Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.

Publicité

Les électeurs de Marine Le Pen arbitreront le deuxième tour.

Guillaume Bernard, politologue, maître de conférence (HDR) à l'Institut catholique d'études supérieures (ICES), analyse pour DirectMatin.fr :

"M[...] Tout en n’étant pas qualifié pour le second tour, le FN apparaît comme le grand vainqueur de l’élection. Il progresse non seulement en pourcentage mais surtout en nombre de voix. Il semble qu’il y ait, en France comme en Europe, une sorte de mouvement dextrogyre signifiant que, en rassemblant des électeurs venant de droite et de gauche, les forces politiques en expansion viennent de la droite. La difficulté, pour le FN, sera de réussir à cristalliser, sur le long terme, les différentes couches électorales qu’il a emmagasinées.

Qui sont les perdants de ce premier tour ?

Jean-Luc Mélenchon a tenté de reprendre la fonction tribunitienne qu’avait eue le Parti communiste et que le Front national lui avait ravie. Il a réussi à fédérer des électorats auparavant épars : son score correspond à l’addition de ceux du Parti communiste et des deux organisations trotskystes (le NPA et LO) dont il a siphonné l’essentiel des électorats. Mais, la poussée annoncée n’a pas eu lieu. Son discours internationaliste est incompréhensible par l’électorat populaire qui se sent victime d’une insécurité tant économique (globalisation financière) que culturelle (immigration). Outre le Front de Gauche, le Modem est le grand perdant de l’élection. François Bayrou n’a pas réussi à renouveler son score de 2007. Seule l’explosion de l’un des grands partis modérés de droite ou de gauche pourrait lui permettre de percer à nouveau. Cela n’est pas impossible.

Qui sera le faiseur de roi du second tour ?

En tout premier lieu, les électeurs du Front national, évidemment. Dans une moindre mesure ceux du centre. Le second tour d’une présidentielle peut prendre deux visages différents : soit être la cristallisation du premier, soit se transformer en une seconde élection. Etant donné que la totalité de la gauche (modérée et extrême) n’est pas majoritaire et que la droite (même avec le centre) ne l’est pas non plus, les deux finalistes sont confrontés à un obstacle de taille : ne pas être un élu par défaut.

Quelles peuvent être les conséquences partisanes de cette élection ?

Si Nicolas Sarkozy perd la présidentielle, il y a de fortes chances que l’UMP implose [ce n'est pas aussi évident : c'est surtout le positionnement à droite de la campagne de Sarkozy qui sera remis en cause par l'UMP. NDMJ]. On assistera, alors, à une recomposition de la droite en plusieurs organisations où le FN aura forcément une place de choix. S’il gagne, il sera confronté au problème des élections législatives au cours desquelles il y aura, sans doute, nombre de triangulaires avec le FN. Il ne faut donc pas exclure le cas où seule une majorité relative serait dégagée. Quant au PS, si François Hollande gagne l’élection présidentielle, l’enjeu sera d’avoir, à lui seul, la majorité indépendamment du Front de gauche et des Verts. Cela n’est pas assuré."

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article