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Pour Hollande la priorité est le forfait contraception pour les mineures,anonyme et gratuit.

François Hollande, le 6 mars à Villeneuve-la-Garenne 
François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a annoncé jeudi aux Lilas (Seine-Saint-Denis) qu'il créerait, s'il est élu, un «forfait contraception» pour les mineurs, garantissant l'anonymat et la qualité de la prise en charge.

«Il y a encore trop de retard en matière d'éducation et d'information sexuelles, et trop de jeunes filles ne peuvent pas accéder à la contraception», a-t-il déploré devant la presse en marge d'une visite à la maternité des Lilas.

François Hollande a annoncé qu'il instaurerait «au lendemain de l'élection [...] un "forfait mineur contraception", qui donnera la gratuité, l'accès à un médecin dans l'anonymat et à une contraception de haut niveau, permettant à ces jeunes filles d'avoir toutes les possibilités de sécurité».

«Nous avons des jeunes filles mineures qui ne peuvent accéder à la contraception, pour des raisons qui tiennent à la géographie, à des situations de famille, à des préventions psychologiques», a-t-il regretté.

Il a aussi plaidé pour l'application de la «loi de 2001 avec toute la force nécessaire, pour qu'il y ait à tous les niveaux (collèges, lycées) des séances d'éducation sexuelle, d'information des jeunes par rapport à ce qu'est la vie sexuelle et surtout la contraception».

«Nous devons faire en sorte que la liberté soit donnée avec la responsabilité : nous mettrons tous les moyens dans les établissements scolaires pour permettre aux jeunes d'avoir la sexualité qu'ils désirent sans les conséquences qu'ils ne désirent pas», a expliqué François Hollande.

«Intérêt ponctuel»

Jeannette Bougrab, la secrétaire d'Etat à la Jeunesse, a déploré que François «semble découvrir» cette question à l'occasion de la Journée des femmes.

«C'est un peu agaçant de voir que des choses sont faites et qu'elles ne sont pas relevées, M. Hollande semble découvrir cette question, qui est un sujet difficile», a déclaré Jeannette Bougrab.

La secrétaire d'Etat a rappelé que le gynécologue Israël Nisand avait récemment remis un rapport, publié chez Odile Jacob, qui propose des mesures sur l'anonymat et une gratuité générale de la contraception.

«Les pistes sont l'étude, on propose l'anonymat et la gratuité de tous les moyens de contraception pour les mineurs», a assuré Jeannette Bougrab, regrettant que François Hollande s'intéresse à cette question «de manière ponctuelle», à l'occasion de la Journée des femmes du 8 mars. Une réunion interministérielle a eu récemment lieu sur le sujet, a-t-elle souligné.

Selon elle, il est également «un peu facile de mettre de côté les garçons» dans l'éducation des mineurs. Elle a aussi expliqué que le gouvernement souhaitait que les laboratoires puissent prendre en charge une partie des coûts, pour que tout ne repose pas sur la Sécurité sociale.

Enfin, la secrétaire d'Etat a fait valoir que le travail devait se faire «en amont». «Ces jeunes filles sont souvent en détresse sociale, il ne faut pas s'intéresser à elles uniquement un fois par an, c'est faire preuve d'une méconnaissance sociale», a-t-elle jugé.

(AFP)

 

lu sur:http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/

 

Des fillettes, on n’en veut plus. De l’innocence, pas davantage. En organisant la distribution de la pilule, des préservatifs et même des contraceptifs de longue durée à des mineurs (et surtout des mineures) dans le dos de leurs parents, la région Ile-de-France rend évidente sa volonté de corrompre la jeunesse et de contredire l’autorité parentale. En poussant explicitement les jeunes à agir contre la volonté de leurs parents dans un domaine qui relève prioritairement de leur droit d’éduquer, et en leur donnant les moyens de le faire dans la duplicité, les pouvoirs publics se livrent à une usurpation tyrannique qui devrait faire hurler les « autorités morales ». Où sont-elles ?

Il faut tout de même préciser d’emblée qu’aucune concertation, aucun contact n’a eu lieu avec l’enseignement catholique. Le conseil d’Ile-de-France a fait comme si celui-ci n’existait pas et n’avait rien à dire sur la question. Contacté par téléphone, l’adjoint au directeur de l’enseignement diocésain, Jean-François Canteneur, a dénoncé cette absence de consultation et m’a expliqué que l’enseignement catholique n’avait nullement approuvé le Pass contraception. « Nous ne sommes pas dans cette démarche, nous cherchons à éduquer à la responsabilité », a-t-il souligné, ajoutant que dans la mesure où il n’y a pas d’infirmières scolaires dans les lycées catholiques, ceux-ci ne sont pas concernés.


