Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Les Etats-Unis essaient de persuader Israël que l’emploi de la force contre Téhéran n’a pas de perspectives et il faut régler le problème nucléaire iranien par les moyens diplomatiques. Le conseiller du président des Etats-Unis pour la sécurité nationale Thomas Donilon a envisagé cette possibilité en s’entretenant à Jérusalem avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la défense Ehud Barack. Barack Obama a invité Netanyahu à se rendre aux Etats-Unis le 5 mars.
Selon la Chine, les attaques israéliennes contre l’Iran entraîneront les bouleversements dans la région, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des AE Zhou Enlai. Selon le représentant permanent russe à l’ONU Vitali Tchourkine, Moscou déploie les efforts en vue d’éviter l’emploi de la force. L’administration israélienne n’exclut pas un tel scénario.
Le marché mondial attend depuis plusieurs mois une attaque contre l’Iran, a dit l’expert du Fonds de sécurité énergétique nationale Alexandre Passetchnik :
Israël verse de l’huile sur le feu en essayant de persuader ses alliés : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de la nécessité d’ouvrir un front militaire contre l’Iran. Les bourses
mondiales des matières premières sont dans l’expectative. Cela entraînera inévitablement la montée des prix. La présence américaine dans le Golfe est renforcée ce qui traduit les préparatifs à
une guerre.
Téhéran se prépare sérieusement à l’opération. Le général Mohammad Hejazi, l’un des leaders des gardiens de la Révolution islamique, a déclaré que son pays pouvait infliger un coup préventif à
l’adversaire si ses intérêts nationaux étaient mis en cause. Au micro l’orientaliste Vladimir Sajine :
La déclaration de Hejazi fait partie de la guerre psychologique et propagandiste contre les opposants. Il essaie d’intimider l’opinion mondiale en annonçant tantôt l’arrêt de livraisons de
pétrole à la France ou à la Grande-Bretagne tantôt les attaques préventives.
L’Organisation du Traité sur la sécurité collective dont la Russie est membre espère qu’il n’y aura pas d’attaques contre la République islamique. Le secrétaire général de l’OTSC Nikolaï Borguja a, néanmoins, déclaré que l’Organisation appliquait les mesures par crainte d’aggravation de la situation.
Pour prévenir l’accentuation de la crise Téhéran devrait coopérer avec la délégation d’inspecteurs de l’AIEA qui est arrivée il y a plusieurs jours en Iran. Or, à en juger d’après l’expérience d’entretiens des autorités iraniennes avec l’Agence, cette perspective est illusoire.