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Le véhicule coté du Crédit Agricole n'en finit plus d'enfoncer de nouveaux plus bas. Mardi 15 mai, l'action Crédit Agricole SA se rapproche du seuil de 3 euros, avec un plus bas à 3,03 euros, CASA étant la plus exposée des banques françaises à la Grèce en raison de sa filiale Emporiki.
Les partis politiques grecs ne sont pas parvenus à former un gouvernement de coalition après les élections législatives du 6 mai et un nouveau scrutin sera organisé.
Au final, le titre chute de 6,97% à 3,043 euros, de plus en plus loin de son cours son introduction en Bourse fin 2001 (16,60 euros). Elle sous-performe nettement l'indice bancaire européen en baisse de 2,1%. Déjà bien malmenée depuis le début de l'année, elle creuse donc encore son retard sur la moyenne du secteur.
« C'est clairement la banque française la plus exposée à la Grèce à cause de son activité locale », souligne Romain Burnand, gérant chez Moneta Asset management, cité par Reuters. « Ils savent que c'est un problème pour eux. Ils ont réussi à légèrement le réduire mais cela reste pourtant un problème de plusieurs milliards d'euros. »
Le titre reste largement tributaire de la situation tant économique que politique en Grèce et fluctue au gré de l'actualité dans le pays. Selon des données de Reuters, l'indice de corrélation de l'action Crédit Agricole à la Bourse d'Athènes est de 0,88 contre 0,69 pour BNP Paribas, 0,62 pour la Société Générale et 0,81 pour l'indice bancaire européen.
A son cours actuel, le Crédit Agricole n'est valorisé qu'à 0,2 fois la valeur de ses fonds propres comptables, soit des valorisations similaires à celles de Banco Popolare en Italie ou de Royal Bank of Scotland en Grande-Bretagne.
Le Crédit Agricole, dont les comptes du premier trimestre ont été une nouvelle fois plombés par la Grèce et par les charges de restructuration, s'est dit prêt vendredi à tous les scénarios grecs.
La banque réunit ses actionnaires mardi 22 mai pour son assemblée générale annuelle.
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