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La sexualité gay pour tous, dès 12 ans…Lu dans le journal "Présent".

 Caroline Parmentier dans le PRESENT d’aujourd’hui (vous pouvez en profiter pour découvrir ce quotidien libre) nous montre qu’on pourra voir le film lesbien et pédophile, « La vie d’Adèle », dès 12 ans…

 

la-vie-d-adele

 

C’est tout bénef pour le film et les associations LGBT peuvent triompher. C’est un énorme coup de pouce et de promotion que vient ainsi de donner la commission de classification des films du CNC au film d’Abdellatif Kechiche. La palme d’Or cannoise, qui célèbre et magnifie les amours lesbiennes filmées dans leur représentation la plus crue et la plus explicite, comme l’ont reconnu (généralement pour s’en féliciter) tous les journalistes qui ont vu le film, ne sera interdite qu’au moins de 12 ans. De très jeunes adolescents y auront donc accès librement, dès le 9 octobre. C’était le but.

Le film, qui a obtenu avec ses deux actrices Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, la récompense suprême sur la Croisette, sortira dans la même version que celle présentée en mai. Une version de 3 heures…

« Il n’y a pas une seule image en moins », s’est félicité le réalisateur venu présenter son film au Festival de Toronto.

Aux Etats-Unis, le film sera interdit aux moins de 17 ans, même accompagnés. Il a reçu le classement NC-17 en raison de son « contenu sexuel explicite ».

 

Experts de la protection de l’enfance

On comprend mieux le militantisme actif des membres (absolument pas) respectables de la commission de classification française quand on sait comment ils sont recrutés : représentants des ministères de l’Intérieur, de la Justice, de l’Education nationale, de la Famille et de la Jeunesse, professionnels du cinéma mais aussi « experts » du monde médical qualifiés dans le domaine de la protection de l’enfance et de l’adolescence (sic), ainsi qu’un représentant du Défenseur des enfants… Il a dû dormir pendant la projection.

Mais enfin ces gens-là, tout idéologiquement lobotomisés qu’ils sont, ont bien des enfants ? Des enfants qu’ils embrassent le soir dans leur lit et qu’ils espèrent protéger encore un peu de la saloperie ambiante ? Non ? Imaginent-ils une seconde l’impact que peuvent avoir sur des garçons et des filles de 12 ans (de 13, de 14 ou plus !) des images aussi choquantes et aussi violentes que celles de La vie d’Adèle ?

Les actrices Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos (celle du doigt d’honneur à Christine Boutin), qui ne sont pourtant pas du genre effarouchées, ont raconté elles-mêmes comme le tournage de ces scènes avait été pénible pour elles et comme le réalisateur franco-tunisien (« un génie », précisent-t-elles, forcément !) s’était montré torturé (et torturant), raide dingo et infect avec elles. La palme d’or de l’horreur. Des déclarations qui corroborent celles qui étaient tenues à l’époque par les nombreux techniciens qui avaient parlé de comportements brutaux, pervers et tyranniques.

 

Un réalisateur pervers

Léa Seydoux évoque un tournage « horrible » avec un réalisateur qui « essayait toujours de nouvelles choses parce qu’il ne savait pas vraiment ce qu’il voulait », et des scènes répétées plus de cent fois. On vous passe les détails des coups que devaient se donner les deux femmes, de la morve de l’autre qu’elle devait lécher etc.

« La plupart des gens n’osent même pas demander ce qu’il nous a fait faire », déclare Adèle Exarchopoulous, évoquant notamment le tournage difficile d’une longue scène de sexe au cœur du film : « On vous rassure pendant les scènes d’amour, et elles sont habituellement chorégraphiées, ce qui les désexualise. Là, pas du tout. On a passé dix jours rien que sur cette scène. »

Un film pour la jeunesse, on vous dit. Même Olivier Delcroix, chef de la rubrique cinéma du Figaro, avait salué « le choix courageux du jury » pour cette Palme d’or 2013. C’est sûr que le courage, lui, il ne doit plus trop savoir ce que ça veut dire. Qu’en pense Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro ?

La décision de l’interdiction aux moins de 12 ans est un acte politique militant. Une interdiction plus forte pouvait avoir un impact direct sur le nombre d’entrées et donc la rentabilité du film. On soupçonne néanmoins, et on s’en réjouit, que La Vie d’Adèle fera un gros bide. Les braves Français qui aiment vraiment le cinéma ne sont pas aussi en avance que les experts de l’enfance, les spécialistes de l’Education nationale et les critiques du Figaro.

 
Caroline Parmentier dans le PRESENT 9 septembre 2013.

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