Voici ce qu’en dit le collectif Prisonnier politique :
Revivez ce qui s’est passé cet après-midi :
A 14h30, le parquet avançait trois chefs d’accusation :
- Rébellion
- Atteinte aux biens prives
- Refus de prélèvement ADN
D’après Prisonnier politique :
A 15h45, le procureur demande 2 mois de prison ferme ainsi que 2 mois sursis. Nicolas devrait donc, selon le procureur, payer 1500 € d’amende, et 2500 € pour les policiers qui l’ont étranglé.
D’après Prisonnier politique :
A 16h30, le verdict final tombe. Déclaré coupable par le juge, Nicolas est donc condamné à une peine de prison de 2 mois ferme et 2 mois avec sursis, et près de 3000 euros d’amende. Les motifs de la condamnation sont les suivants :
- identité mensongère et refus d’être signalisé (relevé d’empreintes)
- rébellion
- atteinte aux biens privés
L’avocat a tenté, vidéo à l’appui, de démontrer le caractère mensonger de ces motifs. Cette tentative s’est révélée infructueuse, le tribunal ayant décidé de suivre les réquisitions du procureur.
Qu’en est-il donc des faits ? Nicolas a participé à un cache-cache pour tous après la manifestation de dimanche dernier devant M6. Poursuivi par les policiers, il a trouvé refuge dans un restaurant.Entré en trombe, il a ainsi renversé des tables et provoqué le désordre que l’on imagine dans pareil cas. Voilà ce que le tribunal a jugé comme étant une « atteinte aux biens ». L’arrestation a été musclée : deux policiers ont tenté de l’étrangler. A tel point qu’ils ont chacun écopé d’une amende de 1000 euros. Nicolas se serait « rebellé » pendant les faits. Quant à l’identité mensongère, il a donné la première partie de son nom de famille, en omettant la seconde. Ce n’est pas forcément malin, mais retenir cela comme une identité mensongère stricto sensu, c’est tout de même fort de café.
Les derniers mots du condamné, avant de se retrouver à nouveau derrière les barreaux, furent « On ne lâche rien ! ».
A noter que les personnes présentes au dépôt afin de soutenir le moral de Nicolas ont été violemment parquées par les forces de l’ordre. Des téléphones portables ont été arrachés.
Voilà la Justice de la République.