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Informations et rèinformations.Des conseils de lecture.

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LA DESINFORMATION AUTOUR DE L'ESCLAVAGE...

La désinformation autour de l'esclavage

 

 

 

 

  ARNAUD RAFFARD DE BRIENNE

« La désinformation autour de l’esclavage »

A l’heure où les « historiens » du système tentent de nous imposer leur interprétation

mensongère et malhonnête de l’histoire de l’esclavage, à l’heure où les médias serviles,

avec une volonté évidente et permanente de culpabiliser les Occidentaux, colportent

inlassablement les mêmes clichés et idées reçues concernant la traite des Noirs, Arnaud

Raffard de Brienne, le fils de Daniel Raffard de Brienne, remet brillamment les pendules

à l’heure et rétablit quelques vérités essentielles sur le fameux « commerce du bois

d’ébène » dans un excellent petit livre publié chez L’étoile du berger.

Petit livre en effet, mais qui, en une centaine de pages, contient néanmoins l’essentiel. Le

meilleur. La « substantifique moelle » des travaux et recherches les plus sérieux sur

l’esclavage réalisés ces dernières années par les vrais historiens que sont – entre autres –

Jacques Heers, Robert C. Davis ou encore Olivier Pétré-Grenouilleau. Pétré-

Grenouilleau qui, en introduction de son remarquable ouvrage consacré aux traites

négrières, soulignait très justement en 2004 : « Plusieurs milliers de titres – ouvrages et

articles confondus – existent maintenant sur la question. Mais, alors que «l’honnête

homme» et les non-spécialistes estiment souvent tout connaître sur le sujet, des mythes

et des légendes persistent, pendant que d’épaisses brumes continuent d’obscurcir des

aspects essentiels. »

Mythes, légendes et gros mensonges : c’est bien ce qui caractérise l’« histoire » de

l’esclavage que l’on enseigne aujourd’hui dans les établissements scolaires – et plus

généralement aux Français – et qui, à dessein, se limite exclusivement à la traite des

Noirs par les Blancs. Or, rappelle très justement Arnaud Raffard de Brienne, « de façon

générale, aucune civilisation ne s’est solidement et durablement développée sans avoir

recours à l’esclavage quelles qu’en soient la forme et les modalités ». C’est pourquoi,

ajoute-t-il, « le parti pris de mettre en relief plus particulièrement une traite esclavagiste

plutôt qu’une autre et de provoquer ainsi une indignation sélective, ne peut être

acceptable car il constitue un déni de la science historique et une insulte à la simple

honnêteté intellectuelle ».

Et Raffard de Brienne, de se mettre alors à déboulonner un à un, exemples et chiffres

précis à l’appui, tous les mensonges liés à l’histoire de cet odieux commerce. Les chiffres

justement : l’auteur rappelle que si « les traites européennes déportèrent environ 11

millions de captifs », les traites internes africaines, elles, « portèrent sur 14 millions de

Noirs ». Quand aux traites arabo-musulmanes, elles touchèrent « plus de 17 millions

d’Africains et d’Européens » !

Des traites arabo-musulmanes et intra-africaines d’ailleurs curieusement « oubliées » des

manuels scolaires. Comme le note encore Raffard de Brienne, « l’incroyable silence, à

peine rompu, et encore, de façon très marginale, concernant les 31 millions de victimes

des traites arabes et africaines semblera inouï d’ici quelques années à tous ceux qui

s’intéressent à la question ». Car « elles surpassèrent tant sur la durée que par leur

ampleur toutes les autres traites ». En effet, souligne l’auteur, « la traite Atlantique ne

prendra son essor qu’environ mille ans après les traites orientales et transsahariennes qui

accompagnèrent l’expansion musulmane, à partir du VIIe siècle, et sans lesquelles celleci

n’eut jamais connu l’essor qui fut le sien ».

A cette vérité, certains « historiens » osent encore répondre que les traites arabomusulmanes

furent « plus douces et plus humaines »… Affirmation consternante, à

laquelle Raffard de Brienne oppose la castration et autres mutilations sexuelles souvent

– sinon systématiquement – pratiquées sur les esclaves par les Arabes.

Autre vérité essentielle rappelée par l’auteur : « Les principaux protagonistes des

esclavages arabes et occidentaux furent les Africains eux-mêmes qui, par esprit de lucre

après avoir réduit en esclavage leurs adversaires vaincus et pratiqué le commerce de

main-d’oeuvre servile, trouvèrent plus rentable de vendre leurs proies à des acheteurs

extérieurs. »

De la même manière, indique Raffard de Brienne, l’idée que la traite transatlantique

aurait contribué à dépeupler l’Afrique relève purement du mythe. S’appuyant encore une

fois sur les recherches les plus récentes, il démontre ainsi que « l’effet de la traite eut

moins d’incidence sur la démographie que la sécheresse, les épidémies ou la famine,

c’est-à-dire les causes naturelles de décès ». Et de relever, au passage, « que les anciennes

zones de traite intensive, telles la côte de l’Or et le Cameroun, se trouvent aujourd’hui

être les plus peuplées de l’Afrique » !

Bien qu’ayant été très nombreux à porter les chaînes, les Blancs, constate Arnaud

Raffard de Brienne, sont eux les « grands oubliés de la repentance unilatérale,

automatique et perpétuelle ». On estime pourtant qu’il y eut « entre 1 million et

1 250 000 Européens, pour la seule période comprise entre 1530 et 1790 » qui « furent

enlevés de force au cours de razzias sur les littoraux italien, français, espagnol, sicilien,

corse ou au cours des innombrables actes de piraterie en Méditerranée et dans

l’Atlantique ».

En conclusion, ce quatrième volume de la sympathique collection intitulée « La

désinformation autour de… » est à se procurer d’urgence, et par tous. Tous ceux, en

tout cas, qui ont choisi de s’engager dans le combat pour la vraie France. A l’heure en

effet où la lutte politique porte plus que jamais sur notre mémoire et sur notre héritage,

il est la réponse indispensable et cinglante à celles et ceux dont l’objectif n’est autre que

de nous faire renier jusqu’à notre identité.

Franck Delétraz

La désinformation autour de l’esclavage

, par Arnaud Raffard de Brienne, à l’Atelier Fol’Fer,

« L’Etoile du Berger », 11, rue des Récollets, 75010 Paris. Prix : 18 euros franco.

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