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"La reprise est là". Un mois après cette déclaration de Fançois Hollande le 14 juillet dernier, le mois de juillet se révèle être en réalité le pire en terme d'impayés de salaires. Le montant des avances de salaire de l'AGS s'est élevé en juillet à un niveau record de 228,8 millions d'euros. Au plus fort de la crise, en 2009, cette somme n'avait pas dépassé 212 millions d'euros par mois.
Reprise ou pas reprise? Malgré le rebond inattendu de la croissance au deuxième trimestre grâce à une météo plus froide, certains signaux économiques avancés font froid dans le dos.
Des statistiques de l'Association de garantie des salaires (AGS), organisme géré par le régime d'assurance-chômage, qui permet de payer les employés quand leur entreprise, en redressement, en liquidation ou en procédure de sauvegarde, montrent que ce système, n'a plus un sou en caisse.
Le montant des avances de salaire de l'AGS s'est ainsi élevé, en juillet, au niveau record de 228,8 millions d'euros. Un chiffre provisoire et inquiétant… Au plus fort de la crise, en 2009, cette somme n'avait pas dépassé 212 millions d'euros par mois.
«À notre niveau, nous ne voyons pas franchement d'éclaircie, et encore moins d'inversion de tendance», résume Thierry Méteyé, directeur général de l'organisme.(1)
Le montant d'avances de salaires payées par le régime de garantie
des salaires AGS, culminant à 1,3 milliard, a progressé de 4% par apport à 2012, sur les 7 premiers mois de l'année...
En cause ? La hausse continue de nouvelles affaires qui a bondi de 4,2 % par
rapport à la même période en 2012, et qui s'élevait à 17 069 fin juillet.
De juin 2012 à juin 2013, sur un
an, le montant des avances s'établissait à près de 2,1 milliards d'euros, soitune hausse annuelle de 5,3%.
Ces données indiquent qu'il n'y a «pas de fléchissement» dans les nouvelles affaires de défaillances ou de sauvegarde des entreprises. (2)
Sources :