La journée du 24 mars a démontré que
la mobilisation nationale et populaire contre le projet de loi Taubira ne faiblit pas. Mieux encore, on constate que le ton de beaucoup de ses participants se radicalise.
Non, les défenseurs de la famille ne sont pas des
"casseurs"
Hélas, comme c'était prévisible, celle qui prétend incarner cette
mobilisation a trahi ceux qui lui avaient fait confiance.
Elle qui, il y a quelques semaines, avec des accents matamoresques,
devant de nombreux journalistes, encourageait les Français à squatter les Champs-Elysées le temps qu'il faudrait pour faire cèder François Hollande, s'est rapidement désolidarisée de ceux
qui ont cru à son discours de "printemps français" et ont subi les lacrymogènes et parfois les matraques de policiers et gendarmes. Celle qui se fait appeler Barjot a traité de
"casseurs", d' "extrémistes", de "fachos", ces Français de tous âges, qui n'avaient fait qu'agir selon ses propres consignes.
Récupération politique et supercherie
Les interventions à la tribune ont par ailleurs témoigné de la
manoeuvre de récupération politique négociée avec Mme Barjot au profit d'une UMP désormais omniprésente.
Pour faire bonne mesure, la parole a bien été donnée à quelques élus de
gauche dont un trotskyste, mais c'est l'UMP qui eut la part belle, avec notamment les discours d'Henri Guaino et de Jean-Pierre Raffarin, tandis que Jean-François Coppé se dressait au
premier rang de la foule, place de choix pour répondre aux questions des médias. Une "manif pour tous" désormais au service de simples calculs électoralistes, entre préparation des esprits
à la candidature de Mme Barjot et promotion d'un pseudo-engagement de l'UMP.
Cette UMP qui a pour chef de groupe au Sénat le sénateur-maire de
Marseille Jean-Claude Gaudin dontLe Canard enchaîné affirmait il y a peu qu'il avait proposé aux socialistes de liquider en quatre jours à peine le débat en séance plénière du
projet de loi Taubira. Ce qui n'étonne guère quand on sait que Jean-Claude Gaudin est un grand ami du lobby homosexuel marseillais. Il a par exemple accordé une importante subvention
publique à l'Europride qui se déroulera du 10 au 20 juillet à Marseille et au cours de laquelle une cérémonie baptisée "Les Mariés de l'an 1" devrait unir symboliquement 2013 duos
homosexuels !
Nouvelle mobilisation devant le Sénat
Le vote au Sénat est annoncé comme serré. Des sénateurs de gauche
élus de l'Outre-Mer pourraient voter contre le projet de loi Taubira mais font l'objet d'une pression importante. A l'inverse, des élus UMP pourraient voter en faveur de la dénaturation du
mariage et de la parenté et c'est eux qu'il faut mettre sous pression.
Il faut être sans aucune illusion à l'égard de ce système parlementaire
et des girouettes politiques qui le composent. Mais le vent de colère qui s'exprime peut parfois souffler suffisamment fort pour momentanément orienter les girouettes dans la bonne
direction. C'est pourquoi CIVITAS appelle les défenseurs de la Famille à venir faire preuve d'une sainte colère devant le Sénat à partir du 4 avril.
Prière et sainte colère
Le mot d'ordre que CIVITAS lance est clair : ni ballons, ni flonflons,
prière et sainte colère.
Ainsi, si des chants doivent précéder discours et prières durant
nos rassemblements prochains devant le Sénat, nous choisirons parmi La Blanche Hermine, Les Bleus sont là ou encore Les
lansquenets plutôt que le hit-parade mondialiste. Et nos drapeaux ne seront pas roses mais marqués du Sacré-Coeur.
Mais nous tenons avant tout à donner à notre action une dimension
spirituelle, convaincus qu'aucune victoire ne sera possible sans le secours divin.
Je rappelle ces mots de Charles Péguy : "Ô mon Dieu,
donnez-nous enfin le chef de guerre, vaillant comme un archange et qui sache prier, pareil aux chevaliers qui sur le mont naguère terrassaient les Anglais. Qu'il soit chef de bataille et
chef de prière."
Le programme des mobilisations devant le Sénat est le suivant
:
- Les jeudi 4 et vendredi 5 avril, rdv devant le Sénat, place Pierre
Dux / Square Francis Poulenc (face entrée principale du Sénat), dès
19h. Manifestations statiques. Discours suivi de la récitation du chapelet.
- Les samedi 6 et dimanche 7 avril, rdv Place Paul Claudel
(devant Théâtre de l'Odéon) à 15h.Nous marcherons tout autour du Sénat.
Le samedi 6 avril fera office de rendez-vous
national. Des cars s'organisent de province.
Discours suivi d'un chemin de croix autour du Sénat.
CIVITAS organisera de tels rassemblements tant que le Sénat
discutera de ce projet de loi. Les autres rendez-vous seront communiqués le 7 avril en fonction du calendrier sénatorial.
Alain Escada,
président de CIVITAS