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“Les fruits produits par la secte maçonnique
sont pernicieux et les plus amers.
Le Siège apostolique dénonce publiquement la secte des francs-maçons
comme une association criminelle.
Il édicte donc contre elle les peines les plus graves
dont l’Église a coutume de frapper les coupables .”
(Léon XIII, Humanum Genus, 1884).
Léon XIII, né Vincenzo Gioacchino Raffaele Luigi Pecci (2 mars 1810 – 20 juillet 1903), 257ème pape, a succédé au bienheureux pape Pie IX le 20 février 1878. Dès 1879, avec l’encyclique Æterni Patris, Sur la restauration dans les écoles catholiques de la philosophie chrétienne selon l’esprit du Docteur angélique (saint Thomas d’Aquin), Léon XIII relança les études thomistes.
Mais en avril 1884, face aux manoeuvres perverses des forces lucifériennes, Léon XIII publia l’encyclique
Humanum
Genus, violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitulait les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs.
Léon XIII pose tout d’abord la situation exacte du monde, séparé en deux cités antagonistes :
“Depuis que, par la jalousie du démon, le genre humain s’est misérablement séparé de Dieu auquel il était redevable de son appel à l’existence et des dons surnaturels, il s’est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne cessent pas de combattre, l’un pour la vérité et la vertu, l’autre pour tout ce qui est contraire à la vertu et à la vérité. Le premier est le royaume de Dieu sur la terre, à savoir la véritable Eglise de Jésus Christ, dont les membres, s’ils veulent lui appartenir du fond du coeur et de manière à opérer le salut, doivent nécessairement servir Dieu et son Fils unique, de toute leur âme, de toute leur volonté. Le second est le royaume de Satan. Sous son empire et en sa puissance se trouvent tous ceux qui, suivant les funestes exemples de leur chef et de nos premiers parents, refusent d’obéir à la loi divine et multiplient leurs efforts, ici, pour se passer de Dieu, là pour agir directement contre Dieu. Ces deux royaumes, saint Augustin les a vus et décrits avec une grande perspicacité, sous la forme de deux cités opposées l’une à l’autre, soit par les lois qui les régissent, soit par l’idéal qu’elles poursuivent; et, avec un ingénieux laconisme, il a mis en relief dans les paroles suivantes le principe constitutif de chacune d’elles : ” Deux amours ont donné naissance à deux cités : la cité terrestre procède de l’amour de soi porté jusqu’au mépris de Dieu; la cité céleste procède de l’amour de Dieu porté jusqu’au mépris de soi.” Dans toute la suite des siècles qui nous ont précédés, ces deux cités n’ont pas cessé de lutter l’une contre l’autre, en employant toutes sortes de tactiques et les armes les plus diverses, quoique non toujours avec la même ardeur, ni avec la même impétuosité.” (Humanum Genus, 1884).
Léon XIII condamnait le naturalisme, le panthéisme et relativisme philosophique de la franc-maçonnerie. Le texte reprend les principales reproches des papes antérieurs et ajoute que les maçons agissent au nom du diable.
Les membres des loges sont accusés de vouloir anéantir l’œuvre de Jésus-Christ, de pervertir la jeunesse et de briser les espérances du monde futur. Les évêques catholiques sont priés de 1) démasquer la maçonnerie 2) lutter contre les sectes 3) enseigner la philosophie chrétienne 4) faire preuve de vigilance envers la jeunesse.
C’est publiquement, à ciel ouvert,
que les Francs-maçons entreprennent
de ruiner la sainte Eglise.
Voici ce que dit Léon XIII :
“A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s’être coalisés dans un immense effort, sous l’impulsion et avec l’aide d’une Société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la Société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions et ils rivalisent d’audace entre eux contre l’auguste majesté de Dieu. C’est publiquement, à ciel ouvert, qu’ils entreprennent de ruiner la sainte Eglise, afin d’arriver, si c’était possible, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables au Sauveur Jésus Christ. Le but fondamental et l’esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation évidente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l’exposition de ses règles, de ses rites et de leurs commentaires auxquels, plus d’une fois, s’étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes. En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu’à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l’Église a coutume de frapper les coupables et interdit de s’y affilier.” (Humanum Genus, 1884).
Sont précisément exposés les fruits pervers de la secte :
“Les fruits produits par la secte maçonnique sont pernicieux et les plus amers. Voici, en effet, ce qui résulte de ce que Nous avons précédemment indiqué et cette conclusion Nous livre le dernier mot de ses desseins. Il s’agit pour les francs-maçons, et tous leurs efforts tendent à ce but, il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntées au naturalisme. Le premier principe des naturalistes, c’est qu’en toutes choses, la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine. Cela posé, il s’agit des devoirs envers Dieu, ou bien ils en font peu de cas, ou ils en altère l’essence par des opinions vagues et des sentiments erronés. Ils nient que Dieu soit l’auteur d’aucune révélation. Pour eux, en dehors de ce que peut comprendre la raison humaine, il n’y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d’enseignement, on doive avoir foi. Or, comme la mission tout à fait propre et spéciale de l’Eglise catholique consiste à recevoir dans leur plénitude et à garder dans une pureté incorruptible, les doctrines révélées de Dieu, aussi bien que l’autorité établie pour les enseigner avec les autres secours donnés du ciel en vue de sauver les hommes, c’est contre elle que les adversaires déploient le plus d’acharnement et dirigent leurs plus violentes attaques. ” (Humanum Genus, 1884).
