Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Philippe Maxence
Pages : 400
Prix : 29 €
Nation catholique, l’Irlande a connu pendant plusieurs siècles une occupation étrangère et la soumission à une autre foi. En 1916, malgré l’échec apparent, est lancé le mouvement définitif de sa libération.
Lundi 24 avril 1916, le soleil illumine Dublin. Vers 10 h, les hommes des Irish volunteers et de l’Irish Citizen Army font leur jonction avant d’investir la Grande Poste, symbole du pouvoir britannique. À midi, le jeune poète Patrick Pearse déclare solennellement l’indépendance de l’Irlande : « Au nom de Dieu et des générations, l’Irlande appelle ses enfants à se rallier à son étendard et à frapper pour sa libération. »
La riposte anglaise est sanglante et pourtant, moins de six ans plus tard, tout bascule, le drapeau vert, blanc, orange flotte haut sur la Grande Poste.
Voici pour le comprendre le dictionnaire complet de cette insurrection dont Philippe Maxence, en fin connaisseur de l’âme gaélique, dresse le portrait humain, géographique, politique et littéraire, avec le souci des motivations de chaque camp. Une rétrospective alerte et colorée qui donne le goût des libertés qui s’enracinent.
Trois parties : L’histoire – Les dictionnaires – Les annexes.
Philippe Maxence est directeur de la rédaction du bimensuel catholique L’Homme Nouveau. Il a publié une biographie de Baden-Powell chez Perrin en 2003.
Philippe Maxence est également l'auteur de L'univers de G.K. Chesterton, petit dictionnaire raisonné ; il a aussi collaboré à Paroles de croyants.
Le combat des Irlandais pour se libérer du joug britannique dura des siècles. Même en Ulster, la mèche n’est pas complètement éteinte. La révolte de Pâques, déclenchée à Dublin le lundi 24 avril 1916, s’attira une féroce répression de la part des Britanniques. Et pourtant, cette défaite sur le plan militaire se transforma en victoire psychologique pour les Républicains irlandais. La cause de l’indépendance avait trouvé ses martyrs. C’est le récit de cette rébellion, de ses causes et conséquences, que nous narre Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau et auteur d’une biographie de Baden-Powell. Cette rétrospective est accompagnée d’un épais dossier qui permet de prendre la mesure des événements : annexes, dictionnaires des protagonistes, des institutions, mouvements… À la lecture de cette épopée sanglante, on ne peut s’empêcher de méditer ce paradoxe, relevé par l’auteur : que l’Irlande contemporaine, aujourd’hui si prospère, née d’une révolte culturelle, utilise l’anglais, langue de l’envahisseur, et non le gaélique, dans la vie courante…
Jean-Marc Bastière
L’histoire récente de l’Irlande est évidemment fort tourmentée. Depuis sept siècles, cette nation celtique est occupée par l’Angleterre et se révolte périodiquement – notamment lorsque l’Angleterre a prétendu lui imposer, non seulement sa loi politique, mais encore sa doctrine religieuse.
Chacun sait, en particulier, que la nation irlandaise s’est toujours opposée à sa « protestantisation » forcée par les troupes anglaises. Ce fut, tout au long du XXe siècle, le long et douloureux combat de l’Irlande, d’abord dans le Sud, puis dans le Nord, toujours sous domination anglaise, que de défendre l’autonomie culturelle et religieuse de la petite « Erin ».
En revanche, le détail de ce combat n’est pas toujours bien connu. Il faut donc être reconnaissant à Philippe Maxence, rédacteur en chef de notre confrère « L’Homme nouveau », de nous offrir une magistrale synthèse – sans fioriture inutile – de l’histoire de l’Irlande (du Sud) au XXe siècle.
De l’Easter Rising et de la proclamation de la République d’Irlande en 1916 au Bloody sunday de 1920, de la guerre civile entre les deux héros de l’indépendance irlandaise Eamon De Valera et Michael Collins à la proclamation (cette fois acceptée par le Royaume Uni et les nations occidentales) de la République d’Irlande en 1949, le journaliste nous conduit à travers une histoire émouvante et trépidante…
Cette histoire trouve enfin son achèvement sous nos yeux : le Sinn Fein, né de l’insurrection de 1916, a tendu la main à Belfast même aux ennemis irréductibles orangistes. La paix apparaît enfin à portée de la main.
Pour la prospérité de ce petit pays qui nous est si proche, souhaitons que cette occasion historique ne soit pas une occasion manquée et que vienne enfin la paix des braves, dans le respect mutuel de ces deux grandes cultures que représentent l’Irlande de saint Patrick et l’Angleterre de Shakespeare, de Shaw et de Chesterton…
Pierre Baudouin
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