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Le calendrier d'une attaque contre l'Iran est-il fixé?

                                                 

Lors de sa visite à Londres le 30 août, le chef d’état-major de l’Armée américaine, le général Dempsey, a fermement exprimé son opposition à toute frappe israélienne contre l’Iran et à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie. Quelques jours après la déclaration du général Dempsey, le Pentagone a fait savoir que les manœuvres américano-israé­liennes conjointes prévues en octobre seraient de dimension et d’ampleur plus modestes que prévu. Dans le même temps et depuis plusieurs mois, la quasi-totalité des dirigeants militaires et des forces de sécurité israéliens ont exhorté le gouvernement Netanyahu à ne pas attaquer l’Iran. On apprend que suite aux demandes du Premier ministre israélien, les élections à la Knesset d’OCTOBRE 2013 sont devancées à JANVIER 2013… juste au moment de l’ouverture du nouveau mandat présidentiel américain.

Faut-il spéculer sur cet agenda ?

De son côté, le Kremlin a annoncé son intention de mo­derniser l’ensemble de son arsenal nucléaire. Les forces armées russes ont mené des exercices de commandement en vue, selon le ministère de la Défense, d’améliorer « les objectifs de dissuasion nucléaire dans l’éventualité d’un conflit armé im­pliquant la Russie ». Plusieurs généraux russes sont récemment montés au créneau pour affirmer l’intention des dirigeants russes de mo­derniser l’ensemble de l’arsenal nucléaire du pays.INFO LIESI

                                     

WASHINGTON (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) — Les États-Unis et Israël vont faire « le plus important exercice dans la longue relation militaire entre les États-Unis et Israël» selon ses organisateurs, le général américain Craig Franklin et le général israélien Nitzan Nuriel.


Intitulé « 
Austere Challenge 2012 » l’exercice doit durer trois semaines. Ses protagonistes en soulignent l’importance déterminante pour ce qui est de la défense antimissile dans la région. Sur le terrain, plus de 3 500 militaires américains et 1 500 des unités d’élite de Tsahal seront mobilisés. Des missiles antimissiles Patriot américains ainsi qu’un de deux croiseurs antimissiles de type Aegis déployés en permanence en Méditerranée orientale, seront de la partie. Les Américains disposent également dans la région d’un radar de détection de tirs qu’ils ont récemment construit dans le désert du Néguev. Des radars semblables seront bientôt implantés en Turquie et au Qatar. De leur côté, les Israéliens utiliseront leur système anti-roquettes Iron Dome et leurs missiles antibalistiques Arrow 2 (photo d’un lancement de ce missile sur sa batterie mobile), financés pour partie par les États-Unis. Il s’agit d’un dispositif impressionnant pour un simple exercice militaire.

Comment interpréter une telle démonstration de puissance ?

On peut y voir une répétition générale avant une attaque de l’Iran, dans le droit fil des récentes menaces du premier ministre israélien et du rapport du Pentagone de juin 2012. Même si les États-majors des deux puissances affirment que l’éventualité d’une attaque contre l’Iran n’est pas pour l’instant à l’ordre du jour, cet exercice militaire constitue bien une démonstration de force. Par ces manœuvres, Israël entend clairement faire comprendre à l’Iran et à ses voisins, qu’elle dispose non seulement de la puissance de frappe suffisante, mais aussi du soutien inconditionnel des États-Unis.

Peut-on voir dans cet exercice une affirmation de la puissance des groupes de pression juifs aux États-Unis ?

On sait que les relations entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Obama n’ont jamais été au beau fixe. Lors de leur entrevue de mars 2012, l’entretien avait été particulièrement glacial en dépit des communiqués de presse cordiaux. Depuis quatre ans, l’actuel locataire de la Maison Blanche a en effet fortement déçu les dirigeants israéliens qui attendaient un engagement plus ferme des États-Unis aux côtés de l’État hébreu sur le dossier iranien. Critiqué par son rival Mitt Romney, quant à lui d’un prosionisme sans faille, Obama va saisir au vol cet exercice militaire, préparé depuis plus de deux ans, pour, si l’on ose dire, rectifier le tir, et prouver à l’électorat juif qu’il peut compter sur l’indéfectible soutien du candidat démocrate à la cause de l’État hébreu.

 

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