Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.
Après l’émotion, les questions. Quarante-huit heures après la mort d’un jeune homme de vingt ans, mortellement blessé mercredi par le propriétaire de la bijouterie niçoise qu’il braquait avec un complice, le passé de la victime – et son suivi judiciaire – pourrait provoquer un début de polémique.
Selon nos informations, Anthony A. possédait un casier judiciaire déjà bien fourni, au regard de son jeune âge. Ainsi, la victime avait déjà été condamnée à quatorze reprises (dont treize fois par le tribunal des mineurs) entre janvier 2006 et octobre 2011. Toujours selon nos informations, le jeune homme aurait effectué son dernier séjour en prison à Grasse entre les mois d’octobre 2011 et d’août 2013, avant de bénéficier d’un placement sous bracelet électronique. Une surveillance qui a pris fin moins de quinze jours avant le braquage dans lequel le jeune homme a perdu la vie.
: Le procureur de la République de Nice, Eric Bedos, n’a pas retenu la thèse de la légitime défense. Lors d’une conférence de presse, il a estimé que « la vie d(evait) être préservée en toutes circonstances ». Le procureur a par ailleurs requis l’assignation à résidence avec un bracelet électronique de ce père de famille de 67 ans sans antécédent judiciaire.