Parmi ses « 7 mesures immédiates pour faire 30 milliards d’économies », Marine Le Pen préconisait fin octobre la « suppression de l’Aide Médicale
d’Etat » réservée aux clandestins (près de 600 millions par an) et la « réduction par 5 de l’inutile Politique de la ville », soit « 4
milliards d’euros par an selon plusieurs rapports de la Cour des comptes », en commençant par la suppression des subventions versées à des myriades
d’associations budgétivores. Coïncidence : un scandale éclatait au même moment au sein de Ni Putes Ni Soumises (NPNS) dont le siège (300 mètres carrés en plein
Paris !) était occupé par les salariés en révolte contre la présidente Sihem Habchi, par ailleurs ancien porte-parole du socialiste Arnaud Montebourg. L’accorte Sihem est
en effet accusée en interne de népotisme (« deux de ses sœurs siègent au conseil d’administration. Son compagnon a refait le site de l’association pour la modique somme
de 20.000 euros », précise Le Nouvel Obs’) et d’un train de vie extravagant : 800€ de notes de téléphone personnelles et 3 000€ de courses en taxi
par mois, sans parler d’invraisemblables « frais de bouche », dans le même temps où l’assocciation, subventionnée à hauteur de 500.000 € par an par l’Etat, refuse tout
subside à ses comités locaux, dont les militantes se disent exploitées.
D’où l‘interrogation d’une ancienne vice-présidente, virée car trop curieuse après avoir participé à l’opération «Tremplin pour le respect» en 2008 : « Je me
demande où sont passées les subventions, étant donné que tout reposait sur le système D, et qu’aucun prestataire n’a été payé. D’autant que l’Education nationale a déboursé
11.000€ pour ce projet. » Evidemment superfétatoire. Aux dernières nouvelles, Sihem Habchi devrait démissionner le 19 novembre, mais le fonctionnement de NPNS était
tout aussi opaque sous la présidence de Fadela Amara, ce qui n’empêcha pas Nicolas Sarkozy d’imposer celle-ci comme secrétaire d'État chargée de la politique de la ville le
19 juin 2007 au nom de l’«ouverture ».
Un maroquin que, sous des appellations diverses, cette ancienne ( ?) socialiste conserva jusqu’en décembre 2010. Bien que son compagnon et omnipotent conseiller spécial au
ministère, Mohamed Abdi, également cofondateur et toujours secrétaire général de Ni Putes Ni Soumises ainsi que directeur de la rédaction du mensuel Le Pote à
Pote et membre, au côté d'André Glucksmann, du comité éditorial de la revue sioniste et néoconservatrice Le Meilleur des mondes, dirigée chez Denoël par Michel
Taubmann, ait été définitivement condamné, fin 2009, à 18 mois de prison pour escroquerie à l’encontre de l'OPCIB, un organisme collecteur des frais de formation des
« jeunes » !
Mieux encore. Si, ayant donné maintes preuves de son incompétence, l'ex-secrétaire d'Etat finit par être dégommée, elle reçut en cadeau d’adieu, et de Noël, la sinécure
d’inspectrice générale des Affaires sociales, poste généralement réservé à des énarques sortis dans le premier quart de leur promotion et grassement rémunéré. Pas mal pour une
Algérienne à peu près illettrée, fille d’un combattant FLN et qui récuse tout «copinage» avec l’Elysée, proclamant fièrement : « Je n'étais pas dans les
mêmes sphères, je suis pas dans la même famille politique ».
NI PUTES NI SOUMISES mais dépensières… SAUF À DSK
Ce qui est exact et la dispense, donc, de toute reconnaissance du ventre. Avant son limogeage, elle exprimait ainsi sur RMC, au micro de Jean-Jacques Bourdin, son
admiration pour celui qui, directeur du FMI, portait alors tous les espoirs de la gauche. « Moi, je trouve que DSK a des positions qui sont plus proches des
miennes sur certains sujets », minaudait-elle, en indiquant son intention de voter à la présidentielle sur l’homme qui, pourtant, n’aime les femmes que putes et
soumises. Et cela de notoriété publique, après le livre Sexus politicus, publié en 2006 chez Albin Michel par deux Christophe, Deloire et Dubois, et la sortie de Jean
Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, évoquant, en juillet 2007 sur son blog, « le seul vrai problème de Strauss-Kahn », à savoir
son « rapport aux femmes ».
Un rapport plutôt brutal, sinon bestial, avec des femmes, exotiques de préférence telle Nafissatou Diallo, la Guinéenne du Sofitel, fatale au « destin national » de
DSK, ou les « copines » que lui procurait, jusqu’à Washington et à New York, le proxénète belge Dominique Alderweireld, si joliment surnommé Dodo-la-Saumure, par
l’intermédiaire de notabilités lilloises, policiers de haut rang et prospères hommes d’affaires voulant se concilier le personnage que tous les augures présentaient comme le
futur Elyséen.
Mais, comme le disait déjà le Père Hugo, « l’avenir n’est à personne, l’avenir est à Dieu ». Comme Perrette, le président intronisé avant même que
d’être élu a vu s’envoler ses rêves de pouvoir et de gloire. « Il ne sort pas de chez lui, par peur des insultes, fréquentes. Et ceux qui lui rendent visite dans sa
"prison dorée" se comptent sur les doigts de la main », notait Le Monde du 24 octobre dans un reportage sur cette « Strauss-Kahnie »
qui macère (dans la saumure, bien sûr) « entre rage et amertume ».