Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
(source christroi).Le 6 mai 2012 nous disions que sous la présidence socialiste de François Hollande nous allions vivre sous la "République absolue". Dimanche 24 mars, nous vîmes la police gazer des femmes, des enfants et des vieillards pacifiques au seul motif qu'ils manifestaient leur opposition à la loi légalisant le "mariage" et l'adoption des homosexuels. Il y avait l'Ancien Régime, il y a dorénavant la République absolue qui tourne à plein régime !
Nous disions que les citoyens seraient "classés par catégories, mis dans des cases, classés... selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion". Nous ne savions pas qu'ils seraient aussi classés selon l'orientation sexuelle LGBT (lesbien gay bi trans), homos, hétéros ! A la place de la "France apaisée", le "diviser pour régner" ne s'est jamais aussi bien porté ! La folie allant jusqu'à contester le droit naturel lui-même s'est comme emparée des institutions. La haine et son conducteur le "suffrage universel", le mécanisme du "moindre mal" font tourner cette République absolue à plein régime.
La démocratie moderne tend-elle vers le nihilisme ? Sur son blog, l'abbé Guillaume de Tanoüarn expliqueque dans un débat sur BFM-TV, Luc Ferry "a comme on dit entre CRS lâché le morceau. Bercoff déplorait le fait que la filiation ne représente plus rien pour le Législateur, mais aussi pour beaucoup de gens, en manque des repères les plus élémentaires. Notre philosophe nous pouvait pas laisser passer cette occasion de nous redire son Credo à l'envers, sa curieuse foi philosophique dans le néant : "Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." Déconstruction ? Disons : destruction culturelle organisée, ce sera plus simple. La démocratie n'admet plus aucune loi supérieure à la Volonté générale des citoyens, telle qu'elle s'exprime à un moment donné. Elle déconstruit donc méthodiquement et logiquement tout repère.
Jean-Jacques Rousseau l'avait bien expliqué trente ans auparavant : "Dans une République, il n'y a pas de loi fondamentale". L'expression "loi fondamentale" est bien connu des Français en 1763, lorsque paraît le Contrat social. En monarchie (dans la monarchie française) il y a des lois fondamentales qui font que malgré tout son pouvoir le Monarque n'est jamais un despote. Il n'en est pas de même pour le peuple : le peuple peut devenir un despote, il a le droit de devenir un despote, puisqu'il est le peuple... Aristote au Livre III de sa Politique avait déjà aperçu cette faille au système démocratique "quand tout le peuple, écrivait-il est comme un seul tyran". Lui pensait qu'il s'agissait d'une tare et qu'il fallait tout faire pour éviter cette situation. Rousseau ne s'est pas soucié de garde fous au Pouvoir absolu de la volonté générale. Il théorise ce Pouvoir comme absolu, ce en quoi sa politique, me semble-t-il, passéiste ou progressiste qu'importe, sera toujours haïssable.
Luc Ferry ne dit pas que la démocratie, c'est la liberté. Il écrit : la démocratie c'est la déconstruction. Il prend donc position froidement pour l'un des avatars de la République rousseauiste, cette démocratie qui est systématiquement contre tout ordre qui ne vient pas d'elle, cette démocratie qui n'accepte d'ordre qu'humain."
Le Livre noir de la Révolution française nous
montre le défaut majeur de la démocratie moderne. Dans la représentation par têtes, dans le parlementarisme dit "représentatif", en réalité
oligarchique, issu de 1791, "c'est le principe de la dictature, de la tyrannie sans bornes, sans entrave, de la majorité parlementaire".
En supprimant la partitocratie, nous éliminerons l'Oligarchie qui depuis deux siècles a confisqué le pouvoir et, ce faisant, nous aurons sans doute mieux travaillé pour la démocratie que quiconque !