Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Qu'est-ce qu'E. coli?
E. coli est le nom abrégé d'Escherichia coli. Il s'agit d'une espèce de bactéries qui se trouve dans les excréments
des humains et des animaux à sang chaud et qui fait partie du groupe de bactéries dites «coliformes». Ce groupe de bactéries, et en particulier E. coli, est
utilisé comme indicateur de la qualité bactériologique de l’eau depuis qu'il a été isolé pour la première fois dans des matières fécales, à la fin du XIXe siècle.
E. coli est utilisé comme indicateur de l’innocuité bactériologique de l'eau parce qu'il est toujours présent dans les fèces des humains et des autres animaux à sang chaud, et que l'on ne le retrouve pas normalement dans l'eau. Comme cette bactérie ne survit pas assez longtemps dans l'eau une fois en dehors de l'intestin, sa présence signifie qu'il y a une contamination récente due au rejet d'eaux d'égout ou d'autres sources.
Comment E. coli pénètre-t-il dans l'eau?
Les sources de contamination de l’eau par E. coli sont multiples. Les rejets d'eaux usées municipales, les eaux de ruissellement provenant de fosses
septiques défectueuses, les opérations touchant l’alimentation animale, les exploitations agricoles et les fèces d’animaux à sang chaud évacués dans les boisés en sont les principales. Dans les
zones urbaines, les bactéries E. coli présentes dans les excréments d'animaux à sang chaud (comme les animaux de compagnie dans un parc ou dans la rue)
peuvent être lessivées et aboutir dans des cours d'eau et des lacs ou atteindre les eaux souterraines pendant les précipitations ou au moment de la fonte des neiges. Souvent, la contamination est
plus forte juste après un orage, à cause des eaux de ruissellement. En outre, les baigneurs atteints peuvent contaminer l’eau à leur insu, ou bien la contamination peut être le fait de
plaisanciers qui déversent des déchets directement dans l’eau. Quand ces eaux sont utilisées comme sources d'eau potable et ne subissent aucun traitement ou ne sont pas traitées de façon
adéquate, E. coli peut se trouver dans l'eau potable.
De quelle façon E. coli nuit-il à la santé humaine?
Il existe des centaines de souches d'E. coli, dont la plupart sont sans danger et vivent dans l'intestin des humains et des animaux en santé. Mais certaines
souches, comme E. coli O157:H7, peuvent causer de graves problèmes de santé. L'infection provoque souvent une diarrhée sanglante grave, des crampes
abdominales et parfois de la fièvre (ces symptômes sont communs à diverses maladies et peuvent avoir une origine autre que l'eau potable contaminée). Les jeunes enfants, les personnes âgées et
les malades chroniques risquent davantage de présenter des symptômes sévères. Dans certains cas, l’infection peut provoquer une insuffisance rénale, voire la mort.
De quelle façon E. coli nuit-il au milieu aquatique?
On ne dispose que de peu de renseignements à propos des
effets d'E. coli (ou de tout autre pathogène fécal) sur la communauté aquatique. Cependant, on se préoccupe de plus en plus de ses incidences sur les
écosystèmes au Canada et partout dans le monde. Par exemple, les poussées de botulisme causées par Clostridium botulinum ont entraîné la mort de nombreux
oiseaux aquatiques à divers endroits au Canada. On constate maintenant que des souches de champignons et de virus sont responsables du déclin de populations d'amphibiens dans le monde, comme les
grenouilles en Amérique du Sud et la salamandre tigrée en Saskatchewan. La contamination entraîne également la fermeture de plages servant à des activités récréatives, la fermeture de zones de
pêche des mollusques et la contamination d'eaux d'irrigation pour l'agriculture.
Quelles sont les recommandations concernant E. coli?
Le Comité fédéral-provincial-territorial sur l’eau potable a publié une recommandation pour la qualité bactériologique de l’eau potable qui précise que E.
coli ne devrait pas être présent dans l'eau
Les valeurs fixées dans les recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives sont un peu plus élevées étant donné que la baignade est une activité volontaire.
Pour éviter la contamination de nos réserves d'eau par E. coli, on peut :
Lu ici :
"Le 10 novembre 2010, sept organisations françaises de protection animale [Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, Fondation Brigitte Bardot, Confédération Nationale des SPA de France, Conseil National de la Protection Animale, Fondation Assistance aux Animaux, Protection Mondiale des Animaux de Ferme, Société Nationale pour la Défense des Animaux] alertaient les autorités, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée Nationale, sur les risques sanitaires graves dus à la présence de germes d’origine digestive, comme les E. coli, présents dans les steaks hachés.
Cette infection des viandes est accentuée par la généralisation de l’égorgement rituel des bêtes car l’impossibilité matérielle de ligaturer l’œsophage des animaux entraîne un «épanchement de matières stercoraires en provenance de l’estomac qui s’écoulent à travers la section béante de l’œsophage».
La Fondation Brigitte Bardot a remis, fin 2010, aux ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur, ainsi qu’au Chef de l’État, le dossier de presse «De la souffrance des animaux… à la tromperie des consommateurs» dans lequel l’alerte est donnée (pdf) :
«Certains germes d’origine digestive pouvant être très pathogènes pour l’homme risquent ainsi d’être retrouvés dans des pièces de découpe (collier notamment) ou dans des steaks hachés préparés avec celles-ci. Avec l’abattage rituel, il y a donc un danger potentiel pour la santé humaine, tout particulièrement pour les enfants, les personnes âgées et les populations immunodéprimées».
Ces propos ont été confortés par la déclaration de Pascale Dunoyer, Chef du bureau des établissements d’abattage à la Direction Générale de l’Alimentation, dans le bulletin de l’Académie Vétérinaire de France : «Des pratiques liées à la mise en œuvre du rituel d’abattage peuvent avoir des conséquences en termes de salubrité et de sécurité des carcasses. Nous pouvons citer à ce titre le tranchage de la trachée et de l’œsophage qui peut provoquer le déversement du contenu gastrique (voire pulmonaire) sur les viandes de têtes, de gorge et de poitrine».
Face à ces mises en garde répétées et à l’attitude irresponsable des autorités devant ce grave problème de salubrité publique et de protection animale, la Fondation Brigitte Bardot demande au ministre de l’Agriculture de rendre publique les méthodes d’abattage des animaux en France et de ne plus s’opposer, comme il le fait actuellement, à la mise en place d’une traçabilité pour le consommateur via un étiquetage européen."