Après avoir longuement mis en lumière les funestes conséquences du naturalisme, tant sur le plans social, spirituel que religieux, Léon XIII présente enfin ce qu’il convient de faire pour réduire l’influence de la Franc-maçonnerie :
“Notre devoir est de Nous appliquer à trouver des remèdes proportionnés à un mal si intense et dont les ravages ne se sont que trop étendus. Nous le savons : notre meilleur et plus solide espoir de guérison est dans la vertu de cette religion divine que les francs-maçons haïssent d’autant plus qu’ils la redoutent davantage. Il importe donc souverainement de faire d’elle le point central de la résistance contre l’ennemi commun. Aussi, tous les décrets portés par les Pontifes romains, Nos prédécesseurs, en vue de paralyser les efforts et les tentatives de la secte maçonnique, toutes les sentences prononcées par eux pour détourner les hommes de s’affilier à cette secte ou pour les déterminer à en sortir, Nous entendons les ratifier à nouveau, tant en général qu’en particulier. Plein de confiance à cet égard dans la bonne volonté des chrétiens, Nous les supplions, au nom de leur salut éternel, et Nous leur demandons de se faire une obligation sacrée de conscience de ne jamais s’écarter, même d’une seule ligne, des prescriptions promulguées à ce sujet par le Siège apostolique.”(Humanum Genus, 1884).
“En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu’elle est.”
Cette déclaration est suivie d’une sainte exhortation à la prière :
“A une si violente attaque doit répondre une défense énergique. Que les gens de bien s’unissent donc, eux aussi, et forment une immense coalition de prière et d’efforts. En conséquence, Nous leur demandons de faire entre eux, par la concorde des esprits et des coeurs, une cohésion qui les rendent invincibles contre les assauts des sectaires. En outre, qu’ils tendent vers Dieu des mains suppliantes et que leurs gémissements s’efforcent d’obtenir la prospérité et les progrès persévérants du christianisme, la paisible jouissance pour l’Eglise de la liberté nécessaire, le retour des égarés au bien, le triomphe de la vérité sur l’erreur, de la vertu sur le vice. Demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu, de se faire notre auxiliaire et notre interprète. Victorieuse de Satan dès le premier instant de sa conception, qu’Elle déploie sa puissance contre les sectes réprouvées qui font si évidemment revivre parmi nous l’esprit de révolte, l’incorrigible perfidie et la ruse du démon. Appelons à notre aide le prince des milices célestes, saint Michel, qui a précipité dans les enfers les anges révoltés; puis saint Joseph, l’époux de la Très Sainte Vierge, le céleste et tutélaire patron de l’Église catholique et les grands apôtres saint Pierre et saint Paul, ces infatigables semeurs et ces champions invincibles de la foi catholique. Grâce à leur protection et à la persévérance de tous les fidèles dans la prière, Nous avons la confiance que Dieu daignera envoyer un secours opportun et miséricordieux au genre humain en proie à un si grand danger.” (Humanum Genus, 1884).
Conclusion
On le voit il ne convient pas de prendre à la légère la menace que représente la secte maçonnique, la “Synagogue de Satan” selon Pie IX. Au moment où les forces du mal semblent livrer un combat acharné contre l’Eglise, plus que jamais le rappel des déclarations de Léon XIII s’imposent afin que la secte soit révélée pour ce qu’elle est : une entreprise ténébreuse au service de la haine envers la religion catholique.
LETTRE ENCYCLIQUE DE S. S. LE PAPE LÉON XIII
CONDAMNANT LE RELATIVISME PHILOSOPHIQUE ET MORAL
DE LA FRANC-MAÇONNERIE
Donné à Rome, près Saint Pierre, le 20 avril 1884.
APPEL A SAINT MICHEL ARCHANGE
Léon XIII, écrivit le texte d’un petit exorcisme, dit de Léon XIII, prière qu’il rédigea à la suite d’une extase durant laquelle il entendit Satan lui demander 100 ans à Jésus-Christ pour détruire l’Église catholique, ce que Jésus lui accorda. Cette prière peut être récitée en privé par tous les fidèles : laïcs, consacrés et ministres du culte. Il s’agit alors d’une prière de délivrance. Il est nécessaire d’être en état de grâce pour la réciter ; il est aussi fortement recommandé d’avoir assisté à la messe et d’avoir communié. On peut réciter cet exorcisme dans les cas suivant : obsession, infestation, dépendance, souffrance et vexation.
EXORCISME
CONTRE SATAN ET LES ANGES REBELLES
publié par l’ordre du Souverain Pontife Léon XIII
Pour accéder au texte complet de L’exorcisme de Léon XIII,
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