salariés de Revlon de sauver leur usine.
Bezons, le 9 janvier. La banderole témoigne des luttes passées. Des mobilisations qui n’ont pas permis aux 62 salariés de Revlon de sauver leur usine. | (LP/M.G.)
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La première vague de salariés a quitté le navire vendredi. La prochaine s’en ira à la fin de cette semaine, puis la semaine suivante et encore celle d’après… A la fin du mois, les couloirs de l’usine de production EPB (Européenne de produits de beauté) de Bezons, appartenant à l’Américain Revlon, seront quasiment vides. 

Le groupe américain avance des difficultés financières

Les 62 salariés qui y travaillent cessent en effet leur activité depuis la fin de semaine dernière. Non sans mal. Mercredi après-midi, la plupart d’entre eux se sont réunis pour un repas de groupe, ensemble, avant de prendre chacun leur voie. L’ambiance était à la nostalgie, quelque peu flottante. Devant l’usine trône toujours la pancarte « Non aux fermetures d’usines! Non aux licenciements! Salariés de Revlon en colère! » Ce message de SOS n’y a rien fait, tout comme les  de grève entreprises l’année dernière par les employés. Aujourd’hui, la colère a laissé place à la fatalité. L’usine de cosmétiques ne sera plus. Une décision prise dans le cadre d’un plan de réduction des coûts.

Au , 94 suppressions d’emplois sont prévues en  et une deuxième usine fermera outre-Atlantique. Le groupe EPB (Européenne de produits de beauté) détenant la marque rencontre « des difficultés financières et des pertes nettes depuis plusieurs années et ce malgré des investissements significatifs ».

Les salariés évoquent plutôt un « transfert d’activité et non une cessation d’activité », insiste Nicolas Leblanc, délégué CGT. « Pour nous, c’est juste une action boursière, martèle le syndicaliste. On a beaucoup donné pour cette entreprise et maintenant on nous licencie, c’est difficile. » Tous s’inquiètent pour leur avenir. La moyenne d’âge étant élevée, ils redoutent de ne pas être « attractifs » pour les employeurs.

 

Le Parisien

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