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Mais qui veut casser l'histoire de France?

lire cet article passionnant et instructif de Jean Sévilla paru dans le Figaro.fr.

Par Jean Sevillia.

 

«Clovis est proclamé roi des Francs». Illustration du manuel scolaire de Bernard et Redon. Notre premier livre d’histoire, Paris, Nathan, 1955

L’absence de l’histoire en terminale scientifique est la manifestation la plus éclatante de la dégradation de cette matière dans le cursus scolaire. Mais le problème de l’histoire à l’école ne tient pas seulement au nombre d’heures de cours : l’orientation des programmes est en cause.

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Un changement de valeurs, multiculturalisme oblige.
Jean Sevillia
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La quasi-suppression de l’histoire-géo en terminale S avait été conseillée à Luc Chatel par feu Richard Descoings, et Nicolas Sarkozy y tenait dur comme fer. Les nouveaux programmes du lycée ont été signés, pour Luc Chatel, par le directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, qui postule aujourd’hui à la direction de Sciences-Po.
Laurent Wetzel

«Ils ont tué l’histoire-géo», accuse-t-il. Laurent Wetzel a été professeur agrégé d’histoire, de géographie et d’éducation civique, puis inspecteur pédagogique. (…) Depuis la dernière réforme en date, rappelle l’auteur, l’histoire et la géographie ne font plus partie des disciplines obligatoires pour les terminales scientifiques. En 2011, poursuit-il, l’agrégation d’histoire a offert à commenter un texte médiéval qui était un faux. Les programmes élaborés depuis 2008 par le ministère, ajoute Laurent Wetzel, comportent d’inexcusables erreurs et  omissions… (…)

Il y a un an, Dimitri Casali, un ancien professeur d’histoire, aujourd’hui éditeur, publiait un Altermanuel d’histoire de France (Perrin). Ce livre, qui valut à son auteur des affrontements homériques avec les tenants de la pédagogie officielle, mettait en valeur, sur un mode didactique, les périodes ou les grands personnages qui, dans les programmes du collège (de la sixième à la troisième), de Clovis à Saint Louis et de Louis XIV à Napoléon, ont disparu ou dont le rôle a été minimisé. Dimitri Casali, en cette rentrée 2012, revient en scène avec un essai polémique où il accuse l’Education nationale de «sacrifier notre patrimoine historique au nom de la repentance et du politiquement correct». Exemples à l’appui, cet anticonformiste incrimine l’école de vouloir faire des élèves, sous couvert d’ouverture au multiculturalisme, des «citoyens du monde» plutôt que «des citoyens aimant leur pays».

Un changement de valeurs, multiculturalisme oblige

Les opposants à la Maison de l’histoire de France affirmaient que ce projet relevait d’une «histoire officielle». Qu’il n’appartienne pas à l’État de décréter quelle est la vérité historique, c’est l’évidence. (…)

INTERVIEW - Laurent Wetzel «Les programmes d’histoire doivent être recentrés». Professeur et inspecteur d’académie à la retraite, l’ancien maire de Sartrouville dénonce la politique de l’enseignement de l’histoire à l’école dans un essai virulent qui vient de paraître.

Le Figaro Magazine. – Quel est, selon vous, le symptôme le plus marquant de la dégradation de l’enseignement de l’histoire?

Laurent Wetzel. – C’est la disparition, à partir de cette rentrée scolaire, de l’histoire et de la géographie comme disciplines obligatoires en terminale scientifique. Avec des conséquences désastreuses sur les programmes: désormais, les élèves de la série scientifique n’auront plus étudié au lycée ni la France depuis 1962, ni l’affirmation de l’islamisme depuis la fin des années 1970. Ils auront seulement survolé en troisième les cinquante dernières années de l’histoire de notre pays.

Qui est responsable de ce recul?

La quasi-suppression de l’histoire-géo en terminale S avait été conseillée à Luc Chatel par feu Richard Descoings, et Nicolas Sarkozy y tenait dur comme fer. Les nouveaux programmes du lycée ont été signés, pour Luc Chatel, par le directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, qui postule aujourd’hui à la direction de Sciences-Po. C’est un groupe d’«experts» présidé par Laurent Wirth, doyen des inspecteurs généraux d’histoire-géographie, qui les a élaborés. Laurent Wirth a osé prétendre que «le nouveau programme d’histoire de première L-ES-S va jusqu’à nos jours afin que les élèves aient la compréhension du monde actuel» (L’Histoire, avril 2012), alors qu’il ne retient de la Ve République que ses quatre premières années et exclut l’islamisme.

A lire en intégralité sur Le Figaro.fr

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