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Ce week-end, Arnaud Montebourg, le bouillonnant ministre chargé du Redressement productif, a fixé le cap : « Nous encaisserons certainement des échecs, mais il faut tout tenter.
La concertation, une priorité
Bref, l’interventionnisme de l’Etat dans l’industrie est de retour. Avec des mesures chocs : encadrement des licenciements, obligation de céder un site rentable plutot que de le fermer, pénalités
financières contre les mauvais élèves… Voilà pour la volonté politique. Pour la méthode, en revanche, c’est « priorité absolue à la concertation », annonce un proche de l’Elysée. Pas question de
décider seul contre tous. Des contacts ont d’ailleurs été établis, hier, avec les partenaires sociaux (Medef, CGPME, CGT…). Si la feuille de route est tracée, le gouvernement aura-t-il la
possibilité de laisser du temps au temps? Pas sûr. Car la vague des plans sociaux se rapproche dangereusement. Selon les syndicats, plusieurs milliers d’emplois sont menacés. Et encore, il ne
s’agit que des grands groupes! La déferlante pourrait emporter avec elle nombre de PME dépendant des géants industriels.
« La situation est moins grave qu’on ne le dit, il n’y a pas de tsunami social en vue », tempère un proche de François Hollande. En résumé, il ne faut pas céder à la panique et se tenir au
calendrier fixé avec les partenaires sociaux… Malgré les soubresauts de l’actualité et les nombreux drames humains qui se jouent derrière. Une stratégie mise à rude épreuve hier avec la rumeur
d’un plan social record chez Air France — démenti par la compagnie — et la multiplication des suppressions d’emplois ces dernières semaines. Pour le gouvernement, le compte à rebours social a
démarré…
Le Parisien