Après la signature des accords entre le groupe PSA et la General Motors, une première tension met à l'épreuve la nouvelle alliance franco-américaine.
La General Motors détient maintenant la qualité d'actionnaire dans le groupe PSA avec à terme, une prise de participation à 7% dans le capital du constructeur français. Mais le cadre
géopolitique complique déjà certains points de l'alliance.
C'est précisément le marché iranien qui pose problème. Les tensions entre les Etats-Unis et le gouvernement iranien depuis l'année dernière ont entraîné le boycott des activités commerciales
entre les deux pays.
Et comme la General Motors est désormais considérée comme un actionnaire de PSA, les lobbys américains qui exigent le blocage de toute activité avec le régime iraniens se sont vites penchés sur
les comptes du groupe français.
Or, Peugeot était toujours impliqué dans l'exportation de voitures en Iran où certains modèles comme la 405 sont toujours commercialisés (en collaboration avec le régime iranien) et rencontrent
même un certain succès. Peugeot était présent sur ce marché depuis 1978 et l'Iran représentait il y a peu 2% du chiffre d'affaire de sa division automobile.
Peugeot a donc récemment suspendu la production et l'expédition d'automobiles et de pièces automobiles vers l'Iran. Il y a fort à parier que cette suspension devienne définitive compte tenu du
contexte géopolitique et de ses relations avec la General Motors. En France, 350 salariés de PSA seraient concernés par cette suspension.
L'alliance avec General Motors a-t-elle donc eu un impact négatif sur les activités de PSA dans le monde ? De son coté, le groupe assure que cet arrêt en Iran était prévu bien avant la
collaboration avec les Américains.
Actus et Tests auto sur Turbo.fr :
Alliance PSA - GM : Peugeot contraint d'arrêter ses ventes
en Iran sur demande des Américains ? - Turbo.fr http://www.turbo.fr/actualite-automobile/484430-alliance-psa-gm-peugeot-oblige-arreter-ventes-iran-demande-americains/#ixzz1zjI6NXGZ
AULNAY (NOVOpress) – PSA Peugeot Citroën pourrait supprimer entre 8 000 et 10 000 emplois en France cette année dans le cadre d’un « nouveau plan
d’économies » qui sera dévoilé le 12 juillet prochain. L’automne dernier, le groupe piloté par Philippe Varin (photo) avait déjà annoncé la suppression d’environ 5 000 emplois, en
favorisant les « départs volontaires » ou en supprimant des postes d’intérimaires, de sous-traitants ou en optant pour le non-remplacement des départs naturels.
Cette fois, du côté de l’avenue de la Grande Armée à Paris, un plan social serait à l’ordre du jour. L’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pourrait fermer ses portes (3 300 emplois
menacés). Celle basée près de Rennes (Ille-et-Vilaine) pourrait également
perdre entre 1 000 et 1 500 salariés (). Mauvais signe, des
salariés de PSA sont « incités à aller voir ailleurs ». Depuis plus de dix ans, PSA Peugeot Citroën a construit des usines à tour de bras aux quatre coins
de la planète : Kolin (République tchèque), Trnava (Slovaquie), Kaluga (Russie), Wuhan (Chine), etc. Aujourd’hui, les travailleurs français paient cash l’horreur de la mondialisation
économique.
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