L’administration étant l’administration, on se demande d’ailleurs qui, à l’heure actuelle, l’est déjà, puisque seuls 15 000 « Pass » ont été imprimés et que l’on découvre, au hasard de forums internet, que l’accord formel de distribution desdits chéquiers n’a pas encore été signé entre la région et le rectorat !

Le Pass contraception a été inventé dans la région Poitou-Charentes par sa présidente, Ségolène Royal – ministre, elle avait déjà imposé la distribution de la pilule du lendemain par les infirmières scolaires. Il a été récusé par le rectorat et par le ministère de l’Education nationale. Les généralistes et les gynécologues de la région ont hérité du bébé ; il semblerait que peu de jeunes filles les sollicitent à ce propos.
Rendant explicitement hommage à Mme Royal, le conseil régional d’Ile-de-France a repris l’idée, et, cette fois, a obtenu la bénédiction et même davantage du ministère de l’Education nationale. Luc Chatel a expliqué cette volte-face en raison des « différences » qu’il constate par rapport au Pass poitevin : en Ile-de-France, il concernera « les garçons comme les filles », il propose toute une palette de préservatifs (y compris les stérilets, dispositifs intra-utérins et patches à durée d’action prolongée dont les inconvénients sont peut-être encore plus importants pour les toutes jeunes filles que ceux de la pilule, déjà graves), et il s’intègre dans une « démarche globale à vocation éducative » puisque, dit le ministre, on change les programmes d’éducation à la sexualité à l’école à cette fin.

Les garçons comme les filles ? Laissez nous rire. Si le public visé par le Pass contraception est évalué à 77 000 filles et 82 000 garçons de niveau seconde, âgés, donc, d’environ 15 à 16 ans, on imagine mal ces grands dadais se rendre chez le généraliste, la sage-femme (!) ou un centre de planification familiale pour se faire prescrire des examens sanguins de taux de glycémie et de bilan lipidique… pour obtenir, au bout du compte, pour 40 euros, deux fois, de préservatifs et de spermicides, aux frais du contribuable francilien.

C’est là tout le problème. Les contraceptifs féminins, même si nul ne le dit lors de la présentation du pass contraception, sont bien plus dangereux que les préservatifs et c’est bien pour cela que le dispositif est si compliqué à mettre en place. Le suivi médical est indispensable. Déjà, permettre aux jeunes filles d’aller se faire prescrire un contraceptif hormonal ou un dispositif intra-utérin sans présenter leur dossier médical, sans décliner leur identité, avec un renouvellement de trois mois qui doit notamment permettre de changer de moyen, c’est vraiment se moquer de leurs réels besoins médicaux et du respect de leur corps.

Une telle irresponsabilité aboutit tout naturellement à la dernière revendication en date de Jean-Marie Le Guen, adjoint PS au maire de Paris, qui souhaitait mardi la gratuité de la pilule « pour toutes les mineures ».

Luc Chatel fait aussi dans la surenchère, puisque le jour de la présentation du pass contraception, il a annoncé être « prêt au dialogue » avec les autres régions et, surtout, il a déclaré sur RMC que « dans quelques semaines » un décret verrait le jour, autorisant les infirmières scolaires à prolonger pendant six mois les prescriptions médicales en matière de contraception.

Sur le papier, tous ces dispositifs visent à faire diminuer le nombre d’avortements chez les mineures, en constante progression depuis 2003 et qui atteignent, selon les sources, entre 13 000 et 15 000 interventions par an. Un drame, évidemment, mais c’est un faux remède que l’on apporte puisque d’année en année, l’« éducation sexuelle » s’est déjà faite plus insistante et que d’année en année, on a aussi constaté que la majorité des « IVG » – dont le nombre ne diminue pas alors que celui des grossesses est à la baisse – sont pratiquées sur des femmes utilisant une forme de contraception…

Faux remède, et aussi faux nez.

Le président socialiste Jean-Paul Huchon, dans une présentation-vidéo diffusée par le site du conseil régional, a reconnu que tout cela s’est fait au nom de la « liberté sexuelle ». Et l’une de ses vice-présidentes, Henriette Zoughebi, y précisait : « Il ne peut pas y avoir d’égalité s’il n’y a pas cette liberté de disposer de son corps. (…) Il y a aussi un aspect symbolique extrêmement fort : à partir du moment où on affirme que chaque personne a le droit de maîtriser sa sexualité, son corps, et sa fécondité, on donne cette notion d’égalité et c’est extrêmement important pour toute la société. »

Au moins, c’est clair.

 

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2011.

 

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