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Photo : EPA
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Le directeur du service britannique de contre-espionnage MI5 Jonathan Evans a avoué pour la première fois : une série de révolutions dans la région a fait sortir le djinn de la bouteille dans laquelle il était maintenu par les anciens leaders civils et militaires.
La rhétorique de l’Occident concernant le remplacement des régimes en Afrique du Nord était il y a une année positive. L’Occident envisageait la démocratie promettant au peuple arabe la liberté et l’épanouissement. La position de la Russie, de la Chine et d’autres pays qui avertissaient sur les dangers n’était pas prise en considération. Or, après le renversement des leaders super odieux comme Mouammar Kadhafi et Hosni Moubarak les partisans les plus zélés des réformes radicales dans le monde islamique enlèvent, semble-t-il, leurs lunettes roses.
Selon le МI5, près d’une centaine de radicaux avec des passeports britanniques qui ont visité récemment les pays arabes auraient pu y être instruits. Ce sont des données inquiétantes en prévision des JO à Londres. Qui plus est, les adeptes du feu Oussama ben Laden arrivent toujours d’Afghanistan et du Pakistan au Proche-Orient et en Afrique du Nord où les régimes renversés ont bloqué Al-Qaïda. Selon les services de contre-espionnage, les radicaux ont profité des fruits du printemps arabe ce qui attise la menace terroriste dans le monde entier. Or, c’est un aveu tardif.
L’Occident a cultivé Al-Qaïda comme un adversaire de l’URSS pendant le conflit soviéto-afghan et récolte maintenant les fruits de ses efforts.
Les extrémistes dans divers pays, y compris en Russie, sont encouragés vu l’accession des islamistes au pouvoir dans plusieurs pays d’Afrique du Nord. Cela recèle une menace sérieuse, affirme le docteur en histoire Gueorgui Mirski :
« Ils lient de grands espoirs à la victoire de l’islam : religion authentique et juste que les impérialistes et les sionistes ont essayé de réprimer, d’affaiblir, d’éliminer des décennies durant. D’aucuns décident que c’est l’Allah qui les pousse à agir ».
La position de l’Occident sur la Syrie paraît dans ce contexte étrange. L’accession des islamistes au pouvoir en Syrie qui se trouve, à la différence de la Libye, au coeur du monde islamique, promet de multiples dangers. Que diront alors les partisans occidentaux de la démocratie ?
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